Le document est une proposition de postulat déposée au GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève le 18 juin 2024, signée par plusieurs députés. Il aborde la question de l'égalité dans la santé, en mettant l'accent sur l'importance de prendre en compte l'effet du genre et du sexe dans la recherche médicale. Les considérations principales incluent : - La persistance du sexisme et des discriminations dans le domaine de la santé. - La sous-représentation des femmes dans la recherche médicale, tant en tant qu'autrices que sujets d'études, entraînant des lacunes dans la connaissance des risques pour leur santé (ex. : posologies inadaptées, symptômes mal interprétés). - La négligence des problèmes de santé spécifiques aux femmes, comme l'endométriose, ainsi que l'impact négatif sur la prise en charge des hommes pour des pathologies féminines (ex. : dépression, ostéoporose). - Le rapport du Conseil fédéral du 15 mai 2024, en réponse au postulat 19.3910, souligne les inégalités liées au sexe et au genre dans la recherche médicale et les soins en Suisse. Le postulat demande au Conseil d'État d'étudier : 1. L'inclusion de l'effet du genre et du sexe dans les études de santé à l'Université de Genève (UNIGE), à la Haute école de santé (HEdS) et aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). 2. La proportion de femmes parmi les auteurs de ces études, notamment en tant que premières et dernières autrices, et la corrélation entre le genre de l'auteur et la prise en compte de l'effet du genre et du sexe. 3. Les mesures prises pour intégrer ces variables dans la formation et les soins pour garantir une prise en charge égalitaire. Le document souligne que la sous-représentation des femmes dans les études cliniques a des conséquences graves, notamment un dépistage tardif des maladies cardiovasculaires, qui sont la première cause de décès en Suisse. Bien que les femmes aient moins d'infarctus du myocarde, elles en meurent plus, en raison d'un manque de connaissances sur leurs symptômes spécifiques. Il est recommandé que le genre et le sexe soient systématiquement considérés comme variables indépendantes dans les études et que des stratégies soient mises en place pour intégrer ces aspects dans la formation des professionnels de la santé. Le rapport du Conseil fédéral préconise également de sensibiliser les institutions de recherche à la nécessité de mener des études tenant compte du sexe et du genre, ainsi que d'améliorer l'application des lignes directrices existantes. Le canton de Genève a un rôle crucial à jouer pour encourager cette prise en compte, afin d'assurer un meilleur diagnostic et traitement des femmes. Le postulat appelle à documenter la représentation des femmes parmi les auteurs d'études et à examiner les biais sexistes et les inégalités de genre dans la formation et les soins.