Le document est un rapport du Conseil d'État de Genève au Grand Conseil concernant la pétition "Ne touchez pas à nos offices postaux de Meyrin-Village et de l’aéroport de Cointrin", déposée le 12 novembre 2025, suite à l'annonce de la fermeture de ces offices par La Poste le 29 octobre 2024. La pétition, signée par 717 personnes, exprime la colère des usagers locaux et souligne l'importance de ces services pour la population meyrinoise et le développement économique local. Le Conseil d'État rappelle son engagement envers un service public de qualité et souligne que la loi fédérale sur la poste (LPO) et l'ordonnance fédérale sur la poste (OPO) définissent les exigences de desserte. Selon l'article 33, alinéa 4 OPO, 90% de la population doit avoir accès aux services postaux dans un rayon de 20 minutes à pied ou par transports publics, et 30 minutes pour les services à domicile. L'article 33, alinéa 5bis OPO stipule qu'un point d'accès doit être garanti dans les zones urbaines dépassant 15 000 habitants ou emplois. Le Conseil d'État précise qu'il ne se positionne pas formellement sur la fermeture d'un office postal, mais que La Poste doit consulter les autorités communales avant toute fermeture. Si aucun accord n'est trouvé, les communes peuvent saisir la Commission fédérale de la poste (PostCom). Le dialogue avec La Poste doit se poursuivre pour suivre l'évolution du réseau postal à Genève. Au 1er septembre 2025, Genève compte plus de 37 offices postaux, 24 en partenariat, 12 secteurs avec service à domicile, 15 automates à colis, 12 points de service et 6 points clientèle commerciale, avec un taux d'accessibilité de 99,4% en 2024, l'un des plus élevés en Suisse. Concernant Meyrin, des projets de transformation des offices en filiales en partenariat sont en cours. Pour Meyrin 2, la transformation est prévue pour fin 2025 ou début 2026, et pour l'aéroport, elle est en cours d'élaboration pour 2026, avec le soutien de la direction de l'Aéroport international de Genève. La Poste a assuré que ces transformations n'affecteraient pas l'emploi. Le Conseil d'État ne peut approuver de fermeture ou transformation sans accord des autorités communales. Le rapport se conclut par une invitation à prendre acte des informations fournies.