### Résumé du document législatif 1. **Titre et référence exacte du projet de loi/document législatif** Initiative populaire cantonale 201 « Garantir la souveraineté : Non aux frontaliers dans les postes stratégiques de l'Etat ! » (IN 201-A). 2. **Objectif principal** L'initiative vise à modifier la loi générale relative au personnel de l’administration cantonale, du pouvoir judiciaire et des établissements publics médicaux, afin d'empêcher les personnes frontalières (titulaires d’un permis G) d'accéder à des postes liés à l’exercice de la puissance publique et à la sauvegarde des intérêts de l’Etat. 3. **Modifications législatives proposées et leur portée** L'initiative propose l'introduction d'un nouvel article 3A dans la LPAC, stipulant que les membres du personnel impliqués dans des activités d’exercice de la puissance publique doivent être de nationalité suisse ou résidents dans le canton de Genève avec une autorisation d’établissement (permis C). Les fonctions concernées sont à examiner au cas par cas, et une disposition transitoire accorde un délai d'un an aux personnels non conformes pour se conformer aux nouvelles exigences. 4. **Discussions ou avis exprimés dans le document (majorité/minorité)** Le Conseil d’Etat, dans son rapport, conclut que l'initiative n'est pas nécessaire ni opportune, en raison de la pénurie annoncée de personnel et de l'existence de réglementations déjà en place qui favorisent l'emploi de personnes de nationalité suisse. Il recommande de ne pas prendre en considération l'initiative sans opposer de contreprojet. 5. **Implications principales de ce projet** L'initiative pourrait restreindre le bassin de recrutement pour les postes publics, ce qui est jugé peu opportun dans le contexte de pénurie de personnel. De plus, elle pourrait nuire à l'attractivité des emplois publics dans la région frontalière du Grand Genève. Le Conseil d’Etat souligne que les lois existantes sont suffisantes pour garantir une préférence pour les personnes de nationalité suisse et/ou domiciliées en Suisse.