### 1. Titre et référence **Titre :** Projet de loi 12574-B **Référence :** PL 12574-B, modifiant la loi sur la gestion administrative et financière de l’Etat (LGAF) (D 1 05) (Maîtrise des charges) ### 2. Objectif principal L'objectif principal du projet de loi 12574-B est d'introduire des règles de maîtrise des charges dans le budget de fonctionnement de l'Etat, afin de limiter l'augmentation des charges en fonction de la variation de la population cantonale. ### 3. Modifications législatives proposées et leur portée - **Article 12A (nouveau)** : - Le budget de fonctionnement ne peut présenter un excédent de charges que si l'augmentation totale des charges, hors charges contraintes, n'excède pas la variation annuelle de la population en pourcentage. - Possibilité de dérogation par le Grand Conseil, avec une augmentation maximale des charges de 1% par rapport au dernier budget. - Exemptions pour les charges dues à des événements extraordinaires et pour les transferts entre collectivités compensés par des variations de revenus fiscaux. - **Article 68, lettre e (nouvelle)** : - Pas d'excédent de charge au sens de l'article 12A si le déficit budgétaire admissible est respecté. - **Modification à la LRGC (Article 137, al. 5)** : - Adoption de dérogations à l'article 12A requiert une majorité des deux tiers du Grand Conseil. ### 4. Discussions ou avis exprimés dans le document - **Rapport de majorité** : Présenté par Jacques Béné, il résume les débats en commission et les amendements proposés. - **Rapports de minorité** : Comprend des avis critiques de Caroline Marti, Sandro Pistis et Marjorie de Chastonay, soulignant des préoccupations sur les impacts des projets de loi sur les services publics et l'emploi. - **Auditions** : Des représentants syndicaux ont exprimé des inquiétudes concernant la limitation des charges, qui pourrait nuire à la capacité de l'Etat à répondre aux besoins croissants de la population, notamment en matière de personnel et de services. ### 5. Implications principales de ce projet - La mise en œuvre de ces modifications pourrait restreindre la capacité de l'Etat à engager du personnel et à répondre à des besoins croissants, notamment dans les domaines de la santé, de l'éducation et de l'aide sociale. - Les syndicats craignent que ces lois ne conduisent à une précarisation de l'emploi et à une dépendance accrue du secteur public vis-à-vis du secteur privé pour certaines prestations. - Les préoccupations portent également sur la définition floue des événements extraordinaires et sur la gestion des charges contraintes, qui pourraient affecter la qualité des services publics.