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Statut: Traité

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Résumé

### 1. Titre et référence exacte du projet de loi/document législatif **Titre :** Projet de loi 13672-A **Date de dépôt :** 16 septembre 2025 ### 2. Objectif principal L'objectif principal du projet de loi est d'ouvrir un crédit d'investissement de 275 500 000 francs pour la construction de patinoires et la requalification de l'espace public sur le site du Trèfle-Blanc de la Ville de Lancy, ainsi que d'autoriser la Fondation des parkings à financer la construction d'un parc relais de 928 places voitures et 244 places motos sur le même site. ### 3. Modifications législatives proposées et leur portée - **Article 1 :** Ouverture d'un crédit d'investissement de 275 500 000 francs pour la construction des patinoires et la requalification de l'espace public. - **Article 2 :** Planification financière avec répartition du crédit en tranches annuelles à partir de 2026. - **Article 3 :** Déclaration des travaux d'utilité publique. - **Article 4 :** Prévision d'une subvention fédérale de 4 000 000 francs. - **Article 6 :** Autorisation à la Fondation des parkings de financer la construction du parc relais à hauteur de 98 788 000 francs. - **Article 7 :** Autorisation au Conseil d'Etat de garantir le remboursement d'emprunts jusqu'à 74 091 000 francs en faveur de la Fondation des parkings. - **Article 10 :** Soumission de la loi aux dispositions de la loi sur la gestion administrative et financière de l’Etat. ### 4. Discussions ou avis exprimés dans le document (majorité/minorité) Le rapport mentionne des discussions sur la nécessité de la nouvelle patinoire, soulignant la vétusté de l'ancienne patinoire des Vernets et le besoin d'infrastructures sportives à Genève. Des questions ont été soulevées concernant la mobilité, le coût de certaines infrastructures, et la pertinence du choix du site du Trèfle-Blanc par rapport à d'autres options comme Palexpo. Les réponses des responsables du projet ont défendu le choix du site et la planification des infrastructures. ### 5. Implications principales de ce projet - **Infrastructures sportives :** Amélioration de l'offre sportive à Genève avec la construction de nouvelles patinoires. - **Mobilité :** Création d'un parc relais pour améliorer l'accès et réduire le déficit de places de stationnement, avec des aménagements favorisant la mobilité active. - **Financement :** Mise en place d'un modèle de financement impliquant des fonds propres et des emprunts, avec une garantie de l'Etat pour sécuriser le financement. - **Gouvernance :** Création d'une société anonyme publique pour gérer l'exploitation de la patinoire, tout en maintenant le contrôle stratégique par l'Etat.

Texte extrait

GRAND CONSEIL

de la République et canton de Genève

PL 13672-A

Date de dépôt : 16 septembre 2025

Rapport

de la commission des travaux chargée d’étudier le projet de
loi du Conseil d’Etat ouvrant un crédit d’investissement de
275 500 000 francs en vue de la construction des patinoires et de
la requalification de l’espace public sur le site du Trèfle-Blanc de
la Ville de Lancy, et autorisant la Fondation des parkings à
financer la construction du parc relais de 928 places voitures et
244 places motos, sur le même site, à hauteur de 98 788 000 francs
et instituant une garantie d’au maximum 74 091 000 francs en sa
faveur pour le financement par emprunt y relatif
Rapport de Christo Ivanov (page 4)

ATAR ROTO PRESSE – 80 ex. – 09.25

PL 13672-A

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Projet de loi
(13672-A)

ouvrant un crédit d’investissement de 275 500 000 francs en vue de la
construction des patinoires et de la requalification de l’espace public sur
le site du Trèfle-Blanc de la Ville de Lancy, et autorisant la Fondation des
parkings à financer la construction du parc relais de 928 places voitures
et 244 places motos, sur le même site, à hauteur de 98 788 000 francs et
instituant une garantie d’au maximum 74 091 000 francs en sa faveur pour
le financement par emprunt y relatif

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
décrète ce qui suit :
Art. 1

Crédit d’investissement pour la construction des patinoires et
la requalification de l’espace public du site du Trèfle-Blanc
Un crédit d’investissement de 275 500 000 francs (y compris TVA et
renchérissement) est ouvert au Conseil d’Etat en vue de la construction des
patinoires et de la requalification de l’espace public du site du Trèfle-Blanc à
Lancy.
Art. 2
Planification financière
1
Ce crédit d’investissement de 275 500 000 francs est réparti en tranches
annuelles inscrites au budget d’investissement dès 2026 sous la politique
publique D – Culture, sport et loisirs.
2
L’exécution budgétaire de ce crédit est suivie au travers d’un numéro de
projet correspondant au numéro de la présente loi.
Art. 3
Utilité publique
Les travaux prévus à l’article 1 sont déclarés d’utilité publique.
Art. 4
Subvention fédérale
Une subvention fédérale, estimée à 4 000 000 de francs, est prévue. Elle est
comptabilisée sous la politique publique D – Culture, sport et loisirs.
Art. 5
Amortissement
L’amortissement de l’investissement est calculé chaque année sur la valeur
d’acquisition (ou initiale) selon la méthode linéaire et est porté au compte de
fonctionnement.

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Art. 6

Autorisation de financement d’un parking P+R sur le site du
Trèfle-Blanc
La Fondation des parkings est autorisée à financer la construction du parc relais
« P+R TREFLE BLANC » de 928 places voitures et 244 places motos, sis sur
le site dit du Trèfle-Blanc de la commune de Lancy, à hauteur de
98 788 000 francs, dont au minimum 25% sont financés par ses fonds propres
et le solde par emprunt.
Art. 7
Garantie
1
Le Conseil d’Etat est autorisé à garantir par un cautionnement simple le
remboursement d’emprunts à hauteur d’un maximum de 74 091 000 francs en
faveur de la Fondation des parkings, réalisés pour le financement de la
construction du parc relais.
2
Le montant effectif de ce cautionnement est mentionné en pied du bilan de
l’Etat de Genève.
Art. 8
Appel de la garantie
Un appel de la garantie donne lieu à un arrêté du Conseil d’Etat publié dans la
feuille d’avis officielle.
Art. 9
Rémunération de la garantie
Cette garantie fait l’objet d’une rémunération inscrite chaque année dans la loi
établissant le budget administratif de l’Etat de Genève.
Art. 10
Loi sur la gestion administrative et financière de l’Etat
La présente loi est soumise aux dispositions de la loi sur la gestion
administrative et financière de l’Etat, du 4 octobre 2013.

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Rapport de Christo Ivanov
La commission des travaux, qui a été présidée par M. Grégoire Carasso, a
siégé lors de deux séances, les 2 et 9 septembre 2025.
Ont assisté aux séances : M. Stefano Gorgone, secrétaire scientifique,
SGGC ; M. Mathias Bapst, responsable du budget des investissements, DF.
Le procès-verbal a été tenu avec précision par M. Nicola Martinez.
Que toutes ces personnes soient ici remerciées.
Séance du mardi 2 septembre 2025
Présentation du projet
DCS : M. Thierry Apothéloz, conseiller d’Etat, M. Nicolas Kerguen,
secrétaire général adjoint, M. Vincent Scalet, chef du service cantonal du
sport, et M. Sébastien Reymond, chef de projet
DT : M. Sandro Simioni, directeur OCBA, et M. Etienne Favey,
ingénieur chef de projet en concept énergétique, OCBA-DIE
DSM : M. Olivier Caumel, directeur de service de la région sud et est, et
M. Patrick Boitouzet, ingénieur
Architecte mandataire : M. Frank Herbert
M. Apothéloz rappelle que ce projet est porté conjointement par trois
départements. Il souligne l’importance de démontrer qu’un tel travail est
possible et réalisable au sein de l’Etat de Genève grâce à une collaboration
interdépartementale de qualité. La vétusté de la patinoire des Vernets est une
réalité qui a conduit, il y a quinze ans déjà, à reprendre le dossier d’une
nouvelle patinoire. Le rapport entre le nombre d’habitants et les surfaces
disponibles démontre la carence actuelle à Genève. L’intérêt est double : la
patinoire constitue à la fois un enjeu sportif, notamment pour le hockey, et un
levier d’incitation à la pratique sportive.
Il rappelle que cette mission est cantonale, la loi confiant la compétence
exclusive à l’Etat pour la gestion du Stade de Genève ainsi que de la future
patinoire du Trèfle-Blanc, laquelle figure explicitement dans la LRT-3. Le
projet s’inscrit dans un quartier, d’où l’importance de la Ville de Lancy dans
son évolution.
Sur le plan historique, il rappelle que l’idée d’une nouvelle patinoire
remonte à 2010. En 2011, le site du Trèfle-Blanc a été retenu, ce qui a permis
l’acquisition rapide des parcelles nécessaires. Entre 2012 et 2019, plusieurs
tentatives d’investissement ont échoué. Dès lors, le Conseil d’Etat a décidé de

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reprendre le projet à zéro, en reconfigurant sa nature : un investissement public
pour la construction, associé à un partenariat public-privé pour l’exploitation.
En 2020, des éléments essentiels ont été actés : une patinoire principale, une
secondaire (8500 places d’accueil au total), ainsi qu’un bâtiment d’activités
destiné à assurer un rendement économique. Sur cette base, le programme a
été calé et l’appel d’offres lancé.
Le parlement a déjà accordé un crédit d’étude, permettant le concours et,
aujourd’hui, le dépôt du projet de loi en 2025, parallèlement à la demande
d’autorisation de construire déposée auprès du département du territoire.
M. Simioni rappelle que le projet lauréat a été présenté en mars 2024. Les
mandataires sont : Architecht SA (bureau genevois), Chabanne Architectes,
Ingeni SA, WSP-BG, Oxalis Sàrl, ainsi que les ingénieurs Team+ mobilité et
RR&A SA. Il cède ensuite la parole à l’architecte lauréat.
M. Herbert remercie la commission de l’opportunité de présenter ce projet.
Il insiste sur l’emplacement stratégique : proche de la sortie d’autoroute et de
la gare de Lancy-Bachet. Le bâtiment d’activités sera situé à gauche du tracé
du tram, avec un parking sous la patinoire. Le projet s’insère de manière très
serrée, nécessitant de déplacer la boucle du tram qui empiète actuellement sur
la parcelle. La patinoire principale sera couverte d’un dôme avec toiture
végétalisée. L’entrée du parking se fera côté Lancy-Bachet. Un pavillon
d’entrée, donnant accès à la patinoire secondaire par un patio, intégrera
également une petite garderie afin d’animer le site en dehors des jours de
match.
Malgré l’espace restreint, le projet intègre 203 arbres. Le rez-de-chaussée
comprendra l’entrée principale, un restaurant, des aires de jeux et des bancs.
Le hall central donnera accès aux gradins via deux circulations principales. Au
premier étage se trouvera une zone événementielle, comprenant des loges et
un restaurant ouvert lors des matchs. A l’étage supérieur, le grand public
pourra accéder à des gradins supplémentaires. Trois niveaux de parking
(900 voitures et 250 deux-roues) seront aménagés en sous-sol, avec une
conception structurelle optimisée pour simplifier les descentes de charge. La
patinoire secondaire se situera sous le parvis. Les structures de toiture et de
façade seront principalement en bois, seules les finitions extérieures étant en
aluminium recyclé afin de réduire les coûts d’entretien.
M. Simioni précise que l’illustration projetée est celle qui représente le plus
fidèlement le projet. Les deux surfaces de glace seront situées au même niveau
et la structure supportera également l’esplanade, particularité qui résulte de
l’exiguïté du site et qui implique une complexité technique importante.

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M. Boitouzet présente ensuite les aspects liés à la mobilité et aux
infrastructures. Le parking-relais de 928 places, prévu sous la patinoire, est en
planification depuis 2007-2010 et figure aujourd’hui dans le plan d’action du
stationnement 2024-2028 qui prévoit la création de 2500 places sur l’ensemble
du canton. Ce projet constitue donc une opportunité significative pour réduire
le déficit de places de stationnement. La localisation du site, avec une
connexion directe à l’autoroute, est un atout majeur. Des efforts particuliers
ont par ailleurs été réalisés pour favoriser la mobilité active puisque toute
l’esplanade lui sera réservée. L’objectif affiché pour les événements est de
diviser par deux la part de la voiture et de doubler celle des transports publics.
Plusieurs aménagements sont prévus : le déplacement de la boucle du tram,
indispensable au fonctionnement des lignes 12 et 18, le déplacement du
giratoire du Sapey d’une dizaine de mètres afin de sécuriser les mobilités
actives, ainsi que la création d’un chemin du Trèfle-Blanc exclusivement
réservé aux piétons et aux cyclistes. Les besoins futurs de la parcelle ont
également été intégrés afin d’éviter toute saturation des accès à l’autoroute et
aux quartiers voisins. A cela s’ajoutent la création de 500 places de
stationnement pour vélos en surface, la mise en place d’un concept de gestion
du trafic avec des incitations au recours aux transports publics en partenariat
avec les TPG, et un système de signalisation dynamique destiné à orienter les
spectateurs vers d’autres parkings disponibles. L’évacuation des terres par le
rail est aussi à l’étude.
M. Simioni poursuit en présentant le tableau financier récapitulatif.
Environ 253 millions de francs sont dévolus aux deux patinoires, le reste du
budget étant destiné aux éléments connexes et indispensables à l’ensemble du
dispositif.
M. Apothéloz aborde ensuite la question de la gouvernance. Alors que le
projet initial prévoyait une fondation, sur le modèle du Stade de Genève, la
solution retenue est désormais la création d’une société anonyme en mains
publiques, ce qui nécessitera un projet de loi.
M. Reymond explique que les travaux relatifs à la gouvernance et à
l’exploitation se sont déroulés en deux phases. La première, entamée il y a
quatre ans, a consisté à accompagner les architectes dans la planification, en
étroite concertation avec les utilisateurs, notamment le GGSHC. Cette
démarche, renforcée par le recours à des bureaux externes, a permis de
concevoir un projet pensé pour être exploitable de manière optimale. La
deuxième phase, encore en cours, concerne l’organisation.
Les objectifs fixés, repris dans l’exposé des motifs, sont le maintien du
contrôle stratégique par l’Etat, la garantie de la pérennité et de la modernité de

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l’infrastructure sur le long terme, ainsi que l’atteinte d’un équilibre financier,
l’intention claire étant que l’Etat ne doive pas injecter de fonds
supplémentaires dans le modèle de gouvernance. Le modèle imaginé repose
sur trois niveaux : l’Etat resterait propriétaire de l’actif, une société anonyme
publique jouerait le rôle de gestionnaire et différentes entités opérationnelles
assureraient la vie quotidienne de la patinoire.
M. Simioni conclut en présentant les prochaines étapes du calendrier.
L’autorisation de construire devrait être obtenue en 2026, ce qui permettrait de
lancer le chantier du P+R la même année. Le chantier de la patinoire
proprement dit débuterait en 2027, suivi des travaux extérieurs en 2029, pour
une mise en service prévue en 2030.
Une commissaire (S) demande s’il serait possible de disposer d’un planmasse élargi intégrant la vision du développement global du secteur, avec les
bâtiments projetés même lorsqu’ils font encore l’objet de discussions, afin de
mieux insérer la patinoire dans un territoire en mutation. Elle interroge
également les porteurs du projet sur l’argument, déjà avancé par certains
opposants, selon lequel une implantation à Palexpo aurait été préférable, et
souhaite savoir quelle est la réponse à apporter face à ce type de proposition.
M. Simioni répond que, pour la première demande, des documents
complémentaires seront sollicités auprès de l’office de l’urbanisme et transmis
au secrétariat de la commission. Concernant Palexpo, il considère ce
raisonnement simpliste, rappelant que Palexpo dispose de son autonomie et
qu’une telle infrastructure est totalement inadaptée à une reconversion en
patinoire, même si, par sa forme, elle pourrait rappeler certaines patinoires
suisses.
M. Apothéloz complète en précisant que la seule halle potentiellement
disponible, la halle 7, ne présente pas la surface suffisante pour accueillir une
patinoire professionnelle et ne permettrait pas l’installation d’une deuxième
glace. En outre, Palexpo joue un rôle stratégique pour Genève en tant qu’outil
de promotion et de rayonnement, accueillant des salons, des foires ou encore
les Automnales. Y renoncer reviendrait à se priver de ces opportunités. Le
choix du site du Trèfle-Blanc a donc été effectué en 2011, sur la base d’une
étude approfondie, et s’est révélé être l’option la plus réaliste.
Un commissaire (UDC) formule trois questions. La première concerne la
mobilité : la boucle du tram, dont le déplacement représente un coût d’environ
10 millions de francs, serait conservée alors qu’elle a été construite à l’origine
pour les anciens trams, qui ne seront plus utilisés. Il demande si une solution
alternative, telle qu’une diagonale permettant un retournement des convois
comme cela se pratique dans le domaine ferroviaire, a été étudiée. Sa deuxième

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question porte sur l’évacuation des terres par rail et leur lieu de destination.
Enfin, il souhaite savoir si le recours au naming est envisagé comme levier
d’équilibre financier dans le futur modèle d’exploitation de la société
anonyme.
M. Boitouzet indique qu’un plan de circulation des trams a été élaboré et
que les lignes 12 et 18 continueront à effectuer leur retournement sur ce site.
La boucle de Carouge n’est plus utilisée, tandis qu’aux Palettes, l’espace
disponible est insuffisant. Ce besoin n’est donc pas lié aux anciens trams, mais
à la nécessité de maintenir un dispositif permettant aux convois de faire demitour, au minimum pour une ligne, et probablement pour deux.
M. Caumel précise, en complément, que deux lignes de bus doivent
également effectuer leur retournement à cet endroit, avec des rayons de
giration adaptés à la boucle. Celle-ci a été déplacée symétriquement, en face,
afin de dégager un véritable espace public et d’offrir une entrée digne de la
future patinoire. Les réflexions menées sur une éventuelle convergence des
lignes 12 et 18 avec les terminus des lignes 15 et 17 ont rapidement montré
que cela transformerait le site en une gare de triage totalement inadaptée.
S’agissant de la mobilité routière, un pont latéral à l’est avait été envisagé, mais
il est aujourd’hui interdit aux véhicules de plus de 28 tonnes à la suite d’un
incendie survenu il y a quelques années. Au vu de l’ambitieux calendrier, l’Etat
de Genève reprendra cette réflexion d’ici à la fin de l’année, les frais étant
ensuite remboursés par la Ville de Lancy.
M. Herbert répond à la deuxième question relative à l’évacuation des terres.
Il rappelle que cette opération relève d’un marché public et qu’il est donc
impossible d’imposer une destination précise pour les déblais. Des
prospections ont néanmoins identifié un site du côté d’Aigle, et les entreprises
appelées à soumissionner s’équiperont pour ce transfert. Le planning prévoit
l’acheminement des camions électriques jusqu’à La Praille, et il estime peu
probable que des propositions visant à exporter les matériaux vers la France
soient retenues.
Un commissaire (UDC) s’interroge sur l’état du bâti existant, demandant si
des démolitions sont prévues et si toutes les questions de propriété foncière ont
été réglées.
M. Simioni indique que le volume concerné est faible et qu’il s’agit de peu
de choses.
M. Apothéloz confirme que l’ensemble des accords nécessaires a d’ores et
déjà été trouvé.
Un commissaire (PLR) exprime le soutien de sa formation au projet. Il
souhaite toutefois des précisions sur les coûts d’exploitation, évoqués à hauteur

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de 4 millions, et demande si un budget prévisionnel de la future société
anonyme, dotée d’un capital initial de 6 millions, est disponible. Il questionne
également la participation de la Ville de Lancy, notamment concernant
l’entretien du parvis, et veut savoir si cette commune contribuera
financièrement à la construction ou si son rôle se limitera à l’usage et à la
maintenance.
M. Apothéloz répond que, pour l’instant, un équilibre a été trouvé avec la
Ville de Lancy, qui ne participera pas à la construction, mais qui interviendra
dans l’exploitation. Il y a un intérêt particulier à ce qu’elle entretienne la glace
principale. Toutefois, rien n’est encore définitivement arrêté : la priorité est de
lancer la construction, puis d’affiner le modèle d’exploitation. C’est la raison
pour laquelle il ne peut pas encore préciser le budget de la société anonyme,
celui-ci dépendant en partie de la répartition des charges avec le GSHC. Tous
ces éléments seront intégrés dans le projet de loi portant création de la société
anonyme.
M. Reymond revient sur l’évaluation des 4 millions de francs mentionnés
plus tôt. Ce montant correspond, explique-t-il, à l’ensemble des charges de
personnel, à l’acquisition des véhicules nécessaires à l’exploitation, ainsi
qu’aux dépenses liées à l’eau, à l’énergie, aux fournitures et aux services
extérieurs du bâtiment.
Un commissaire (PLR) demande alors une précision sur la future société
anonyme. Dans le projet de loi, il est indiqué qu’une projection a été établie
afin d’assurer son démarrage. Il souhaite savoir ce que recouvre exactement
cette projection.
M. Apothéloz répond que ce travail est en cours, mais qu’aucun élément
n’est encore figé et qu’il ne peut donc pas transmettre de chiffres définitifs.
L’exercice mené consistait à imaginer une patinoire capable de s’autofinancer
suffisamment pour assurer sa pérennité.
Un commissaire (PLR) revient sur la question du montage initial, rappelant
que le projet a été présenté comme un partenariat public-privé et observant
qu’il apparaît désormais comme essentiellement cantonal.
M. Apothéloz rectifie : le partenariat public-privé subsiste, mais
uniquement pour l’exploitation. La construction, elle, relève intégralement du
financement public.
Un commissaire (LC) s’intéresse pour sa part aux choix architecturaux. Il
relève la mention de structures en bois et souhaite savoir d’où proviendra ce
matériau. Il demande également si la toiture du dôme sera effectivement
végétalisée.

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M. Herbert répond que la provenance exacte du bois n’est pas encore
déterminée, mais qu’une exigence de bois suisse sera posée. Le dôme principal
sera recouvert de panneaux solaires, tandis que sa périphérie et les terrasses
seront réalisées en toitures plates végétalisées.
Un commissaire (LC) reprend la parole pour évoquer la question plus large
de l’exploitation et de la gouvernance. Il relève que l’option d’une société
anonyme publique a été choisie et il demande si elle sera intégralement détenue
par des acteurs publics. Il rappelle le précédent du Stade de Genève et insiste
sur l’importance d’éviter de reproduire un modèle qui a posé des difficultés. Il
souhaite savoir si l’hypothèse d’une structure d’exploitation tripartite, canton,
club et commune, est définitivement acquise, et comment réagissent les
partenaires concernés.
M. Apothéloz précise que le modèle d’exploitation figure dans le projet de
loi et qu’il a été présenté tant au GSHC qu’à la Ville de Lancy. Chacun procède
à ses propres calculs, mais l’équilibre dépendra en grande partie de la fixation
du loyer. La question du naming, par exemple, reste ouverte. Si le club
recherche un partenaire et conclut un accord, le produit lui reviendra ; si c’est
le canton qui s’en charge, les recettes iront à la société anonyme et permettront
éventuellement de réduire le loyer.
Des points restent encore à clarifier, notamment sur la possibilité de confier
à un même acteur la gestion de la patinoire et des espaces de restauration.
L’objectif central est que la société anonyme couvre ses frais, quel que soit le
montage retenu.
A la question de savoir si la société sera uniquement cantonale,
M. Apothéloz répond qu’elle pourrait aussi associer la Ville de Lancy, mais
qu’en tout état de cause elle restera détenue par des acteurs publics. Il ajoute
que la question du devenir de la patinoire des Vernets a été soulevée, et il passe
la parole à M. Kerguen.
M. Kerguen indique que des démarches ont été entreprises auprès de la
Ville de Genève, qui a confirmé que les installations des Vernets continueront
à être exploitées après le départ du Genève-Servette. Elles accueilleront
notamment les équipes juniors, la section féminine, le patinage artistique, les
écoles et le public. Des créneaux supplémentaires seront attribués à ces acteurs
afin de répondre à la demande. La Ville prévoit par ailleurs de rénover le site
sur le plan énergétique, avec une étude en cours portant sur l’installation de
panneaux photovoltaïques sur le toit de la patinoire et de la piscine.
M. Apothéloz annonce qu’un e-mail de la Ville de Genève sera transmis à
la commission.

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Un commissaire (LJS) demande quant à lui à obtenir le plan de mobilité
détaillé pour la phase de chantier et pour la mise en service, avec une attention
particulière portée aux incidences sur l’accès aux zones industrielles et au
périmètre du PAV.
M. Boitouzet répond que l’ensemble des schémas de circulation figurera
dans la demande d’autorisation de construire.
Le président souligne l’importance de disposer, en commission, des
documents de simulation sur l’impact du trafic pendant les travaux ainsi que
d’une vision élargie de l’aménagement, et demande que ces compléments
soient transmis.
M. Caumel ajoute enfin, pour répondre à une inquiétude exprimée, que le
P+R actuel de l’Etoile a vocation à disparaître et que celui du Trèfle-Blanc en
reprendra la fonction.
Audition du Genève-Servette Hockey Club (GSCH)
M. Philippe Baechler, président
Mme Yasmine Firmenich Luginbühl, administratrice membre du board
M. Marc Gautschi, directeur sportif
M. Alain Decrausaz, chargé du projet de nouvelle patinoire
M. Decrausaz remercie la commission de son accueil et présente les
membres de la délégation. Il rappelle que le Genève-Servette Hockey Club a
remporté le titre de champion suisse en 2023 et celui de champion d’Europe
en 2024. Le club repose sur une structure professionnelle regroupant entre 25
et 30 joueurs, mais aussi sur l’Académie Genève Futur Hockey qui rassemble
entre 140 et 150 jeunes. Un lien étroit existe également avec les Aiglons, qui
sont environ 240, sans oublier le secteur féminin que le club souhaite
développer. Au total, près de 400 jeunes Genevois découvrent ainsi, grâce au
GSHC, les valeurs de la persévérance et de l’esprit d’équipe.
Il souligne qu’une saison représente plus de 263 matchs à domicile et que
Genève est souvent critiquée pour la vétusté de ses infrastructures. Le projet
du Trèfle-Blanc offre, selon lui, l’opportunité de démontrer que le canton est
capable de réaliser des équipements aussi performants, voire meilleurs, que
ceux des autres villes. La collaboration entre le GSHC et l’Etat de Genève a
été excellente, chaque aspect ayant été pensé avec soin, tant en termes de
qualité, de cohérence, de sécurité que d’accessibilité. Il conclut en exprimant
la fierté du club pour ce travail commun et en remerciant l’Etat de Genève pour
l’accueil réservé à ce projet.

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M. Baechler prend la parole pour rappeler que M. Decrausaz accompagne
ce projet depuis cinq ans et qu’il en est l’expert attitré. Il se dit très satisfait de
sa contribution et souligne à son tour l’excellente collaboration entre le club et
l’Etat, qu’il remercie pour le travail accompli en faveur des sports de glace
dans le canton.
Un commissaire (Ve) interroge alors les représentants du club sur le loyer
annuel versé pour évoluer actuellement aux Vernets.
M. Baechler précise qu’il s’élève à environ 7500 francs par match, ce qui,
selon les saisons, représente entre 250 000 et 350 000 francs annuels.
Un commissaire (Ve) demande ensuite quel sera le montant du loyer prévu
au Trèfle-Blanc.
M. Baechler répond que cette question n’a pas encore été discutée, mais
que le loyer sera clairement plus élevé. Il rappelle que l’on connaît à peu près
les prix moyens pratiqués pour l’utilisation d’une patinoire moderne.
Un commissaire (Ve) s’enquiert alors de savoir si le club est rassuré à l’idée
de devoir s’acquitter d’un loyer plus important.
M. Baechler affirme que tel est bien l’objectif. Il souligne que, si l’on se
base sur des exemples comme Zurich, une nouvelle patinoire permet
généralement d’augmenter les recettes de 30 à 40%. Ce surcroît de revenus
permettra d’absorber le coût du loyer plus élevé.
Un commissaire (Ve) prend la parole pour rappeler le palmarès
impressionnant du club ces dernières décennies, obtenu malgré un contexte
difficile. Il relève toutefois les interrogations que suscite un investissement de
plusieurs centaines de millions pour une nouvelle patinoire, alors qu’une
patinoire olympique est prévue non loin, aux Cherpines. Il demande quelles
normes imposeraient la construction du Trèfle-Blanc. S’agit-il de normes
publiques ou de celles édictées par la Fédération suisse de hockey sur glace,
qui reste une organisation privée ? Il souligne qu’une telle situation revient à
faire supporter par la collectivité les exigences d’une association privée,
laquelle tire ensuite ses revenus de sponsors. Dans ce modèle, le club local
risque de devoir payer un loyer bien plus élevé à une société privée, sans
bénéficier de la souplesse actuelle avec la Ville de Genève. Il exprime ainsi ses
inquiétudes et interroge les représentants du club sur leur position.
M. Baechler répond que les règles en question sont celles de la National
League, une société anonyme dont l’ensemble des clubs de première ligue sont
actionnaires. Autrement dit, ce sont les clubs eux-mêmes qui fixent ces
normes. Il ajoute qu’au-delà de l’aspect sportif, le hockey reste un spectacle et
qu’il fonctionne sur un marché en pleine croissance, avec un fort succès en
termes de billetterie et d’abonnements. Pour lui, l’investissement se justifie

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également par l’impact sur les jeunes : voir évoluer des professionnels dans
des infrastructures modernes est une source d’inspiration. Il compare l’accueil
des jeunes joueurs à Zurich ou à Fribourg, où les installations sont modernes,
avec celui de Genève, où les Vernets, vétustes, ne permettent pas de laisser une
impression positive. Selon lui, la nouvelle patinoire doit être pensée comme
une salle de spectacle. Certes, elle sera plus chère, mais le club veut maintenir
des tarifs accessibles.
Aujourd’hui, une place aux Vernets coûte environ 18 francs, demain elle
pourrait se situer à 20 francs, comme à Zurich ou à Fribourg. Le projet n’a pas
pour but de devenir une « usine à fric », insiste-t-il, mais bien d’offrir un
meilleur confort au spectateur.
Un commissaire (UDC) intervient pour comparer le coût de la nouvelle
patinoire à ceux de Lausanne et de Fribourg, qui ont subi de plein fouet la
hausse des prix des matières premières. Il demande si le projet genevois accuse
un surcoût en comparaison.
M. Decrausaz précise que le coût du projet se situe dans la même
fourchette, avec une différence d’environ 5 millions par rapport à Lausanne. Il
estime que la planification a été performante, notamment grâce à l’optimisation
d’un terrain plus exigu que dans d’autres cantons. Selon lui, le coût initial
annoncé il y a dix ans était sous-évalué, mais le projet actuel se trouve dans
une cible réaliste et sérieuse. Il insiste sur le fait que le projet n’a rien de
luxueux. Il est conçu avant tout pour la jeunesse, avec une deuxième glace et
des locaux adaptés. Comparé aux infrastructures exceptionnelles de Zurich,
Genève ne cherche pas à rivaliser, mais propose quelque chose de bien
supérieur à la situation actuelle aux Vernets. Il reconnaît toutefois que certains
éléments, comme la boucle du tram, constituent des impondérables qui
alourdissent les coûts.
Un commissaire (UDC) s’intéresse ensuite à l’avenir de la SA qui sera
créée pour gérer la patinoire dans un modèle tripartite entre le club, l’Etat et la
Ville de Lancy. Il évoque la question du naming et demande si le club aura un
rôle moteur dans la gouvernance de la future structure.
M. Baechler répond que, bien que le club souhaiterait avoir davantage de
poids, il ne sera pas propriétaire de la patinoire, mais simple exploitant. L’Etat
restera le grand propriétaire et a proposé le modèle de la SA, que le club
accepte sans avoir réellement son mot à dire.
Un commissaire (UDC) insiste sur l’importance d’optimiser la gestion et
rappelle que c’est le club qui, au quotidien, sera en contact avec les spectateurs
et assurera l’exploitation de la patinoire.

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M. Baechler confirme que, dans le futur schéma, le club sera client de la
SA au travers d’un contrat de service. Il souligne que les discussions se
poursuivent avec l’Etat pour préciser ce cadre. En revanche, il note un
engagement concret de l’Etat sur la question du naming, dont les revenus
permettront de réduire les coûts. Il estime toutefois que ce travail de recherche
de partenariats commerciaux sera plus naturellement porté par le club, proche
de ses sponsors, que par l’Etat.
Un commissaire (LC) rappelle que l’objet du PL concerne l’investissement
pour la patinoire et le parking, mais que ce qui importe réellement sera la phase
suivante, celle du fonctionnement et de l’exploitation. Il observe que le projet
de loi mentionne une société anonyme dont l’Etat de Genève serait
l’actionnaire principal, et il demande comment cette structure pourrait
fonctionner concrètement. Il souligne que trois partenaires sont évoqués, le
club, un restaurateur et la Ville de Lancy, et souhaite connaître l’avis des
représentants du GSHC à ce sujet.
M. Baechler répond que les négociations n’en sont pas encore à ce stade. Il
précise toutefois qu’il est évident que le club ne pourra pas remplacer la Ville
de Lancy, mais qu’en tant que seul club d’élite, le GSHC aura certainement un
rôle majeur dans l’exploitation de la patinoire principale. Quant à la
restauration, le club est clairement intéressé à gérer les restaurants de la future
infrastructure. Il ajoute que, concernant le naming, le GSHC est déjà sollicité.
Plusieurs partenaires sont actuellement en concurrence et proposent des offres
de surenchère pour obtenir ce droit.
Un commissaire (PLR) s’interroge sur la qualité de l’engagement de l’Etat
de Genève autour du naming et revient au modèle d’exploitation pratiqué dans
d’autres patinoires suisses. Il demande si, dans toutes les villes, c’est le club
principal qui gère systématiquement l’exploitation.
M. Gautschi répond qu’il n’existe pas de modèle unique et cite l’exemple
de Zurich avec la Swisslife Arena. Selon lui, différents montages sont possibles
et chaque cas est particulier.
Un commissaire (PLR) demande alors des précisions sur le modèle
appliqué au Stade de Genève avec la Fondation 1890.
Mme Firmenich Luginbühl explique que la Fondation 1890 est simplement
propriétaire du club, tandis que les contrats d’exploitation sont directement
gérés par les clubs. La fondation n’intervient pas dans l’exploitation, que ce
soit pour le GSHC ou pour le Servette FC.
Revenant spécifiquement au hockey, le commissaire (PLR) souhaite savoir
quelle est la pratique actuelle au Vernets en matière d’exploitation.

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M. Baechler précise que le GSHC dispose d’un contrat de service avec la
Ville de Genève. Le club gère l’ensemble de l’exploitation, y compris les
buvettes et le restaurant principal.
Un commissaire (PLR) demande si, dans ce cadre, le GSHC bénéficie de
la priorité sur la glace principale.
M. Baechler confirme.
M. Gautschi ajoute que cette priorité découle des règlements de la National
League, qui impose des certifications garantissant un temps de glace suffisant
pour les clubs évoluant dans les ligues élites.
M. Baechler insiste sur le fait que, si la patinoire du Trèfle-Blanc ne se
réalise pas, le club risque d’avoir un sérieux problème de temps de glace pour
répondre aux exigences de la ligue. Il conclut en rappelant que si, en 2030,
Genève ne dispose pas d’une infrastructure répondant aux critères de la
National League, il ne sait pas où le GSHC pourra jouer. Aux Vernets, cela ne
sera tout simplement pas possible. Les travaux actuellement réalisés aux
Vernets ne visent qu’à répondre temporairement aux critères de la ligue pour
permettre au club de continuer à évoluer. Il confie même un certain malaise :
jusqu’à la mi-octobre, les joueurs adverses doivent encore se changer dans les
vestiaires du public, ce qui n’est pas digne d’un club de ce niveau. « J’ai un
peu honte quand je vais à la ligue », admet-il.
Un commissaire (PLR) indique que si un vote devait avoir lieu, suivi
éventuellement d’un référendum, l’une des grandes questions qui se poseraient
devant le peuple serait précisément celle de la gestion de l’exploitation. Il
s’étonne que l’Etat n’ait pas anticipé ces problèmes.
Séance du mardi 9 septembre 2025
En présence, pour le DCS, de M. Thierry Apothéloz, conseiller d’Etat, et
de M. Nicolas Kerguen, secrétaire général adjoint
Audition de la commune de Lancy
M. Damien Bonfanti, maire
Mme Corinne Gachet, conseillère administrative
M. Bonfanti remercie pour l’accueil et précise, en préambule, que cela fait
plusieurs années que la commune collabore avec l’Etat sur ce projet, dont la
discussion a commencé lors de la législature 2015-2020. Selon lui, il s’agit
d’une opportunité majeure. L’implantation de cette infrastructure se fera dans
un emplacement idéal. Elle sera parfaitement desservie par les transports
publics, avec une entrée située à 200 m de la gare, une proximité immédiate de
l’autoroute de contournement facilitant l’accès pour les véhicules, notamment

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ceux des joueurs, ainsi que le tram. En termes d’accessibilité, il estime qu’il
est impossible de faire mieux.
Il souligne également que ce projet profitera aux habitants des quartiers
environnants. Ces dernières années, plusieurs quartiers se sont développés,
notamment La Chapelle et Les Cygnes, avec une école primaire et une
population grandissante située à environ 100 m de la future patinoire. Le site
se trouve aussi à l’entrée du PAV, ce qui offre l’opportunité de créer une liaison
entre le quartier des Palettes et ceux récemment urbanisés. Actuellement, ces
nouveaux quartiers souffrent d’un manque d’équipements publics et de
commerces de proximité ; les habitants doivent souvent se déplacer pour
accéder à ces services.
Pour la commune de Lancy, en fort développement et qui devrait dépasser
les 40 000 habitants d’ici à la fin de la législature, ce projet répond à des
besoins identifiés depuis 20 ans, notamment en matière de logements et
d’infrastructures publiques.
Du côté du Grand-Lancy, il existe un déficit en divers équipements, par
exemple une bibliothèque, que la commune souhaite créer à proximité de la
patinoire. Cette bibliothèque serait intégrée dans le même bâtiment, qui
accueillera également une salle polyvalente orientée vers une utilisation
culturelle : elle pourrait accueillir 240 places assises ou 400 debout, répondant
ainsi à l’absence actuelle de salle de spectacle à Lancy. La salle pourrait aussi
être transformée en salle communale ou servir aux associations pour leurs
réunions.
M. Bonfanti insiste sur l’intérêt convergent du projet qui répond à la fois à
la demande d’une patinoire et aux besoins culturels et associatifs de la
commune. Il ajoute deux points de vigilance. Le premier concerne la passerelle
piétonne. Lors du concours d’architecture, le lauréat avait proposé d’intégrer
une passerelle traversant la route de Saint-Julien. Si au départ son utilité
semblait floue, les réflexions menées ont montré son intérêt pour permettre aux
habitants des Palettes de traverser plus facilement cette route. Il souhaite que
la passerelle soit effectivement réalisée et, si possible, construite en même
temps que le bâtiment principal, afin d’assurer une meilleure liaison piétonne.
Le second est le stationnement. Il exprime des craintes concernant l’usage
des parkings (le P+R et le parking sous la patinoire) lors des jours de match. Il
insiste sur le fait que les 900 places disponibles ne doivent pas être mises à
disposition pour ces événements, car cela provoquerait d’importants
embouteillages sur l’ensemble du réseau. Il recommande de maintenir une
vigilance et de s’engager dans la bonne direction, à savoir l’incitation forte à
l’utilisation des transports publics.

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M. Bonfanti conclut son intervention en insistant sur la nécessité de rester
vigilant afin de s’engager dans la bonne direction. Selon lui, il est essentiel de
veiller à ce que le projet privilégie clairement l’utilisation des transports
publics.
Mme Gachet prend la parole en rappelant qu’elle est conseillère
administrative depuis 2020 et qu’elle a participé à l’ensemble du concours dès
ses débuts. Elle explique que la commune a été actrice de la construction du
projet dès son origine et que les besoins ont été identifiés très tôt. Lorsqu’elle
parle d’identifier les besoins, elle précise qu’il ne s’agit pas simplement de les
formuler, mais aussi de s’engager à les financer et à en assurer l’entretien. Cela
vaut également pour l’utilisation des deux patinoires prévues ; la deuxième, en
particulier, a une vocation sociale, publique et associative.
Elle insiste sur l’intérêt qu’y voit la commune, qui promeut activement le
sport pour tous. Selon elle, il s’agit d’une prestation essentielle en matière de
santé publique, et Lancy, labellisée « commune en santé », a une responsabilité
politique d’offrir des infrastructures adaptées à la pratique du sport, aussi bien
pour les écoliers de ses onze écoles, bientôt treize avec deux nouvelles
constructions, que pour le grand public.
Elle souligne que cette patinoire ne bénéficierait pas seulement aux
habitants de Lancy mais à l’ensemble des Genevois, dans un contexte où les
espaces sportifs manquent cruellement. Consciente des coûts importants du
projet, elle réaffirme que la commune est prête à assumer la part de
financement qui correspondra à son usage. En ce qui concerne la gouvernance
future de l’équipement, elle précise que des ébauches existent déjà, mais
qu’aucun chiffre précis n’a encore été arrêté. L’engagement de la commune est
néanmoins clair, confirmé par une résolution votée à la majorité du Conseil
municipal, qui soutient la participation active de Lancy dans ce
développement.
Mme Gachet conclut en rappelant l’importance stratégique de ce pôle sportif
dans la zone : entre le stade, la porte sud et la future patinoire, il s’agit pour
Lancy d’une décision politique forte afin de mettre ces infrastructures à
disposition du public et de renforcer la cohérence de l’aménagement sportif du
territoire.
Le président remercie les intervenants pour leur présentation et ouvre la
séance aux questions.
Un commissaire (MCG) remercie de la présentation et salue le soutien de
la Ville de Lancy à la patinoire. Il interpelle sur la passerelle en demandant si
elle ne figure pas dans ce projet de loi et interroge le conseiller d’Etat sur

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l’horizon prévu pour sa réalisation. Il demande également si ce n’est pas trop
tard pour l’ajouter comme amendement au projet de loi.
M. Bonfanti répond que la passerelle est bien intégrée à la planification et
qu’elle sera construite en même temps que le futur bâtiment prévu à proximité.
Elle sera réalisée dans une deuxième phase, une fois la patinoire terminée et la
première étape du projet achevée.
M. Apothéloz confirme cette information et précise qu’il ne dispose pas
encore du montant exact.
Un commissaire (MCG) demande ensuite s’il y a des discussions en cours
avec la Fondation des parkings et s’il pourrait y avoir un conflit concernant
l’exploitation du stationnement.
M. Bonfanti explique qu’il y a eu des discussions avec la Fondation des
parkings lors du concours et qu’il n’y a pas de conflit direct. La question
principale concerne le flux important de véhicules, car les voiries du quartier
de La Chapelle sont étroites et disposent seulement de deux petits giratoires.
L’arrivée simultanée de 2000 véhicules provoquerait un engorgement. Il
comprend que certains véhicules, notamment ceux des équipes adverses,
doivent accéder au site. Le premier étage du parking sera réservé aux cars des
équipes et aux VIP, mais la majorité du parking ne devrait pas être utilisée les
jours de match afin d’éviter la saturation du quartier.
Mme Gachet explique qu’elle a, dans le cadre du programme, analysé la
situation en collaboration avec la police municipale. Elle précise qu’une
garantie a été donnée : les supporters de l’équipe adverse accéderont
uniquement au premier sous-sol du parking et aucun ne passera en surface. Cet
élément l’a rassurée, car cela évitera les frottements avec les supporters locaux,
puisque tous les supporters arriveront en car par la bretelle menant directement
au premier étage du parking.
Un commissaire (UDC) remercie les intervenants et demande si la
commune a prévu un budget pour la prise en charge des coûts liés à la
deuxième patinoire et aux aménagements. Il souhaite également savoir s’il est
envisagé d’entrer aux côtés de l’Etat dans la société anonyme chargée de
l’exploitation.
Mme Gachet répond qu’à sa connaissance, toutes les options restent
ouvertes. En ce qui concerne l’exploitant, l’ambition de la commune est de
participer aux coûts et de les assumer afin de permettre une bonne gestion de
l’environnement autour de la patinoire, que ce soit sur le parvis ou sur la glace.
Elle précise toutefois que ces montants n’ont pas encore été chiffrés ni
budgétés.

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M. Bonfanti complète en expliquant qu’ils travaillent pour l’instant sur des
estimations. Le parvis fait partie des points en discussion, notamment pour une
servitude d’usage permettant d’utiliser cet espace en dehors des jours de match
pour des marchés ou des événements. Lancy a déjà transmis les informations
nécessaires à l’Etat pour l’aménagement du parvis, notamment pour l’eau et
l’électricité. Comme il s’agit d’une servitude d’usage, les coûts liés à son
utilisation seront à la charge de Lancy. En revanche, pour les parties hors
servitude, ce sera à l’Etat de couvrir les frais. Cette organisation existe déjà
dans d’autres périmètres, où la commune assure l’entretien et envoie ensuite la
facture correspondante. Concernant la gouvernance, rien n’est figé pour le
moment. La commune n’est pas opposée à entrer dans la société anonyme,
mais les premières discussions ont soulevé plus de questions que de certitudes.
Mme Gachet ajoute que si la commune participe aux coûts, elle souhaite
également être impliquée dans les décisions relatives à la gouvernance.
Un commissaire (PLR) remercie les invités d’être venus et de les avoir
rassurés quant à la prise en charge des futurs coûts par la commune. Il souligne
qu’à part la passerelle, il n’y a pas de prise en charge de l’investissement au
niveau de la construction, et demande quel type de factures sera envoyé à
l’Etat.
M. Bonfanti répond que cela concerne uniquement les périmètres
connexes. Par exemple, une route va être désaffectée et la commune se
chargera du nettoyage avant d’envoyer la facture correspondante. Pour le
parvis, sous servitude d’usage, les charges resteront à la charge de Lancy.
Mme Gachet explique que, concernant l’usage des infrastructures sportives,
bénéficier d’une structure comme si elle était offerte gratuitement représente
en réalité un coût colossal lorsque la commune en assume la gestion. Elle
précise qu’une anticipation a été faite et qu’il faudra créer un certain nombre
de postes, tout en sachant que le service des sports de Lancy devra intégrer la
gestion de la patinoire. Elle rappelle qu’à partir du moment où cet équipement
sera destiné à un usage scolaire, notamment pour les écoles de la commune,
les créneaux réservés aux écoles seront à la charge de Lancy. Pour elle, il s’agit
d’une prestation offerte à l’ensemble du public genevois, et, compte tenu de la
mission de santé pour tous que la commune revendique, elle assume la mise à
disposition de ces infrastructures et les coûts associés.
M. Bonfanti précise que la patinoire des Vernets est gérée par la Ville de
Genève et qu’il semble logique que le service des sports de Lancy prenne en
charge la glace du Trèfle-Blanc. Selon lui, il est naturel que Lancy se charge
de cette responsabilité.

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Un commissaire (PLR) revient sur la question de la société anonyme
d’exploitation. Il rappelle que des discussions sont en cours et qu’il paraît
logique que la Ville de Lancy devienne actionnaire. Il demande si la commune
est prête à financer la mise en route de cette société, en évoquant un capital
estimé entre 6 et 7 millions de francs. Il souligne qu’un projet de loi est en
cours d’élaboration et souhaite savoir si Lancy est prête à y participer.
Mme Gachet répond que rien n’a encore été planifié, mais que ce point fait
partie des discussions en cours. Elle explique qu’il reste à déterminer qui paiera
quoi et selon quelles modalités. Elle ajoute que, lorsque la Ville de Lancy
disposera de parts, elle pourra également participer à la gouvernance de la
société. Pour l’instant, elle précise que ce principe figure dans le postulat posé
sur la gouvernance, mais qu’aucun chiffre ni position définitive n’ont été
arrêtés.
M. Bonfanti précise que le véritable enjeu n’est pas tant l’investissement
initial que le fonctionnement. Il rappelle qu’au Stade de Genève, 3 millions ont
déjà été investis, et que la Ville de Lancy a déjà consenti d’importants efforts
en matière sportive. Il estime que, si la commune doit encore participer, elle
n’a pas de crainte à ce sujet et considère cela comme une forme
d’investissement, tout en étant consciente des coûts que cela implique.
Le président souligne que la barre fixée par la Fondation du Stade n’a pas
été placée très haut, ce qui laisse entendre qu’il ne sera pas difficile de faire
mieux en matière de gouvernance.
M. Bonfanti répond que l’on apprend de ses erreurs.
Un commissaire (Ve) indique ne pas avoir compris sur quoi portait
exactement le vote du Conseil municipal.
M. Bonfanti explique que le Conseil municipal a voté pour demander une
bonne intégration de la patinoire dans le périmètre, en abordant des aspects
comme la pleine terre et la performance énergétique du bâtiment. Etant donné
qu’il s’agissait d’un concours, il était important que la société civile puisse y
participer, ce qui a été accepté par tout le monde. Cependant, toutes les
questions soulevées dans la résolution n’ont pas encore reçu de réponse,
notamment celle relative à la pleine terre, qui est difficile à traiter sur ce
périmètre précis.
Un commissaire (Ve) demande si ce vote pourrait être interprété comme un
gage du soutien du Conseil municipal au projet.
M. Bonfanti le confirme, d’une certaine manière, car sinon les élus auraient
manifesté leur opposition. Il ajoute que le Conseil municipal n’est pas naïf :
les terrains appartiennent à l’Etat et c’est l’Etat qui a décidé d’implanter cette
infrastructure à cet endroit. Selon lui, il faut constater les besoins existants sur

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ce périmètre et juger judicieux de travailler en collaboration avec l’Etat. Le
calcul coût-efficacité et efficience a conduit la commune à négocier et discuter
avec le canton.
Un commissaire (Ve) questionne la pertinence d’une patinoire au TrèfleBlanc en demandant si celle des Cherpines ne pourrait pas répondre aux
besoins de Lancy, puisqu’elle peut accueillir 800 personnes.
Mme Gachet répond que, si la patinoire des Cherpines voyait le jour, elle
pourrait en effet répondre aux besoins, mais qu’à sa connaissance, des
inquiétudes subsistent sur le financement de ce projet et qu’il n’y a pour
l’instant rien de concret.
M. Bonfanti précise avoir déjà suggéré à Plan-les-Ouates de revenir sur la
décision concernant cette patinoire, mais, connaissant les budgets futurs, il se
dit perplexe. Il souligne qu’au Trèfle-Blanc, l’infrastructure projetée présente
un avantage évident : elle est située à 100 mètres de la frontière avec Plan-lesOuates et bénéficie d’une excellente desserte, ce qui en fait un choix plus
intéressant pour la population.
Un commissaire (Ve) demande ensuite si, en cas de déficit de
fonctionnement, la commune de Lancy, en tant que membre de la société
anonyme, devrait contribuer financièrement.
M. Bonfanti confirme qu’elle n’aurait pas le choix et qu’en faisant partie
de la SA, elle devrait assumer cette responsabilité.
Un commissaire (Ve) évoque ensuite la question des loyers payés par le
GSHC aux Vernets et au Trèfle-Blanc. Il rappelle que, dans le passé, certains
clubs n’ont pas payé de loyer grâce à la gratuité accordée en ville et il exprime
une crainte : celle que le club ne soit pas en mesure d’assumer un loyer plus
élevé au Trèfle-Blanc, alors que cela représente un changement conséquent.
M. Bonfanti explique que c’est précisément pour cette raison que la future
patinoire ne sera pas surdimensionnée avec 12 000 ou 13 000 places. L’objectif
est de trouver une jauge optimale pour le GSHC, avec une capacité légèrement
augmentée par rapport à l’existant, tout en intégrant davantage de places VIP
et de restaurants. Selon lui, ces éléments devraient générer des recettes
supérieures et, si tout se passe comme prévu, permettre au club de faire face à
ses obligations financières.
Un commissaire (Ve) insiste sur le fait qu’il faut planifier sur une réussite
et non sur un déficit. Il rappelle que Lancy s’est vu attribuer le label Gold et il
demande si ce projet ne risque pas de compromettre ce label, en raison d’une
éventuelle surconsommation d’énergie.

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M. Bonfanti répond qu’ils sont en train de revoir ce label et qu’il pense
qu’ils continueront avec le Gold. Selon lui, le label n’est pas uniquement lié à
ce que fournit l’administration publique, mais aussi à ce que font les acteurs
privés. Il explique avoir participé au concours et précise que le projet de
patinoire a été salué pour son ambition de réduire au minimum sa
consommation énergétique. Il ajoute que, même s’il s’agit forcément d’une
infrastructure énergivore, tout a été pensé pour qu’elle consomme le moins
possible.
Un commissaire (PLR) intervient avec plusieurs questions. Il relève qu’en
ce qui concerne le fonctionnement, de nombreux chiffres ont été avancés, mais
que le coût d’investissement n’est pas si important. Il évoque un parallèle avec
le stade, où les coûts avaient été mal calculés, et demande si des calculs précis
ont été réalisés pour estimer les dépenses réelles, notamment en personnel et
en énergie, car, selon lui, en dehors de ces éléments, il ne voit pas où d’autres
coûts pourraient se situer.
Mme Gachet admet qu’aucun calcul précis n’a encore été effectué et
explique que des discussions sur la répartition des coûts doivent encore avoir
lieu. Elle confirme qu’aucun budget détaillé n’a été établi à ce stade.
Un commissaire (PLR) poursuit en indiquant que, si la deuxième patinoire
n’était finalement pas exploitée par Lancy mais par le canton, et si les autres
communes souhaitaient l’utiliser, la gestion pourrait alors être assurée au
niveau cantonal. Selon lui, il suffirait ensuite de refacturer l’utilisation de la
glace aux communes concernées, ce qui ne coûterait alors rien à Lancy.
M. Bonfanti demande s’il comprend bien que son préopinant propose que
le canton gère entièrement la deuxième patinoire.
Un commissaire (PLR) confirme son propos, rappelant que la première
patinoire est destinée à la première équipe et que la question de l’exploitation
globale doit être clarifiée. Il exprime son étonnement que ce point n’ait pas
encore été conclu et estime que, si aucun calcul n’a été réalisé, c’est
problématique. Il précise aussi que, concernant le parvis, il pensait que cela ne
coûterait rien à Lancy puisque, selon lui, la commune en a déjà la propriété.
M. Bonfanti corrige en expliquant que Lancy n’est pas propriétaire du site
et que le parvis appartient à l’Etat.
Un commissaire (PLR) demande combien cela coûterait en exploitation
supplémentaire.
M. Bonfanti répond que cela implique des ETP, des personnes pour le
nettoyage et l’entretien. Il faut gérer les déchets après les jours de match,
entretenir la végétation et nettoyer le site plusieurs fois par semaine.

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Un commissaire (PLR) souligne que, indépendamment de la gouvernance,
ne pas traiter ces questions en parallèle est pénible. Selon lui, si le projet va
devant le peuple pour 275 millions pour l’élite et qu’une autre partie est gérée
séparément, cela soulève la question de la gouvernance et laisse des
interrogations non résolues.
M. Bonfanti explique qu’ils disposent d’une servitude d’usage qui leur
permet d’agir sur le territoire. Comme ils sont lauréats du concours, ils
connaissent le plan, le nombre de plantes et la minéralité, ce qui permet
d’estimer les besoins en entretien et le nombre de jardiniers nécessaires. Les
discussions avec l’Etat portent sur la qualité de l’entretien des arbres.
Un commissaire (PLR) insiste : indépendamment de la gouvernance et de
qui gère la glace, ils vont payer tout ce qui est lié au parvis.
M. Bonfanti précise que l’Etat de Genève ne souhaite pas s’occuper de ce
périmètre, donc c’est Lancy qui le gère et qui enverra ensuite la facture à l’Etat.
Mme Gachet ajoute que, pour l’usage de la glace, il s’agit d’une
mutualisation sur l’entretien global, et qu’il n’est pas possible de chiffrer
aujourd’hui combien cela coûtera. La réflexion porte sur l’ensemble du
périmètre.
Un commissaire (PLR) demande si la Ville est prête à tout payer sans
discussion avec l’Etat.
M. Bonfanti confirme que, pour l’exploitation et le parvis, c’est Lancy qui
assumera la gestion. L’idée est de pouvoir disposer de la deuxième glace et du
parvis comme prévu et, puisque l’Etat ne gère pas ces éléments, c’est la
commune qui prendra en charge l’organisation et l’entretien.
Un commissaire (PLR) demande, pour les ETP liés au véhicule d’entretien
de la glace, s’il s’agit du même véhicule que pour les deux patinoires et si
Lancy prend en charge.
M. Bonfanti répond que la commune prend en charge l’ensemble et que,
pour la glace utilisée par le GSHC, elle enverra ensuite la facture, comme le
fait actuellement la Ville de Genève.
Mme Gachet précise que tout sera conventionné. La Ville ne fera pas de
gratuité pour le GSHC, mais les coûts n’ont pas encore été chiffrés.
Un commissaire (PLR) s’interroge sur le fait de voter 275 millions sans que
ces questions soient réglées.
M. Bonfanti répond que le principe est déjà accepté, la commune s’en
chargera et intégrera les ETP et le parvis dans son budget au moment de
l’exploitation.

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Un commissaire (PLR) imagine que cette souplesse permet déjà de
considérer le projet de la patinoire comme une prestation sportive et non
commerciale.
M. Bonfanti confirme qu’étant donné que c’est un espace privé, cela pourra
être fait.
Un commissaire (PLR) demande si le parvis, qui sera visible pour le
naming de la patinoire, sera autorisé.
M. Bonfanti répond que la publicité relève du sponsoring. Il rappelle que,
pour le Stade de Genève, l’argent du DDP a été utilisé, car le stade a coûté
deux fois plus que prévu. Plus le coût de la patinoire se rapproche de la réalité,
moins il y aura de problèmes par la suite.
Un commissaire (PLR) commente que c’est pour cela que les 3 millions
semblent modestes.
M. Bonfanti précise que les 3 millions servent à la réalisation de la SA.
Un commissaire (LJS) les remercie de la présentation et demande si la
patinoire bénéficie de garanties de la part des autorités et du Conseil d’Etat
concernant le plan de circulation pendant la phase des travaux.
M. Bonfanti explique que ce qui a été présenté concerne le fonctionnement
les jours de match si les spectateurs venaient sans transport public. Un phasage
est prévu pour la circulation des voitures au niveau des deux ronds-points. Il
précise que le parvis doit rester dégagé pour permettre le passage des véhicules
de police, y compris des véhicules lourds, jusqu’à la route de Saint-Julien.
Il ajoute que la question de la sécurité par rapport au tram a été étudiée.
L’idée de couper la circulation du tram a été écartée, la police ayant confirmé
que la gestion était faisable de manière plus calme.
Pour conclure, M. Bonfanti mentionne qu’une idée de construire un abri
atomique avec le P+R a été envisagée en raison du manque à Lancy, mais que
cela aurait entraîné des surcoûts, donc l’Etat a décidé de mettre cette option de
côté.
Audition de la Fondation des parkings
Mme Ileana Ormas, ingénieure travaux
M. Antoine de Raemy, président
M. Damien Zuber, directeur général
M. de Raemy explique que le projet concerne un parking de 928 places
pour voitures et 244 places pour motos. Il présente la délégation de la
Fondation des parkings et précise que le parking devrait ouvrir d’ici à 2030.

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Ce sera le parking le plus cher de la fondation, dépassant le coût du parking de
Genève-Plage à l’époque.
M. Zuber détaille la situation, l’accès et les caractéristiques de l’ouvrage,
ainsi que les coûts et le planning. Le P+R Trèfle-Blanc sera construit au-dessus
du P+R existant, près de la sortie de l’autoroute, avec un accès direct aux axes
autoroutiers. Il sera destiné aux abonnés P+R et pourra être utilisé en partie par
le GSHC et les utilisateurs de la patinoire. L’ouvrage comporte une rampe
d’entrée et de sortie après le giratoire de la sortie d’autoroute. Le trafic sera
limité, car l’accès est réservé aux utilisateurs du P+R. Le parking se trouvera
au niveau inférieur, avec le niveau –5 atteignant 20 mètres de profondeur. La
rampe commence à gauche et descend vers le parking, avec des barrières
d’entrée et de sortie, dont une peut être inversée pour permettre jusqu’à trois
entrées ou trois sorties en cas de gros afflux.
Les deux niveaux inférieurs tiennent compte de l’infrastructure de la
patinoire pour la descente de charge, évitant la construction de dalles
supplémentaires qui augmenteraient le coût et le temps de réalisation. Le
parking sera équipé de dispositifs de détection, d’éclairage, de signalisation
des places libres, et sera sécurisé avec des portes d’accès et une ventilation
automatique. Chaque étage a une surface de 13 000 m². Le coût par place est
estimé à 81 500 francs, pour un coût global de 83 164 000 francs. Des marges
de sécurité sont prévues, avec un montant maximal incluant un taux
d’incertitude de 10%, soit plus de 98 millions de francs. Le planning prévoit le
dépôt de l’autorisation de construire, l’appel d’offres en cours, et le début des
travaux en 2026, avec fermeture du P+R actuel.
Un commissaire (UDC) remercie pour la présentation et demande pourquoi
la mise en service du parking est prévue seulement en 2030, et pourquoi le
délai est si long.
Mme Ormas explique qu’il faut compter un volume important de terre à
excaver, et le temps nécessaire pour créer des parois qui descendent jusqu’au
niveau –5, soit 20 mètres, avec un système de béton conséquent pour stabiliser
l’ensemble. La comparaison avec le parking de Chêne-Bourg, qui avait
4500 m² par étage et des travaux sur deux ans et demi, justifie que, pour
13 000 m² par étage, la durée de construction soit proportionnelle.
Un commissaire (UDC) demande où la terre excavée sera évacuée, via
camions électriques et train.
Mme Ormas répond que les entreprises ont été invitées à trouver une
solution utilisant des camions électriques et la gare la plus proche, et à
contacter les CFF pour évacuer les terres en Suisse.
Un commissaire (UDC) s’interroge sur la méthode pour les parois moulées.

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Mme Ormas précise que, comme d’habitude, la construction commence au
niveau 0 avec des pelles qui récupèrent la terre via un système de cage
métallique profonde, puis des murs de guidage sont construits en surface avant
de descendre en profondeur.
Un commissaire (UDC) demande si la vélostation de 150 à 250 places est
actuellement qualifiée.
M. de Raemy répond qu’ils cherchent à l’intégrer au projet, mais que ce
n’est pas encore finalisé.
Un commissaire (UDC) souligne que l’équipement de 2% des places pour
véhicules électriques, extensible à 5%, n’est pas très ambitieux, et demande si
des bornes de recharge rapide seront prévues.
M. de Raemy indique qu’une quarantaine de places seront prévues à
l’ouverture.
M. Zuber ajoute qu’il est préférable d’adapter l’offre à la demande et que
l’installation peut être augmentée facilement. Ils ont un partenariat avec les
SIG pour les bornes rapides, dont 44 sont déjà installées dans le canton.
Un commissaire (Ve) demande, par rapport au parking de l’Etoile qui ne
sera plus un P+R, si l’usage sera favorisé pour les habitants du quartier ou si
cela deviendra plus cher.
M. de Raemy répond qu’ils ne peuvent pas encore se prononcer, car le P+R
n’est pas encore ouvert. Le parking de l’Etoile sera réaffecté après l’ouverture
du Trèfle-Blanc, et il est actuellement presque complet tous les jours avec des
abonnés P+R.
Un commissaire (Ve) conclut que ce parking a donc du succès.
M. de Raemy indique que le parking est bien placé.
Un commissaire (Ve) souligne que d’un côté on perd 500 places P+R, mais
de l’autre côté on en retrouve 900 au Trèfle-Blanc. Il précise qu’on ne sait pas
encore à quoi sera affecté le parking de l’Etoile.
M. Zuber répond que la situation est en discussion. En principe, les
pendulaires ne viendront plus jusqu’à l’Etoile et iront au Trèfle-Blanc. Les
habitants du quartier continueront d’utiliser le parking de l’Etoile ainsi que les
visiteurs. Il rappelle qu’un mandat politique a été donné à la fondation pour
favoriser le stationnement des habitants avec des prix plus bas, et que cette
règle continuera de s’appliquer.
Un commissaire (Ve) demande si la commune de Lancy prévoit de libérer
des places sur voirie.

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M. Zuber répond que, dans le quartier du PAV, il n’y a pas de places
supplémentaires prévues et que ce n’est pas de leur ressort. Pour le parking de
l’Etoile, il y a peu de stationnement sur la voie publique. Lorsque les voitures
partiront vers le Trèfle-Blanc, il y aura une capacité de compensation pour
permettre la réalisation des projets.
M. de Raemy mentionne d’autres projets dans la zone : un projet UBS à
l’étude, le parking de Pictet construit sous la tour avec un tunnel de liaison, et
un parking derrière le McDonald’s. Le parking de l’Etoile reste néanmoins
indispensable, car il est actuellement saturé.
Un commissaire (Ve) demande si l’estimation de 1,5% des pendulaires
évités correspond aux chiffres de la fondation.
M. de Raemy répond qu’ils savent combien de kilomètres de bouchon
peuvent être économisés, mais qu’il n’a pas le chiffre exact en tête.
M. Zuber précise que la question concerne la part du P+R sur le total, ce
qui peut sembler faible, mais avec 400 abonnés P+R, cela permet d’éviter
20 km de bouchons sur Genève.
M. de Raemy ajoute que chaque P+R construit rencontre du succès. Le P+R
provisoire du Trèfle-Blanc en surface est toujours complet et le public réagit
bien à l’utilisation des P+R.
Le président pose une question : si je suis titulaire d’un abonnement P+R à
l’Etoile aujourd’hui, demain au Trèfle-Blanc, puis-je accéder à ma place en
tout temps ?
M. de Raemy répond que oui.
Le président souligne que, si toutes les places du parking du Trèfle-Blanc
sont occupées, elles ne se libèrent pas pour d’autres usagers par magie en
soirée.
M. de Raemy répond qu’ils ont fait un calcul avec un nombre d’abonnés,
car il y a toujours un pourcentage de personnes qui n’utilisent pas leur place,
et il n’y a pas de saturation pour les abonnés.
Le président précise que sa question reflète une préoccupation pour l’île de
Lancy ou les mouvements de circulation possibles les soirs de match. Il
demande si un détenteur d’abonnement P+R peut toujours accéder à sa place
et être garanti de trouver celle-ci.
M. Zuber confirme que oui, à tout moment, et qu’ils ont les moyens
techniques pour garantir que les abonnés trouvent une place, en surveillant
l’utilisation et en régulant les quotas d’abonnement pour s’assurer qu’il y ait
suffisamment de places.
Le président note que ce n’est pas un emplacement numéroté.

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M. Zuber confirme qu’il n’y a pas de places attribuées, sinon il faudrait
construire un parking beaucoup plus grand.
Le président demande ce qui est prévu pour l’accès en voiture le soir des
matchs.
M. Zuber explique qu’ils créent un parking P+R pour usage P+R. Les
places peuvent être utilisées par d’autres usagers si nécessaire, et ils peuvent
ouvrir ou bloquer l’accès selon les besoins.
Le président demande si la compétence à ce niveau relève d’une directive
du Conseil d’Etat qui imposerait à la Fondation des parkings de permettre un
usage ouvert ou de restreindre à P+R.
M. de Raemy indique que la politique pourrait décider du nombre de places
allouées le soir de match. A la fermeture des bureaux, les places se libèrent et
se remplissent ensuite les soirs de match. Le choix de limiter ou d’ouvrir est
une décision politique.
Le président demande où se situe la compétence politique.
M. de Raemy répond que la fondation dépend du DSM.
M. Zuber ajoute qu’ils ont une convention d’objectifs avec le Conseil
d’Etat et une feuille de route qui indique les priorités et les modalités de
gestion, qu’ils exécutent ensuite. Il précise que, pour rassurer concernant
l’utilisation du parking par les spectateurs, à la patinoire des Vernets, le petit
parking proche a très peu de succès les soirs de match, alors que le TrèfleBlanc sera beaucoup mieux desservi par les transports publics, ce qui limitera
les problèmes liés aux véhicules.
Un commissaire (LC) remercie des informations et rappelle que le parking
est très cher. Il demande, compte tenu des surcoûts estimés à 100 millions,
comment se répartissent les coûts au niveau de la fondation et s’il y a une
mutualisation.
M. de Raemy explique que chaque parking est géré de manière
indépendante. La gestion se fait par parking et le coût de construction élevé
vient de la configuration particulière qui reprend la forme de la patinoire. Cette
conception génère beaucoup de mètres carrés inutilisés qu’il faut tout de même
construire.
Mme Ormas confirme que, comparé aux autres parkings construits, celui-ci
est pénalisé par rapport au nombre de mètres carrés par place. Dans un parking
carré ou rectangulaire, on compte environ 27 m² par place, alors que pour ce
parking, le ratio est autour de 32 à 33 m² par place, piste de circulation et
rampes comprises, ce qui explique le coût plus élevé.

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M. de Raemy ajoute que le PL prévoit le montant maximal, mais que la
construction sera probablement moins chère. Ils ont prévu une marge de 10%
pour éviter de revenir demander plus tard. Par expérience, ils font tout pour
rationaliser et économiser sur la construction tout en utilisant les meilleurs
matériaux et en garantissant la sécurité.
M. Zuber précise qu’il y aura trois niveaux de prix pour les utilisateurs.
L’abonnement annuel le plus cher est de 1600 francs, comprenant
l’abonnement Unireso. Si l’on retire le coût de l’abonnement Unireso, il reste
1100 francs pour le stationnement pur. Cela reste compétitif et vise à inciter
les véhicules à stationner en périphérie. Les prévisions financières tiennent
compte de ce trafic et, d’ici 2030, une légère augmentation est possible, qui
sera intégrée avec les autres parkings.
Un commissaire (LC) demande si des mesures spécifiques sont prévues
pour le trafic pendant le chantier, étant donné la proximité de la gare et le flux
important de camions.
Mme Ormas répond que c’est à l’étude avec un ingénieur civil qui optimise
le projet. Dès que les soumissions pour les travaux spéciaux seront prêtes, les
discussions détaillées avec les entreprises commenceront.
Un commissaire (LC) s’enquiert de l’éventualité d’utiliser des systèmes
comme en Valais avec des rails pour transporter les matériaux.
Mme Ormas indique que cette possibilité est étudiée par l’ingénieur, mais
que ce n’est qu’une des options parmi d’autres.
M. de Raemy conclut en disant qu’ils sont prêts à lancer le projet dès qu’ils
auront le feu vert, avec le début des travaux prévu en janvier 2026.
Débat interne
Le président ouvre l’espace de discussion pour les réponses reçues par écrit
concernant les enjeux de gouvernance. La question du commissaire (PLR)
concerne les réponses fournies par le département.
Une commissaire (S) explique que M. Simioni avait indiqué qu’il enverrait
le plan avec le report de projet pour montrer la complexité de l’urbanisation.
Elle insiste pour obtenir ce document afin de visualiser l’étendue du périmètre
et vérifier que l’objet s’implante dans une zone suffisamment développée.
Le président demande si les sept annexes au PV ont été vues par tous.
Le président précise que, en cas de besoin, des compléments pourront être
demandés.

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Un commissaire (PLR), à titre liminaire, souhaite savoir si le Conseil d’Etat
a voté sur le fait de ne pas proposer ce projet de loi conjointement avec celui
sur l’exploitation de la patinoire.
M. Apothéloz répond que non, car le département a déposé le projet
d’investissement pour permettre que l’ensemble de la préparation des travaux
se déroule entre 2025 et 2030. Cela laisse le temps nécessaire pour que les
accords entre le club, la Ville de Lancy et le département soient suffisamment
précis afin que la constitution de la SA puisse être mentionnée avec plus de
détails dans le PL. Les accords avec le club et la Ville de Lancy nécessitent
plusieurs mois, voire des années, pour être finalisés. Il faut donc du temps pour
étudier correctement cette SA et permettre la mise en exploitation prévue en
2030.
Le président explique que, en prévoyant sur cinq ans le dispositif
d’atterrissage de la convention, la constitution de la SA, le passage devant le
notaire et l’adoption par PL au Conseil d’Etat puis au Grand Conseil, le temps
de négociation serein permettrait de présenter un PL équilibré et au bénéfice
de l’ensemble des parties. Il ajoute que, si l’investissement était mis en pause,
la mise en service de la patinoire serait reportée de cinq à six ans, contrairement
à ce que demandait la motion votée.
UN commissaire (PLR) réagit vivement, estimant que c’est faux. Selon lui,
en deux mois, les négociations sont simples. Il questionne qui va gérer le projet
et ce que cela coûtera au contribuable. Il critique le lancement d’un crédit de
275 millions sans définition claire de la gouvernance, affirmant que rien n’a
été négocié et que c’est risqué de se lancer ainsi. Il estime que l’objectif de
rapidité ne justifie pas de mettre en danger la clarté sur la gouvernance et que
les questions du crédit d’investissement et de la gouvernance auraient dû être
traitées conjointement.
Le président rappelle que son préopinant (PLR) a posé deux questions et il
souligne que, même s’il semble être le seul avec ces préoccupations, ces
questions méritent d’être abordées.
M. Apothéloz précise que les grands équilibres ont été définis dans le PL
avec la participation du GSHC, de la Ville de Lancy et du canton. Il explique
que la société d’exploitation sera constituée en mains publiques et que les
détails du pourcentage de participation et du montant nécessiteront encore des
délibérations municipales. Le club souhaite employer l’ensemble du dispositif,
ce qui n’est pas la vision du canton, et il faudra discuter du naming de la
patinoire et de l’organisation des revenus.
Les grands équilibres sont encourageants, et le fait que la Ville de Lancy
assume une part importante est positif. Il ajoute que, si les travaux avaient

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commencé bien avant son arrivée, la situation aurait été différente, mais le
délai actuel impose de démarrer les travaux et de laisser ensuite une marge
pour gérer la future exploitation. Il se montre optimiste, affirmant que
l’expérience des fondations comme celle du stade de Genève a été prise en
compte et que la motivation de tous les acteurs est au rendez-vous.
M. Kerguen souligne qu’il comprend l’interrogation du commissaire (PLR)
et rappelle qu’une réponse a déjà été fournie par écrit. Il insiste sur le fait qu’un
projet comme celui-ci ne se construit qu’une fois par siècle et qu’il n’existe
pas d’expérience comparable. Il précise que les discussions sur la gouvernance
ont commencé il y a déjà un an avec le GSHC et la Ville de Lancy. Selon lui,
ce PL d’investissement inclut les grands principes de gouvernance, notamment
la constitution de la SA, et que ces principes ont été exposés. Jusqu’à présent,
les sources de revenus sont mentionnées dans le PL : le naming, la rampe de
DP et le loyer du GSHC. Le détail sera précisé dans le PL futur. Il rappelle que
le temps presse, car le GSHC joue au Vernet jusqu’en 2030 sur dérogation de
la National League, justifiant l’inclusion rapide de ces grands principes.
Le président demande s’il y a une idée du calendrier pour le dépôt de ce PL.
M. Kerguen répond que le dépôt est prévu, il semble, en 2028.
Un commissaire (PLR) insiste sur le fait qu’il n’a pas été répondu
directement à sa question. Il critique la décision de devoir reloger le GSHC et
estime que la responsabilité en incombe aux autorités. Il affirme que, si le
projet doit être présenté au peuple avec ce montant, il faut être certain que le
fonctionnement ne coûtera rien au contribuable.
M. Kerguen assure que c’est bien ce qui est prévu.
Un commissaire (PLR) insiste encore, disant que si cela ne coûte rien au
contribuable, c’est très bien, et que c’est ce qu’il faudra affirmer devant le
peuple.
M. Apothéloz confirme que cela ne coûtera rien au contribuable genevois.
Il explique que ce sera possible grâce au naming, au DDP et à la nouvelle
patinoire, ce qui représente entre 40 et 50% de recettes supplémentaires. Il
ajoute que le modèle économique doit être affiné, mais l’objectif reste que
l’exploitation ne coûte rien au contribuable genevois.
Un commissaire (PLR) souligne que cela signifie que les habitants de
Lancy paieront.
M. Apothéloz confirme que la Ville de Lancy prendra en charge
l’exploitation de la deuxième patinoire, ce qui engagera le contribuable
lancéen. Le montant exact sera défini une fois le pourcentage de participation
de la Ville dans la SA connu, ce qui fixera la charge financière précise.

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Un commissaire (PLR) s’excuse pour son retard et partage avec son
préopinant (PLR) les inquiétudes exprimées. Il précise toutefois qu’il se sent
rassuré par le modèle de gouvernance présenté, notamment en ce qui concerne
l’absence de coût pour le contribuable. Il souhaite également aborder la
question du référendum. Selon lui, si le projet est solide et tient compte de son
importance systémique et sportive, il serait possible d’envisager l’économie
d’un référendum. Il demande donc si, compte tenu des garanties annoncées et
du second PL, un tel scénario pourrait être réaliste pour 2030.
M. Apothéloz le remercie de la question et souligne que les interrogations
sont légitimes. Il rappelle que l’équilibre de base du projet a été soigneusement
vérifié et que le modèle d’exploitation est organisé et diversifié, permettant
d’affirmer que l’infrastructure ne nécessitera pas d’intervention du
contribuable genevois. Concernant l’appréciation politique du référendum, il
explique qu’à ce stade aucun signal faible n’indique un intérêt pour un
référendum. Le PL est encore en commission, et si le vote parlementaire est
solide et majoritaire, cela enverrait un signal clair à la société civile sur la
volonté de réaliser le projet. Il ajoute que, dans le contexte genevois, toute
infrastructure est soumise à questionnement, mais que les responsables sont
prêts à défendre le projet et à expliquer ses avantages à l’ensemble de la
population.
Un commissaire (PLR) souhaite ensuite confirmer les sources de recettes,
notamment le naming, et s’interroge sur la jauge et l’existence éventuelle d’un
sponsor identifié.
M. Apothéloz confirme qu’il y a un intérêt de certaines entreprises et
précise que le montant minimal sera fixé, sans descendre en dessous, et que
toute surenchère éventuelle serait bienvenue.
Un commissaire (LC) souligne que, concernant la gouvernance, aucun
chiffre précis n’a encore été articulé et qu’il existe seulement des hypothèses
de fonctionnement et de recettes. Il explique que l’objectif est de fournir une
information indicative sur le compte d’exploitation, pour que les gens aient une
idée de ce à quoi s’attendre, même si ce n’est pas définitif. Il cite comme
référence des cas comparables à Genève, ce qui permet d’avoir une base pour
envisager l’exploitation future du bâtiment.
M. Apothéloz précise que le loyer actuel du GSHC dépend de sa capacité
à générer un retour sur investissement, via la restauration et les loges VIP.
Avec le nouveau projet, l’accueil des VIP sera amélioré et le nombre de loges
augmenté, ce qui conduira à des revenus plus importants. Il explique que le
GSHC est conscient que le loyer augmentera si cette infrastructure est mise à
disposition. Concernant l’exploitation globale, il estime qu’elle se situera entre

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4 et 5 millions de francs, intégrant une partie du DDP, du naming, du GSHC
et de la restauration. Si le postulat de base est respecté, l’exploitation restera
dans cette fourchette. L’Etat, en tant que propriétaire, assumera une partie de
l’amortissement, ce qui permettra à la SA de tenir, et tous les éléments
mentionnés seront pris en compte dans le vote sur la SA.
Un commissaire (LJS) interroge les représentants sur les mesures prévues
pour le lancement des travaux, en soulignant que, dans d’autres chantiers à
Genève, rien n’était mis en place initialement et que les entreprises ont été
pénalisées par la suite.
Le président comprend la demande et rappelle que le représentant a délégué
ses services et fourni des éléments complémentaires. Il indique que, si la
demande formelle est maintenue, elle pourra être mise au vote ultérieurement.
Le président met aux voix une seconde audition du conseiller d’Etat
M. Maudet et une large majorité de la commission vote en défaveur de celle-ci.
Il ouvre ensuite les prises de position des groupes au sujet de ce PL.
Un commissaire (PLR) indique que le PLR soutiendra ce crédit
d’investissement, rassuré par les prises de position de ce soir. Il prend bonne
note que le contribuable cantonal ne paiera rien pour l’exploitation grâce à la
nouvelle gouvernance prévue. Il souligne que, pour permettre le lancement
rapide des travaux, il faut pouvoir débuter la partie autorisation de construire.
Il confirme que le PLR votera en faveur de cette nouvelle patinoire.
Un commissaire (UDC) précise que l’UDC soutiendra également ce projet
de loi. Il note que le PL 13672 est bâti sur des bases solides, tout en regrettant
l’augmentation des coûts par rapport aux prévisions initiales, liée à la hausse
des prix des matières premières. Il se dit rassuré par le dispositif de la SA,
ayant retenu la leçon du projet du stade de La Praille.
Un commissaire (MCG) souligne que ce projet répond à un réel besoin pour
l’équipe de hockey et permet à la population de pratiquer les sports sur glace.
Le groupe MCG soutiendra donc ce PL.
Un commissaire (LC) indique que le groupe LC soutiendra le PL,
considérant qu’il est temps de conclure un projet qui a trop duré. Il souligne
que ce PL regroupe trois objets en un et que, malgré les discussions prolongées,
le résultat sera une belle patinoire dont le coût est dans la norme pour ce type
de bâtiment. Il se félicite que la gestion et l’exploitation via la SA soient
équilibrées et appelle le Conseil d’Etat à veiller à ce qu’il n’y ait pas de surcoût,
afin d’éviter qu’au bout de cinq ans, la situation devienne problématique pour
la patinoire.
Une commissaire (S) indique que le groupe S se réjouit de la construction
de cette infrastructure et passe avec plaisir à ce crédit d’investissement. Elle

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souligne qu’une infrastructure de cette importance mérite l’engagement de
l’ensemble du Grand Conseil. Reprenant les propos de M. Apothéloz, elle
insiste sur l’importance, en prévision de toute campagne, d’une
communication positive et engagée, afin de montrer que ce type
d’infrastructure dynamise le territoire et fédère la population autour du sport.
Elle précise que, dans son expérience sur d’autres projets, la réussite des
référendums a souvent reposé sur une voix commune et sur la participation
active des sportifs eux-mêmes, capables de convaincre la population. Selon
elle, l’adhésion ne porte pas seulement sur l’objet, mais aussi sur la qualité des
discussions et du discours positif.
Un commissaire (LJS), pour le groupe LJS, indique que le groupe
s’abstiendra.
Un commissaire (Ve), pour les Verts, souligne la diversité des positions au
sein de son groupe. Pour sa part, il votera contre, estimant que la patinoire des
Vernets répond déjà aux besoins de la population et du GSHC, qui a remporté
deux coupes malgré une patinoire jugée indigne. Il considère qu’un vote
favorable créerait une confusion entre les besoins de la population et ceux d’un
consortium international, qui bénéficie du sponsoring et demande à des
collectivités publiques de financer des installations commerciales. Il ajoute que
le projet entraînera l’équivalent des émissions de 1300 ménages
supplémentaires, ce qui, même si c’est plus économique et durable que par le
passé, représente un impact additionnel et un risque financier, notamment si le
GSHC ne paie pas son loyer actuel. Il précise que son avis est relativement
isolé au sein des Verts.
Votes
1er débat
Le président met aux voix l’entrée en matière du PL 13672 :
Oui :
13 (2 UDC, 4 PLR, 1 LC, 2 MCG, 1 Ve, 3 S)
Non :
1 (1 Ve)
Abstentions : 1 (1 LJS)
L’entrée en matière est acceptée.
2e débat
Le président procède au vote du 2e débat :
Art. 1 pas d’opposition, adopté
Art. 2 pas d’opposition, adopté
Art. 3 pas d’opposition, adopté

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Art. 4
Art. 5
Art. 6
Art. 7
Art. 8
Art. 9
Art. 10

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pas d’opposition, adopté
pas d’opposition, adopté
pas d’opposition, adopté
pas d’opposition, adopté
pas d’opposition, adopté
pas d’opposition, adopté
pas d’opposition, adopté

3e débat
Le président met aux voix l’ensemble du PL 13672 :
Oui :
13 (2 UDC, 4 PLR, 1 LC, 2 MCG, 1 Ve, 3 S)
Non :
1 (1 Ve)
Abstentions : 1 (1 LJS)
Le PL 13672 est accepté.
Le président met aux voix l’ajout et l’urgence pour la prochaine plénière :
Oui :
15 (unanimité)
Non :

Abstentions : –
L’ajout et l’urgence pour la prochaine plénière sont acceptés.
Catégorie de débat préavisée : II, 30 min

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ANNEXE 1

Patinoire du
Trèfle-Blanc

Commission des travaux du 02.09.2025
PL 13672 - Projet de loi ouvrant un crédit d'investissement de
275 500 000 francs en vue de la construction des patinoires et
de la requalification de l'espace public sur le site du TrèfleBlanc de la Ville de Lancy

Genève – 02.09.2025
Département du territoire
Département de la cohésion sociale

1. Situation générale


Vétusté de la patinoire des Vernets



Forts besoins en surfaces de glace



Positionnement stratégique et création d’un nouveau quartier



Loi sur le sport (LSport) et Loi sur la répartition des tâches entre les
communes et le canton en matière de sport (LRT-3)

Genève – 02.09.2025

2 sur 17

Etat de Genève / DT et DCS

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2. Historique
Année

Etape

2010

Projet d'une nouvelle patinoire initié par le canton et la ville

2011

Analyse comparative de quatre sites : le site du Trèfle-Blanc
est retenu (proximité du centre-ville, accessibilité en TP)

2012

Plusieurs projets d’investisseurs privés sont présentés

à
2019

2020

Modification de la zone villas 5A en zone développement 3
À la suite du dernier projet privé présenté, le canton décide de
ne pas entrer en matière et opte pour un projet 100% public
Définition du programme global : patinoire principale avec une
capacité d’accueil de 8’500 places, patinoire secondaire et
bâtiment d’activités annexes
3 sur 17

Genève – 02.09.2025

Etat de Genève / DT et DCS

2. Historique
Année

Etape

2021

Réalisation de l’étude de faisabilité

2022

Vote sur le projet de loi ouvrant un crédit d’étude de
11’700’000 F

2022
à
2024

Lancement du concours d’architecture puis désignation du
lauréat
Vote sur le crédit d’étude supplémentaire de 5’350’000 F

2025

Dépôt du projet de loi pour le crédit d’investissement
Dépôt du dossier d’autorisation de construire

Genève – 02.09.2025

4 sur 17

Etat de Genève / DT et DCS

PL 13672-A

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3. Projet lauréat
Architecte pilote : Architech SA
Architecte : Chabanne Architecte
Ingénieur civil : Ingeni SA
Ingénieur CVSE : WSP-BG
Architecte paysagiste : Oxalis sarl

Maquette : façade Ouest

Ingénieur mobilité : Team+ mobilité - RR&A SA

Maquette : façade Est

Maquette : façade Sud
Genève – 02.09.2025

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Etat de Genève / DT et DCS

4. Description du projet

Plan de masse
Genève – 02.09.2025

Photo aérienne : périmètre du projet
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Etat de Genève / DT et DCS

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PL 13672-A

4. Description du projet

Plan niveau 0 : parvis, entrée patinoire principale et secondaire,
restaurant
Genève – 02.09.2025

Plan niveau 1 : espace hospitalité, loge, restaurant

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Etat de Genève / DT et DCS

4. Description du projet

Plan niveau -3 : entrée P+R, parking deux roues, parking club

Genève – 02.09.2025

Plan niveau -4 et -5 : parking P+R
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Etat de Genève / DT et DCS

PL 13672-A

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4. Description du projet

Coupe perspective : patinoire principale et secondaire, P+R, parvis

Genève – 02.09.2025

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Etat de Genève / DT et DCS

4. Description du projet
Plan d’actions du stationnement 2024-2028
ACTION 12
Créer 2500 places dans plusieurs P+R dans
le Canton

P+R Trèfle-Blanc et besoins "couloir" Genève Sud

Genève – 02.09.2025

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Etat de Genève / DT et DCS

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PL 13672-A

4. Description du projet
Parts modales projetées les soirs de match

Bachet-de-Pesay 2025

Genève – 02.09.2025

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Etat de Genève / DT et DCS

4. Description du projet
Mesures d’accompagnement mobilité – Projets patinoire et Sapay
• Déplacement de la boucle tram/bus pour aménagement esplanade
• Déplacement giratoire Sapay pour sécuriser les modes actifs / rampe P+R
• Priorisation déplacements Modes Actifs (MA) vers la gare et tram
• Chemin Trèfle Blanc dédié aux Modes Actifs
• Intégration projet Sapay espaces publics futurs
• Création d'une rue cyclable / desserte habitations et sécurité cycles
• 500 places vélos en surface, 244 places 2RM en ouvrage
• Concept gestion trafic les soirs de match avec politique GSHC
• Incitation déplacement en TC ( billets couplés TPG / entrée patinoire)
• Incitation déplacement vélos ( utilisation possible vélostation)
• Réservation et limitation des places de stationnement ( VIP, presse,
PMR, Club)
• Orientation vers autres parkings (communication, signalisation
dynamique avancées)
• Évacuation des terres par le rail
Genève – 02.09.2025

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Etat de Genève / DT et DCS

PL 13672-A

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5. Tableau financier
Coût de l’ouvrage par catégorie d’investissement
Construction des patinoires

Coût (TTC)
253’563’635.-

Equipement mobile des patinoires

8’733’086.-

Systèmes d’information

133’293.-

Construction ferroviaire tram TPG

9’889’862.-

Construction du giratoire

2’712’239.-

Travaux en lien avec le bâtiment d’activités

1’230’785.-

Total (TTC)

275’262’889.-

Arrondi à

275’500'000.-

Le tableau ci-dessus comprend la totalité de l’investissement, y compris les divers et imprévus, le
renchérissement et l’activation de la charge du personnel.

Genève – 02.09.2025

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Etat de Genève / DT et DCS

6. Modèle de gouvernance
Trois objectifs fondamentaux de gouvernance :
1. Maintien du contrôle stratégique par le canton

2. Pérennité de l'infrastructure

3. Equilibre financier

Genève – 02.09.2025

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Etat de Genève / DT et DCS

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PL 13672-A

6. Modèle de gouvernance

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Genève – 02.09.2025

Etat de Genève / DT et DCS

7. Planning
Délais

Etape

Septembre 2025

Vote PL crédit d’investissement

Novembre 2025

Autorisation de construire

Janvier 2026

Démarrage du chantier (travaux de terrassements)

Juillet 2027

Démarrage du chantier spécifique à la patinoire

Avril 2029

Démarrage travaux extérieurs
(place publique, arborisation, pistes cyclables etc.)

Août 2030

Mise en service de la patinoire

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Etat de Genève / DT et DCS

PL 13672-A

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Patinoire du
Trèfle-Blanc

Merci pour votre attention

Genève – 02.09.2025
Département du territoire
Département de la cohésion sociale

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PL 13672-A

ANNEXE 2

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ANNEXE 3

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PL 13672-A

ANNEXE 4

PL 13672-A

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ANNEXE 5

PROJET PATINOIRE ET P+R
COMPLÉMENTS D'INFORMATIONS
À LA COMMISSION DES TRAVAUX
• Schéma mobilité
• Plan des voies actuelles et futures
• Extraits études mobilité impact projets
• flux journaliers
• Conclusions études sur fluidité trafic
• heures de pointe du matin
• Heures de pointe du soir
• Soirs de match

OFFICE CANTONAL DES TRANSPORTS
DÉPARTEMENT DE LA SANTÉ ET DES MOBILITÉS

03.09.2025

Schéma des mobilités autour de la patinoire

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PL 13672-A

Plan des voies actuelles

Plan des voies futures

Évolution du trafic journalier moyen (TJM) avec projet

PL 13672-A

Conclusions étude modélisation du trafic
en Heure de Pointe du Matin (HPM)

Conclusion étude modélisation du trafic
en Heure de Pointe du Soir (HPS)

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PL 13672-A

Conclusion étude modélisation du trafic
les soirs de match

03.09.2025

Page 7

PL 13672-A

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ANNEXE 6

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PL 13672-A

ANNEXE 7
De :
À:
Cc :
Objet :
Date :

Kerguen Nicolas (DCS)
Carasso Grégoire (GC)
Gorgone Stefano (SEC-GC); Apothéloz Thierry (DCS)
RE: Extrait du PV - Question de M. GENECAND
vendredi 5 septembre 2025 10:03:39

Monsieur le Président,
Nous vous adressons une réponse à la question du député Monsieur Adrien Genecand relative
au PL 13672, qu’il a posée à la suite de notre audition du 2 courant.
Comme cela a été rappelé lors de ladite audition, le choix d’une société anonyme en mains
publiques est d’ores et déjà arrêté afin de garantir une gouvernance solide et transparente de
cette infrastructure sportive. Nous comprenons parfaitement sa demande de précisions chiffrées
et tenons à préciser que celles-ci ne pourront être fixées qu’au terme de négociations avec les
exploitants pressentis.
Nous soulignons que ces discussions ont déjà commencé il y a quelques mois, en particulier avec
le Genève Servette Hockey Club (GSHC) et la Ville de Lancy, qui sont des partenaires
incontournables du projet. Ces échanges ont jusqu’alors permis de définir les grandes lignes de
la gouvernance et de l’exploitation mais il serait prématuré à ce stade d’annoncer des
engagements financiers précis.
La maitrise des coûts de fonctionnement est au cœur de nos priorités et le projet présenté est
parfaitement conçu pour une exploitation idéale (principe de diminution des coûts de
fonctionnement et de maximisation des recettes). Les grands principes financiers sont présentés
dans l'exposé des motifs du PL 13672, fournissant une ligne directrice du modèle économique.
Ainsi, il est envisagé que les charges de la future SA gestionnaire soient entièrement couvertes
par ses revenus issus de trois sources principales : les loyers, les recettes liées à la rente de DDP
et la vente des droits de « naming » (cf. chapitre 5.4 de l'exposé des motifs).
Notre priorité immédiate est le lancement du chantier pour que cette patinoire puisse être livrée
et exploitée en 2030, soit à l’échéance du délai dérogatoire fixé par la ligue suisse de hockey
pour que le GSHC joue dans une patinoire qui réponde aux normes fixées pour les équipes
professionnelles.
Ce calendrier nous donne une marge suffisante pour approfondir les négociations sur des
aspects tels que le montant du loyer ou du « naming », d’affiner la répartition des
responsabilités des uns et des autres et de bâtir un dispositif financier solide. C’est pourquoi
nous avons choisi une démarche en deux étapes :
Poser aujourd’hui les grands principes de la gouvernance et assurer le démarrage des
travaux pour que cette patinoire, discutée depuis plus de quinze ans, puisse voir le
jour d’ici 2030.
Revenir par la suite vers le Parlement avec un projet de loi spécifique qui créera
formellement la SA et qui la dotera des moyens financiers adéquats en fonction des
négociations qui auront eu lieu dans l’intervalle.

PL 13672-A

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Cette approche progressive est la meilleure garantie de sérieux : elle permet d’avancer sur le
calendrier de construction tout en sécurisant, dans le temps imparti, un modèle de gouvernance
robuste et largement concerté.
Nous précisons également que le département de la cohésion sociale réfléchit à la gouvernance
de cette infrastructure sportive depuis plus d’une année et que si nous précipitions les
discussions chiffrées aujourd’hui alors que nous avons près de cinq ans devant nous, cela ne
nous semblerait pas aller dans le sens des intérêts de l’Etat.
Par l’intermédiaire du secrétaire scientifique de commission, nous avons reçu d’autres questions
posées par le député Adrien Genecand et y répondons ci-après.
Pourquoi la Ville de Lancy devrait-elle prendre part à l’exploitation étant donné qu’elle
n’apporte pas de financement pour l’investissement ?
Le Ville de Lancy accueillera cette infrastructure sportive du Trèfle-Blanc sur son territoire
communal. Depuis le début du projet, Lancy est un partenaire central. Son soutien est
indispensable, notamment dans le cadre de la dérogation à l'obligation d'établir un plan localisé
de quartier (LGZD art.2 al.2). Par ailleurs, s'il est acté que la Ville de Lancy ne participera pas à
l'investissement, il n'en n'est pas de même concernant l'exploitation. Selon les discussions à
venir, la Ville de Lancy pourrait être amenée à entretenir et exploiter le parvis ainsi que la
patinoire secondaire. Bien entendu, ces tâches génèreraient des charges financières importantes
pour la commune.
Comment cela fonctionne au stade de la Praille vis-à-vis du Servette FC ?
Le propriétaire de l’infrastructure du Stade de Genève est la Fondation du Stade de Genève. Les
conditions financières et de mise à disposition sont réglées dans une convention entre le
Servette FC (exploitant) et la Fondation du Stade de Genève (propriétaire).
Vous remerciant de bien vouloir communiquer notre réponse au député M. Adrien Genecand,
ainsi qu’aux membres de la commission que vous présidez, nous vous prions de croire, Monsieur
le Président, à l’expression de notre considération distinguée.

Nicolas Kerguen
Secrétaire général adjoint
REPUBLIQUE ET CANTON DE GENEVE
Département de la cohésion sociale (DCS)
Secrétariat général
Rue Henri-Fazy 2
1204 Genève
Tél. +41 22 546 54 39
Code d'acheminement interne : A111E2/DCS-SG

De : Martinez Nicola (SEC-GC) <Nicola.Martinez@gc.ge.ch>
Envoyé : mardi, 2 septembre 2025 20:19
À : Carasso Grégoire (GC) <Gregoire.Carasso@gc.ge.ch>
Objet : Extrait du PV - Question de M. GENECAND

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PL 13672-A

M. Carasso,

Comme convenu, vous trouverez ci-dessous l’extrait demandé du procès-verbal de
la séance de ce soir:

M. GENECAND explique qu’il n’a pas pu poser sa question au département et qu’il ne
comprend pas le fonctionnement actuel. Il estime qu’il n’a pas de sens de devoir voter sur la
patinoire tout en traitant en parallèle la gouvernance dans un projet de loi distinct. Selon lui,
la structure de la SA importe peu puisque le propriétaire est désormais connu. La véritable
question est de savoir qui paie quoi dans l’exploitation. À son avis, il ne serait pas très
compliqué de trouver un accord avec l’exploitant principal en fixant un montant de loyer ainsi
qu’un pourcentage lié aux revenus générés par la patinoire. Il dit avoir de la peine à
comprendre que l’État en soit encore à ce stade et qu’on vienne lui expliquer que la
commune de Lancy pourrait éventuellement bénéficier de quelque chose dans cette
équation.
LE PRÉSIDENT indique que, si M. GENECAND l’y autorise, il transmettra sa question à M.
KERGUEN, qui vient de quitter la séance, afin d’obtenir des éléments de réponse matériels
la semaine prochaine.
M. GENECAND ajoute que si un vote devait avoir lieu, suivi éventuellement d’un référendum,
l’une des grandes questions qui se poserait devant le peuple serait précisément celle de la
gestion de l’exploitation. Il s’étonne que l’État n’ait pas anticipé ce problème.

Avec mes salutations les meilleures,

Nicola Martinez