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Importé le: 06/01/2026 13:45
Statut: Traité
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Résumé
### Résumé du Document Législatif
1. **Titre et Référence**
Proposition de motion pour une action forte contre le home-jacking
GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève, M 3152
Date de dépôt : 26 août 2025
2. **Objectif Principal**
Renforcer la sécurité à Genève face à l'augmentation des infractions, notamment le home-jacking, afin de préserver l'image de Genève comme une ville sûre.
3. **Modifications Législatives Proposées et Leur Portée**
- Augmentation immédiate des ressources opérationnelles sur le terrain pour lutter contre le home-jacking, incluant le redéploiement des effectifs et la réduction des tâches non essentielles.
- Mise en place d'un système de Recherche automatisée de véhicules et de surveillance du trafic (RVS) pour identifier les véhicules impliqués dans des infractions.
- Restriction des capacités de passage aux frontières durant la nuit et renforcement de la coopération transfrontalière avec la France et l'Italie.
- Facilitation de projets pilotes de vidéosurveillance dans les communes les plus touchées par le brigandage.
- Extension des contrats locaux de sécurité à un plus grand nombre de communes.
- Analyse de la mise en place d'une application mobile de signalement pour les citoyens.
4. **Discussions ou Avis Exprimés dans le Document**
Le document souligne un consensus sur la nécessité d'agir face à la dégradation de la sécurité à Genève, avec des statistiques alarmantes concernant l'augmentation des infractions. Il n'y a pas d'indication de dissension ou d'opposition dans le texte.
5. **Implications Principales de ce Projet**
- Renforcement des dispositifs de sécurité pour améliorer la perception de la sécurité à Genève.
- Amélioration de la coopération policière transfrontalière pour lutter contre les bandes organisées.
- Mise en œuvre de technologies de surveillance pour une réponse plus efficace aux infractions.
- Augmentation des ressources humaines et matérielles pour les forces de l'ordre, afin de mieux faire face à la criminalité croissante.
Texte extrait
GRAND CONSEIL
de la République et canton de Genève
M 3152
Signataires : Vincent Subilia, Pierre Nicollier, Murat-Julian Alder, JeanPierre Pasquier, Joëlle Fiss, Francine de Planta, Yvan Zweifel, Philippe
Meyer, Darius Azarpey, Pierre Conne, Pascal Uehlinger, Alexis Barbey,
Diane Barbier-Mueller, Céline Zuber-Roy, Natacha Buffet-Desfayes, Thierry
Oppikofer, Rémy Burri, Jacques Béné, Alexandre de Senarclens, Celine van
Till,Véronique Kämpfen, Geoffray Sirolli
Date de dépôt : 26 août 2025
Proposition de motion
pour une action forte contre le home-jacking
Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :
– que la sécurité est une tâche régalienne essentielle de l’Etat ;
– que, sans sécurité physique, les droits fondamentaux – liberté
d’expression, de réunion, de circulation – deviennent théoriques ;
– le manque de ressources et de priorisation dont se plaint le Conseil
d’Etat 1 ;
– que, selon le Rapport annuel 2024 des infractions enregistrées par la
police de l’Office fédéral de la statistique, Genève est le deuxième canton
affichant le taux d’infractions le plus élevé de Suisse pour 1000 habitants,
juste derrière Bâle-Ville ;
– que les problématiques liées au harcèlement de rue, ainsi qu’aux
agressions physiques et/ou verbales, continuent de maintenir une partie de
la population dans un climat d’insécurité, en particulier les jeunes femmes
et les personnes âgées, comme le souligne le diagnostic local de sécurité
de 2023 ;
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https://www.tdg.ch/carole-anne-kast-la-police-concentree-sur-la-lutte-anti-crack753469839403?utm_source=chatgpt.com
ATAR ROTO PRESSE – 80 ex. – 08.25
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– que, depuis le début de l’année 2025, plusieurs médias ont relayé des
articles faisant état d’un sentiment d’insécurité croissant à Genève,
notamment en lien avec une hausse significative des cas de home-jacking
perpétrés par des bandes organisées étrangères ;
– que, selon un article récent de la Tribune de Genève, la police a recensé
13 cas de home-jacking en 2024, un chiffre record, et que l’année 2025
semble s’inscrire dans une tendance similaire ;
– que les infractions contre le patrimoine ont progressé plus fortement à
Genève qu’au niveau national entre 2023 et 2024, notamment le
brigandage, en hausse de 68% à Genève contre 9% en moyenne suisse, et
le vol de véhicules, en augmentation de 18% contre 9% à l’échelle
nationale ;
– que les deux ans de formation des policiers ne permettent pas une
augmentation rapide des effectifs ;
– qu’il est primordial de prendre des mesures concrètes et immédiates pour
renforcer la sécurité à Genève, face à l’augmentation des infractions
constatée, laquelle est susceptible de porter atteinte à l’image de Genève
en tant que lieu sûr et attractif,
invite le Conseil d’Etat
– à augmenter immédiatement les ressources opérationnelles sur le terrain
pour lutter contre le home-jacking, soit à redéployer les effectifs vers les
missions liées à ce fléau en éliminant les tâches non essentielles, en
déléguant la sécurisation des événements privés aux organisateurs ou à
des services privés, et, si nécessaire, en réduisant l’étendue de certaines
autorisations d’événements sur la voie publique ;
– à mettre en place le système de Recherche automatisée de véhicules et de
surveillance du trafic (RVS), basé sur des caméras de lecture automatique
des plaques d’immatriculation, en vue d’identifier les véhicules faisant
l’objet de recherches ou impliqués dans des infractions graves ;
– à restreindre les capacités de passage aux frontières durant la nuit et à
évaluer les possibilités de renforcer la coopération transfrontalière avec la
France et l’Italie, d’où proviennent certaines bandes organisées,
notamment en intensifiant les échanges d’informations policières et en
menant des opérations d’investigation conjointes ;
– à faciliter les projets pilotes de vidéosurveillance dans les communes les
plus fortement touchées par le brigandage au cours des dernières années ;
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– à encourager l’extension des contrats locaux de sécurité à un nombre
accru de communes, en priorité celles ayant connu la plus forte
augmentation de la criminalité au cours des trois dernières années, en
collaboration avec les polices municipales compétentes ;
– à analyser la pertinence de la mise en place d’une application mobile de
signalement, permettant aux citoyens proches d’un incident de transmettre
rapidement des informations utiles aux forces de l’ordre pour orienter leur
intervention.
EXPOSÉ DES MOTIFS
La sécurité est le fondement d’une démocratie fonctionnelle. Or, depuis
plusieurs mois, la situation sécuritaire à Genève se dégrade. Les articles de
presse sont de plus en plus nombreux à relater des cas de home-jacking, dont
un record a été atteint en 2024, avec 13 cas recensés. Le Rapport annuel 2024
sur les infractions enregistrées par la police confirme cette évolution
préoccupante. Selon ce document, le brigandage a augmenté de 68% entre
2023 et 2024 à Genève, tandis que les vols de véhicules ont progressé de
18%. Dans les deux cas, les chiffres genevois dépassent largement la
moyenne nationale.
La lutte contre cette forme de criminalité doit être érigée en priorité
absolue pour l’Etat. Dans ce contexte, il est indispensable de renforcer les
dispositifs de sécurité dans notre canton, afin de préserver l’image de Genève
en tant que ville sûre, tant sur le plan national qu’international. Si les forces
de police accomplissent déjà un travail remarquable, elles sont aujourd’hui
confrontées à un manque de moyens opérationnels pour faire face à
l’évolution de la criminalité.
Une première mesure consisterait à fermer les postes de douane non
essentiels durant la nuit et à renforcer la présence policière dans les postes
ouverts, afin de mieux contrôler les flux transfrontaliers. Il conviendrait
également de renforcer la coopération avec les forces de police françaises et
italiennes, notamment en améliorant les échanges d’information et en menant
des opérations de patrouilles communes, ciblant les bandes criminelles
étrangères.
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Par ailleurs, il est nécessaire de libérer des effectifs opérationnels, en
allégeant les missions non prioritaires et en valorisant l’expérience des
policiers retraités ou non actifs. Dans un second temps, une augmentation
durable des effectifs sur le terrain devra être assurée par le recrutement de
nouveaux agents.
En réponse à l’augmentation des cas de brigandage, l’installation de
caméras de vidéosurveillance à titre temporaire ou pérenne dans les quartiers
les plus touchés devrait être envisagée. Un bilan d’évaluation devra être
réalisé à l’issue de cette phase, afin d’en mesurer l’efficacité.
De plus, les contrats locaux de sécurité (CLS) ont démontré leur efficacité
dans les communes ayant conclu ce type de partenariat avec le canton. Il
convient donc de les étendre à un plus grand nombre de communes, en
priorité à celles ayant connu une forte augmentation de la criminalité au cours
des trois dernières années, et d’en assurer un suivi rigoureux afin de
réadapter, si nécessaire, les mesures aux besoins réels du terrain.
Par ailleurs, certains pays, comme les Pays-Bas, ont mis en place des
applications citoyennes permettant de transmettre en temps réel des
informations à la police lors d’un incident. Ce type d’outil contribue à
améliorer l’efficacité des interventions en facilitant un déploiement rapide et
ciblé des forces de l’ordre. Le bilan tiré de cette expérience est positif : aux
Pays-Bas, environ 10% des affaires sont résolues grâce à ce dispositif, connu
sous le nom de Burgenet.
Enfin, il conviendrait de mettre en place à Genève le système de
Recherche automatisée de véhicules et de surveillance du trafic (RVS), déjà
utilisé avec succès dans plusieurs cantons. Ce dispositif repose sur des
caméras capables de lire automatiquement les plaques d’immatriculation, afin
de repérer les véhicules faisant l’objet de recherches ou impliqués dans des
infractions graves. Le canton de Berne, pionnier en la matière, enregistre
environ 150 signalements positifs par mois grâce à ce système. Le RVS,
partiellement interconnecté avec le Système d’information Schengen,
représenterait un atout majeur dans la lutte contre la criminalité
transfrontalière, tout en soutenant le travail des forces de l’ordre,
actuellement confrontées à des difficultés liées au sous-effectif.
Au vu de ces explications, les auteurs vous remercient, Mesdames et
Messieurs les députés, de réserver un accueil favorable au présent texte.
de la République et canton de Genève
M 3152
Signataires : Vincent Subilia, Pierre Nicollier, Murat-Julian Alder, JeanPierre Pasquier, Joëlle Fiss, Francine de Planta, Yvan Zweifel, Philippe
Meyer, Darius Azarpey, Pierre Conne, Pascal Uehlinger, Alexis Barbey,
Diane Barbier-Mueller, Céline Zuber-Roy, Natacha Buffet-Desfayes, Thierry
Oppikofer, Rémy Burri, Jacques Béné, Alexandre de Senarclens, Celine van
Till,Véronique Kämpfen, Geoffray Sirolli
Date de dépôt : 26 août 2025
Proposition de motion
pour une action forte contre le home-jacking
Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :
– que la sécurité est une tâche régalienne essentielle de l’Etat ;
– que, sans sécurité physique, les droits fondamentaux – liberté
d’expression, de réunion, de circulation – deviennent théoriques ;
– le manque de ressources et de priorisation dont se plaint le Conseil
d’Etat 1 ;
– que, selon le Rapport annuel 2024 des infractions enregistrées par la
police de l’Office fédéral de la statistique, Genève est le deuxième canton
affichant le taux d’infractions le plus élevé de Suisse pour 1000 habitants,
juste derrière Bâle-Ville ;
– que les problématiques liées au harcèlement de rue, ainsi qu’aux
agressions physiques et/ou verbales, continuent de maintenir une partie de
la population dans un climat d’insécurité, en particulier les jeunes femmes
et les personnes âgées, comme le souligne le diagnostic local de sécurité
de 2023 ;
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https://www.tdg.ch/carole-anne-kast-la-police-concentree-sur-la-lutte-anti-crack753469839403?utm_source=chatgpt.com
ATAR ROTO PRESSE – 80 ex. – 08.25
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– que, depuis le début de l’année 2025, plusieurs médias ont relayé des
articles faisant état d’un sentiment d’insécurité croissant à Genève,
notamment en lien avec une hausse significative des cas de home-jacking
perpétrés par des bandes organisées étrangères ;
– que, selon un article récent de la Tribune de Genève, la police a recensé
13 cas de home-jacking en 2024, un chiffre record, et que l’année 2025
semble s’inscrire dans une tendance similaire ;
– que les infractions contre le patrimoine ont progressé plus fortement à
Genève qu’au niveau national entre 2023 et 2024, notamment le
brigandage, en hausse de 68% à Genève contre 9% en moyenne suisse, et
le vol de véhicules, en augmentation de 18% contre 9% à l’échelle
nationale ;
– que les deux ans de formation des policiers ne permettent pas une
augmentation rapide des effectifs ;
– qu’il est primordial de prendre des mesures concrètes et immédiates pour
renforcer la sécurité à Genève, face à l’augmentation des infractions
constatée, laquelle est susceptible de porter atteinte à l’image de Genève
en tant que lieu sûr et attractif,
invite le Conseil d’Etat
– à augmenter immédiatement les ressources opérationnelles sur le terrain
pour lutter contre le home-jacking, soit à redéployer les effectifs vers les
missions liées à ce fléau en éliminant les tâches non essentielles, en
déléguant la sécurisation des événements privés aux organisateurs ou à
des services privés, et, si nécessaire, en réduisant l’étendue de certaines
autorisations d’événements sur la voie publique ;
– à mettre en place le système de Recherche automatisée de véhicules et de
surveillance du trafic (RVS), basé sur des caméras de lecture automatique
des plaques d’immatriculation, en vue d’identifier les véhicules faisant
l’objet de recherches ou impliqués dans des infractions graves ;
– à restreindre les capacités de passage aux frontières durant la nuit et à
évaluer les possibilités de renforcer la coopération transfrontalière avec la
France et l’Italie, d’où proviennent certaines bandes organisées,
notamment en intensifiant les échanges d’informations policières et en
menant des opérations d’investigation conjointes ;
– à faciliter les projets pilotes de vidéosurveillance dans les communes les
plus fortement touchées par le brigandage au cours des dernières années ;
3/4
M 3152
– à encourager l’extension des contrats locaux de sécurité à un nombre
accru de communes, en priorité celles ayant connu la plus forte
augmentation de la criminalité au cours des trois dernières années, en
collaboration avec les polices municipales compétentes ;
– à analyser la pertinence de la mise en place d’une application mobile de
signalement, permettant aux citoyens proches d’un incident de transmettre
rapidement des informations utiles aux forces de l’ordre pour orienter leur
intervention.
EXPOSÉ DES MOTIFS
La sécurité est le fondement d’une démocratie fonctionnelle. Or, depuis
plusieurs mois, la situation sécuritaire à Genève se dégrade. Les articles de
presse sont de plus en plus nombreux à relater des cas de home-jacking, dont
un record a été atteint en 2024, avec 13 cas recensés. Le Rapport annuel 2024
sur les infractions enregistrées par la police confirme cette évolution
préoccupante. Selon ce document, le brigandage a augmenté de 68% entre
2023 et 2024 à Genève, tandis que les vols de véhicules ont progressé de
18%. Dans les deux cas, les chiffres genevois dépassent largement la
moyenne nationale.
La lutte contre cette forme de criminalité doit être érigée en priorité
absolue pour l’Etat. Dans ce contexte, il est indispensable de renforcer les
dispositifs de sécurité dans notre canton, afin de préserver l’image de Genève
en tant que ville sûre, tant sur le plan national qu’international. Si les forces
de police accomplissent déjà un travail remarquable, elles sont aujourd’hui
confrontées à un manque de moyens opérationnels pour faire face à
l’évolution de la criminalité.
Une première mesure consisterait à fermer les postes de douane non
essentiels durant la nuit et à renforcer la présence policière dans les postes
ouverts, afin de mieux contrôler les flux transfrontaliers. Il conviendrait
également de renforcer la coopération avec les forces de police françaises et
italiennes, notamment en améliorant les échanges d’information et en menant
des opérations de patrouilles communes, ciblant les bandes criminelles
étrangères.
M 3152
4/4
Par ailleurs, il est nécessaire de libérer des effectifs opérationnels, en
allégeant les missions non prioritaires et en valorisant l’expérience des
policiers retraités ou non actifs. Dans un second temps, une augmentation
durable des effectifs sur le terrain devra être assurée par le recrutement de
nouveaux agents.
En réponse à l’augmentation des cas de brigandage, l’installation de
caméras de vidéosurveillance à titre temporaire ou pérenne dans les quartiers
les plus touchés devrait être envisagée. Un bilan d’évaluation devra être
réalisé à l’issue de cette phase, afin d’en mesurer l’efficacité.
De plus, les contrats locaux de sécurité (CLS) ont démontré leur efficacité
dans les communes ayant conclu ce type de partenariat avec le canton. Il
convient donc de les étendre à un plus grand nombre de communes, en
priorité à celles ayant connu une forte augmentation de la criminalité au cours
des trois dernières années, et d’en assurer un suivi rigoureux afin de
réadapter, si nécessaire, les mesures aux besoins réels du terrain.
Par ailleurs, certains pays, comme les Pays-Bas, ont mis en place des
applications citoyennes permettant de transmettre en temps réel des
informations à la police lors d’un incident. Ce type d’outil contribue à
améliorer l’efficacité des interventions en facilitant un déploiement rapide et
ciblé des forces de l’ordre. Le bilan tiré de cette expérience est positif : aux
Pays-Bas, environ 10% des affaires sont résolues grâce à ce dispositif, connu
sous le nom de Burgenet.
Enfin, il conviendrait de mettre en place à Genève le système de
Recherche automatisée de véhicules et de surveillance du trafic (RVS), déjà
utilisé avec succès dans plusieurs cantons. Ce dispositif repose sur des
caméras capables de lire automatiquement les plaques d’immatriculation, afin
de repérer les véhicules faisant l’objet de recherches ou impliqués dans des
infractions graves. Le canton de Berne, pionnier en la matière, enregistre
environ 150 signalements positifs par mois grâce à ce système. Le RVS,
partiellement interconnecté avec le Système d’information Schengen,
représenterait un atout majeur dans la lutte contre la criminalité
transfrontalière, tout en soutenant le travail des forces de l’ordre,
actuellement confrontées à des difficultés liées au sous-effectif.
Au vu de ces explications, les auteurs vous remercient, Mesdames et
Messieurs les députés, de réserver un accueil favorable au présent texte.