La proposition de motion M 3151, déposée le 26 août 2025 par plusieurs signataires au Grand Conseil de Genève, vise à renforcer et adapter la police cantonale aux réalités de Genève. Elle souligne des problèmes tels que les sous-effectifs, l'alourdissement administratif, et l'érosion des compétences, qui nuisent à la sécurité publique. Les missions de la police augmentent, notamment en raison d'un accroissement des manifestations, tandis que l'organisation actuelle reste lourde et hiérarchique, malgré une réforme récente de la loi sur la police (LPol). Les signataires invitent le Conseil d'État à : 1. Recentrer la LPol sur les missions prioritaires et redéployer les effectifs des tâches secondaires. 2. Instaurer des règles pour limiter les mobilisations de dernière minute basées sur une évaluation objective des risques. 3. Augmenter les effectifs ou encadrer strictement les manifestations qui mobilisent beaucoup de ressources. 4. Offrir des perspectives de carrière pour lutter contre la démotivation, en tenant compte de l'âge de la retraite qui dépasse les 60 ans. 5. Avancer à 2026 le retour d'une formation cantonale adaptée aux besoins locaux. 6. Réduire le nombre de hauts cadres et simplifier la structure. 7. Présenter un rapport dans les 6 mois sur la mise en œuvre des mesures et leur impact sur la motivation du personnel, les effectifs et la performance opérationnelle. L'exposé des motifs souligne que la réforme de 2022 n'a pas suffi à corriger les dysfonctionnements hérités de 2015, entraînant une surcharge de travail, des délais d'intervention allongés, et une détérioration du moral du personnel. Le manque d'effectifs dans la gendarmerie et la police judiciaire, ainsi qu'une mauvaise articulation entre la police cantonale et les polices municipales, aggravent la situation. La motion vise à établir une police cantonale réactive, visible et capable de répondre rapidement aux urgences, tout en rétablissant l'équilibre entre proximité et investigation.