Le document est une proposition de motion (M 2935) déposée au Grand Conseil de la République et canton de Genève le 6 juin 2023, signée par plusieurs députés. Elle vise à rendre la contraception accessible à tous, en soulignant que la santé sexuelle et reproductive est un enjeu de santé publique crucial. Les principaux points abordés sont : 1. **Accès à la contraception** : La motion souligne que l'accès à la contraception renforce l'autonomie des femmes et que les coûts liés à la santé reproductive sont souvent inégalement répartis, pesant principalement sur les femmes. 2. **Problèmes de remboursement** : Actuellement, les frais de contraception ne sont pas couverts par l'assurance-maladie de base (LAMal), malgré des demandes répétées pour un changement. Le Conseil fédéral a reconnu que les cantons doivent établir des bases légales pour garantir un accès facile à une contraception gratuite. 3. **Propositions concrètes** : La motion invite le Conseil d'État à : - Prendre en charge tous les frais liés à la contraception (franchise et quote-part comprises), y compris pour les méthodes féminines et masculines prouvées efficaces (pilules, implants, dispositifs intra-utérins, préservatifs, etc.). - Collaborer avec les communes pour garantir l'accès à l'information sur la contraception et la prévention des infections sexuellement transmissibles, en particulier pour les jeunes et les groupes vulnérables. 4. **Contexte et justification** : Le document cite l'Atlas européen de la contraception de mars 2020, qui indique que la Suisse est en retard par rapport à ses voisins en matière d'accès à la contraception. La quasi-totalité des frais liés à la santé sexuelle sont actuellement supportés par les femmes, ce qui est jugé inacceptable. La motion rappelle également une précédente initiative (M 2568) qui avait déjà soulevé ces questions sans aboutir à des changements significatifs. 5. **Rôle pionnier de Genève** : Le canton de Genève est encouragé à jouer un rôle de pionnier, comme il l'a fait avec l'assurance-maternité, en établissant un système de remboursement des frais liés à la santé sexuelle financé par l'impôt, permettant ainsi un partage équitable des coûts. En conclusion, la motion appelle à une réforme pour garantir l'accès à la contraception et à l'information sur la santé sexuelle, en promouvant l'équité entre partenaires.