Le document présente une proposition de motion déposée au Grand Conseil de la République et canton de Genève le 26 août 2025, signée par plusieurs membres, visant à lancer une campagne cantonale ambitieuse de prévention et de promotion de la protection sexuelle, en collaboration avec des associations locales. Les considérations clés incluent : - La Suisse et Genève ont réalisé des avancées significatives dans la lutte contre le VIH et les infections sexuellement transmissibles (IST), avec 352 nouvelles infections au VIH en 2023, une baisse par rapport à 2022. Près de 93% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 98% sont traitées, et la majorité a une charge virale indétectable, dépassant les objectifs « 95-95-95 » de l'OMS. - Malgré ces succès, il existe un risque de relâchement des comportements préventifs, notamment une augmentation des rapports sexuels non protégés dans la prostitution, souvent due à une fausse impression de sécurité liée aux traitements (trithérapie, PrEP), qui ne protègent pas contre d'autres IST. - Les données montrent une baisse de l'usage du préservatif chez les jeunes entre 2014 et 2022 : 22% des garçons et 28% des filles de 15 ans n'ont pas utilisé de préservatif lors de leur dernier rapport sexuel, et près d'un tiers n'a utilisé ni préservatif ni contraception. - Bien que la Suisse ait encore des taux de protection relativement élevés, il est crucial de renforcer les efforts de prévention, en particulier auprès des jeunes et des populations vulnérables. La motion invite le Conseil d'État à : 1. Lancer une campagne de grande ampleur pour promouvoir l'usage systématique du préservatif et la prévention des IST, en utilisant des canaux numériques pour atteindre efficacement les jeunes. 2. Adapter les messages aux différents publics cibles, en tenant compte des réalités socioculturelles et économiques. 3. Intensifier le dépistage précoce et l'information sur toutes les IST, pas seulement le VIH, via des structures communautaires et des formats numériques accessibles. 4. Assurer un suivi et une évaluation rigoureuse de la campagne, avec des indicateurs de couverture et d'évolution des pratiques, et rendre compte au Grand Conseil dans les deux ans suivant son lancement. L'exposé des motifs souligne l'importance de maintenir une culture de prévention durable et de rappeler que la protection est essentielle dans chaque relation sexuelle, indépendamment des avancées médicales.