Le document M 2892, déposé par plusieurs signataires au Grand Conseil de la République et canton de Genève le 13 décembre 2022, propose une motion visant à garantir le droit à la vie pour les personnes vulnérables dans le système d'asile. Il souligne que depuis 2018, au moins trois suicides de jeunes migrants considérés comme majeurs ont eu lieu dans le canton, dont celui d'Alireza, un jeune migrant afghan, le 30 novembre 2022. Ce suicide est attribué à un désespoir lié à des conditions de vie précaires, à l'interdiction de travailler et de poursuivre une formation, ainsi qu'à la peur d'être renvoyé vers un pays où il avait subi des violences. Le document mentionne que malgré des actions entreprises, telles que des assises en 2019 et un plan d'action mandaté par le Conseil d'État, les résultats sont jugés insuffisants. Il est noté que le Secrétariat d'État aux migrations ne prend pas en compte les avis médicaux concernant les risques suicidaires lors des décisions de renvoi. Le Grand Conseil a précédemment adopté des motions en 2019 pour améliorer l'accompagnement des jeunes adultes demandeurs d'asile, mais ces mesures n'ont pas été mises en œuvre de manière efficace. La motion invite le Conseil d'État à : - Refuser les renvois de personnes vulnérables. - Considérer les avis médicaux de manière appropriée. - Permettre aux jeunes de 18 à 25 ans de poursuivre leur formation et d'obtenir un permis de travail. - Fermer le foyer de l’Etoile et ouvrir des foyers à taille humaine avec des infrastructures adéquates. Le document conclut en appelant à une prise de conscience des autorités concernant le traitement des personnes vulnérables dans le système d'asile et à un changement de pratique pour garantir leur dignité et leur avenir.