27300_QUE02093A_questionecriteurgentereponsece.pdf

Retour à la liste

Informations

Importé le: 07/01/2026 14:30

Statut: Traité

Télécharger le texte extrait

Télécharger le résumé

Voir les résumés par perspective

Fonctionnalités avancées

Comparer les méthodes de résumé

Résumé

**1. Titre et référence exacte du document législatif :** GRAND CONSEIL QUE 2093-A de la République et canton de Genève **2. Objectif principal :** Répondre à la question écrite urgente de François Baertschi concernant le nombre de jeunes diplômés sans emploi, en mettant en lumière la nécessité d'informer les jeunes Genevois sur les besoins réels du marché du travail à travers des statistiques fiables. **3. Modifications législatives proposées et leur portée :** Le document ne propose pas de modifications législatives spécifiques, mais souligne l'importance d'une meilleure information sur les besoins du marché de l'emploi pour permettre aux jeunes de faire des choix de formation éclairés. **4. Discussions ou avis exprimés dans le document :** Le Conseil d'État présente des données sur l'insertion professionnelle des diplômés de l'Université de Genève et de la HES-SO Genève, indiquant que la majorité des diplômés trouvent un emploi correspondant à leurs qualifications dans un délai raisonnable après la fin de leurs études. Il n'y a pas de mention de discussions contradictoires ou d'avis minoritaires. **5. Implications principales de ce projet :** Les résultats suggèrent que les diplômés des hautes écoles genevoises, en général, réussissent à s'insérer sur le marché du travail. Le Conseil d'État souligne l'importance des liens entre les hautes écoles et les milieux professionnels pour faciliter la transition vers la vie active.

Texte extrait

GRAND CONSEIL

QUE 2093-A

de la République et canton de Genève

Date de dépôt : 28 août 2024

Réponse du Conseil d’Etat
à la question écrite urgente de François Baertschi : Jeunes
diplômés sans emploi
En date du 21 juin 2024, le Grand Conseil a renvoyé au Conseil d’Etat
une question écrite urgente qui a la teneur suivante :
Il a été constaté que de nombreux jeunes diplômés se retrouvent sans
emploi malgré de longues études, souvent en raison de formations qui
promettent monts et merveilles, sans refléter la réalité du marché de
l’emploi. Il est indispensable que les jeunes Genevois soient informés des
besoins réels du marché du travail par le biais de statistiques fiables fournies
par un organisme indépendant. Faire un choix éclairé de formation en
adéquation avec les besoins du marché de l’emploi devrait être une priorité.
Définitions :
Sont considérés : chaque master au sein des hautes écoles suivantes :
HES-SO, HEPIA, HEG, HEAD et HEM ; chaque bachelor et master de la
HEdS et HETS ; chaque master au sein des facultés suivantes : sciences,
médecine, sciences de la société, économie et management, droit, théologie,
interprétation-traduction, et les centres interfacultaires délivrant un master
spécialisé dont notamment le Centre interfacultaire en droits de l’enfant, le
Centre interfacultaire des neurosciences, le Centre universitaire
d’informatique et le Global Studies Institute ; et, enfin, le master non
spécialisé (90 CTS) de la faculté de lettres en langue et littérature française
et en informatique pour les sciences humaines (regrouper le reste sous
« autre master », étant donné la longue liste).

QUE 2093-A

2/4

Mes questions sont les suivantes :
Pour chaque formation énumérée ci-dessus et pour les volées 2000,
2007, 2017 et 2022, et en distinguant les étudiants originaires de Genève,
d’autres cantons et de l’étranger :


Quels sont le nombre et le pourcentage d’inscrits ?



Quel est le pourcentage d’étudiants ayant obtenu leur diplôme ?



Pour les centres interfacultaires, quel est le pourcentage pour chaque
faculté d’origine, afin d’avoir une vision précise de la situation ?



Quel est le pourcentage d’étudiants ayant trouvé un emploi, hors
doctorat, en lien avec leur formation, en précisant respectivement le
lieu de travail en Suisse et à l’étranger ? Quel est le pourcentage ayant
décroché un poste de doctorat en précisant respectivement le lieu de
travail en Suisse et à l’étranger ? Pour les centres interfacultaires, quel
est le pourcentage pour chaque faculté d’origine, afin d’avoir une
vision précise de la situation tout en indiquant le lieu de travail ?



Quelle est la durée moyenne pour trouver un premier emploi en lien
avec la formation, hors doctorat ? Quelle est la durée moyenne pour
décrocher un poste de doctorat ? Pour les centres interfacultaires, quel
est le pourcentage pour chaque faculté d’origine, afin d’avoir une
vision précise de la situation ?

Note : « en lien avec la formation » signifie que le diplôme est requis
pour le poste.

3/4

QUE 2093-A

RÉPONSE DU CONSEIL D’ÉTAT
Sur la base des données disponibles transmises par l'Université de Genève
et la Haute école spécialisée de Suisse occidentale – Genève (HES-SO
Genève), le Conseil d'Etat répond aux différentes questions posées comme
suit.
A l'Université de Genève, qui compte plus de 5 000 personnes en master
(volée 2022), les données montrent que les Genevoises et Genevois sont
largement majoritaires dans la plupart des facultés, des centres et des instituts
universitaires. Les exceptions concernent les facultés des sciences de la
société, d'économie et de management, de théologie, de traduction et
d'interprétation, ainsi que le Global Studies Institute, le centre interfacultaire
des droits de l'enfant et le centre universitaire en informatique, qui comptent
une part plus importante de personnes ayant obtenu leur certificat secondaire
dans le reste de la Suisse ou à l'étranger. Pour information, la provenance
d'une étudiante ou d'un étudiant est déterminée par le domicile au moment de
l'obtention du certificat d'études secondaires.
Au niveau de la HES-SO Genève, qui compte près de 6 000 personnes en
bachelor et en master (volée 2022), les Genevoises et Genevois sont
également majoritaires dans toutes les filières, exception faite du bachelor en
nutrition et diététique de la Haute école de santé (HEdS) et du master en
psychomotricité de la Haute école de travail social (HETS), qui comptent une
majorité d'étudiantes et étudiants suisses d'autres cantons, ou encore du
master en arts visuels et du master en design et en architecture de la Haute
école d’art et de design (HEAD) ainsi que de l'ensemble des masters de la
Haute école de musique (HEM), qui rassemblent une majorité d'étudiantes et
étudiants domiciliés à l'étranger. Pour information, la provenance d'une
étudiante ou d'un étudiant est déterminée par son domicile à l'entrée en
bachelor, selon l’accord intercantonal sur les Hautes écoles spécialisées à
partir de 2005, du 12 juin 2003 (AHES; rs/GE C 1 21).
Pour ce qui concerne le taux de diplomation mesuré à l'Université de
Genève, il atteint, en moyenne et de manière constante, les 90%. Pour ce qui
concerne les taux de réussite du bachelor, diplôme qui est pour les Hautes
écoles spécialisées (HES) le titre professionnalisant, ils se situent entre 75 et
95% en moyenne, les taux les plus hauts concernant les bachelors de la HEdS
et de la HETS.
Concernant l'insertion professionnelle des diplômées et diplômés en
master de l'Université de Genève, en Suisse et à l'étranger, les données
disponibles sont issues d'une enquête de l'Office fédéral de la statistique
(OFS) menée en 2021. En moyenne, un an après l'obtention du master, près

QUE 2093-A

4/4

de 85% des diplômées et diplômés sont en emploi. Après 5 ans, ce chiffre
atteint plus de 91%. De plus, une enquête menée par l'observatoire de la vie
étudiante et le centre de carrière de l'Université de Genève en 2022 montre
que, après une année, 82% des diplômées et diplômés occupent un emploi en
Suisse en lien avec leur formation. Ces enquêtes n'incluent pas les personnes
qui poursuivent leur cursus avec un doctorat. Par ailleurs, une part importante
des diplômées et diplômés en master s'en vont faire leur doctorat dans une
autre haute école, en Suisse ou à l'étranger, et ne font pas l'objet d'un suivi par
l'Université de Genève.
Au niveau de l'insertion professionnelle des personnes qui étudient à la
HES-SO Genève, l’OFS a également calculé, en 2016, que 6 mois après
l'obtention de leur bachelor, 55% en moyenne des diplômées et diplômés
occupent un emploi pour lequel un titre d'une haute école est requis. Après
16 mois, cette proportion s'élève à 97%. Les résultats de 2020 sont encore
meilleurs, puisqu'ils atteignent le 100% après 16 mois. L'enquête ne concerne
néanmoins que les détentrices et détenteurs d’un bachelor, qui est pour les
HES le titre professionnalisant, sauf pour la musique (la HEM), pour laquelle
le master est requis. En outre, il n'y a pas de résultats disponibles par filière et
par provenance.
A la lumière de ces chiffres, le Conseil d'Etat note que les diplômées et
diplômés de l'Université de Genève et de la HES-SO Genève trouvent, dans
une grande majorité des cas, un emploi correspondant à leurs qualifications et
compétences, dans un délai très respectable après la fin de leurs études. Il
ajoute également que les hautes écoles, et particulièrement les HES,
entretiennent des liens solides avec l'ensemble des acteurs de la Cité comme
avec les milieux professionnels et qu’elles mettent en œuvre de nombreux
programmes et mesures afin de faciliter la transition des études vers la vie
active.
Au bénéfice de ces explications, le Conseil d’Etat vous invite à prendre
acte de la présente réponse.

AU NOM DU CONSEIL D'ÉTAT
La chancelière :
Michèle RIGHETTI-EL ZAYADI

La présidente :
Nathalie FONTANET