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Importé le: 07/01/2026 14:40
Statut: Traité
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Résumé
### Résumé du document législatif
**1. Titre et référence exacte :**
Proposition de motion M 2978 de la République et canton de Genève, intitulée "La création d’un musée dédié à l’horlogerie".
**2. Objectif principal :**
L'objectif principal de cette motion est de créer un musée spécifiquement dédié à l'horlogerie moderne à Genève, afin de valoriser et conserver le savoir-faire de l'industrie horlogère.
**3. Modifications législatives proposées et leur portée :**
La motion invite le Conseil d'État à donner l'impulsion nécessaire, en partenariat avec des acteurs privés et publics, pour établir ce musée. Il est suggéré d'intégrer des technologies numériques pour la muséographie.
**4. Discussions ou avis exprimés dans le document :**
Le document souligne l'importance de l'horlogerie pour Genève, mentionnant que le secteur représente 10 000 emplois et que plus de 20 000 pièces de collection sont actuellement inaccessibles au public. Il est également noté que les expositions existantes sont souvent temporaires et ciblent principalement un public professionnel. Il n'y a pas d'indication de majorité ou de minorité dans le soutien à cette motion.
**5. Implications principales de ce projet :**
La création de ce musée aurait des implications économiques, culturelles et sociales positives pour Genève. Elle permettrait de promouvoir l'horlogerie auprès d'un large public, de former des jeunes dans ce domaine, et de valoriser le métier d'horloger. Le projet vise également à changer la perception de la montre, la rendant accessible au-delà de son image de luxe.
Texte extrait
GRAND CONSEIL
M 2978
de la République et canton de Genève
Signataires : Masha Alimi, Sébastien Desfayes, François Erard, Xavier
Magnin, Laurent Seydoux, Jean-Louis Fazio, Francisco Taboada, Jacques
Jeannerat, Jacques Blondin, Vincent Canonica, Daniel Sormanni, Djawed
Sangdel, Raphaël Dunand
Date de dépôt : 24 novembre 2023
Proposition de motion
La création d’un musée dédié à l’horlogerie
Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :
– qu’au sens des articles 1 al. 2 LRT-2 et 11a Rculture, le canton et les
communes encouragent et favorisent la création et le développement de
lieux culturels ;
– qu’au sens de l’art. 5 LCulture, le canton conserve et valorise son
patrimoine matériel et immatériel ;
– qu’au sens de l’art. 3 LRT-2, il appartient au canton de maintenir et
développer des formations artistiques de base et professionnelles au sens
notamment de la loi sur la Haute école spécialisée de Suisse occidentale ;
– que le canton de Genève est la capitale mondiale de l’horlogerie et qu’il
appartient à sa ville d’organiser des évènements horlogers destinés aussi
bien aux professionnels de la branche qu’au quidam ;
– qu’à cet égard, plus de 20 000 pièces de collection sont enfouies dans les
entrepôts du MAH et sont donc non inaccessibles au public ;
– que, de cette façon, l’industrie horlogère et son savoir-faire pourront se
développer de manière pérenne,
ATAR ROTO PRESSE – 80 ex. – 12.23
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invite le Conseil d’Etat
à donner l’impulsion nécessaire en partenariat avec les acteurs privés et
publics concernés pour créer un musée spécifiquement dédié à l’horlogerie
moderne et attractif à Genève, notamment en intégrant les dernières
technologies numériques pour la muséographie.
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EXPOSÉ DES MOTIFS
Depuis plus de quatre siècles, l’horlogerie suisse domine le marché de la
montre. Plus précisément, l’industrie horlogère nait au XVIe siècle à Genève
et la première corporation d’horlogers voit le jour en 1601, sous le nom de
Maîtrise des horlogers de Genève. Celle-ci fonde, en 1824, une école
d’horlogerie et a pour but de former de futurs professionnels dans le domaine
de la haute horlogerie grâce à la transmission du savoir-faire hérité de la
culture suisse.
Aujourd’hui, cette profession participe à la prospérité économique de la
Suisse.
En effet, ce pays produit un peu plus de 15 millions de montres par an et
occupe 50% du marché horloger mondial avec un chiffre d’affaires estimé à
plus de 50 milliards de francs. L’horlogerie suisse a même dépassé
récemment les 22 milliards d’exportation.
Concernant plus particulièrement le canton de Genève, le secteur horloger
représente 10 000 emplois. D’ailleurs, parmi les 700 entreprises horlogères
suisses, la majorité se situe à Genève.
Il résulte de ce constat que ce secteur présente une forte attractivité à
l’égard de la cité de Calvin.
Cependant, d’une part, les expositions horlogères sont souvent
temporaires et, d’autre part, ces manifestations culturelles ciblent
généralement un public issu du monde professionnel de l’horlogerie.
Pour s’en convaincre, celles-ci sont majoritairement organisées par des
privés en des lieux divers et exposent une seule marque de montres.
Or, il y a actuellement 20 000 pièces – ce qui représente une collection
parmi les plus importantes d’Europe – qui dorment dans les entrepôts du
MAH, à la suite du cambriolage de 2001-2002.
Dès lors, il est essentiel de favoriser la création et le développement d’un
musée dédié à l’horlogerie et accessible à un large public, de sorte à valoriser
et conserver, de manière pérenne, le savoir-faire de cette industrie.
A ce sujet, l’Unesco a inscrit, en 2020, les savoir-faire en mécanique
horlogère et mécanique d’art sur la liste représentative du patrimoine culturel
immatériel de l’humanité.
Par ailleurs, le but de la création de ce musée permanent est aussi de
pouvoir organiser régulièrement des évènements et expositions en son sein,
de sorte à encourager enfants et adultes à s’intéresser à l’horlogerie, voire se
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passionner pour ce monde. A cet égard, il peut être envisagé de mettre en
place des petites expositions thématiques, de manière ponctuelle, pour
favoriser la venue des écoles, afin d’éduquer et former les plus jeunes, sur ce
sujet.
Il s’agit, en outre, d’éviter que seuls ceux portant une montre de luxe ou
disposant de suffisamment de moyens pour en acquérir une s’intéressent aux
évènements de l’horlogerie. La montre ne doit plus être perçue uniquement
comme un objet de luxe, et il appartient à la politique publique de faire
évoluer cette pensée.
En d’autres termes, ce projet aura l’avantage de présenter, de manière
pédagogique, le parcours historique et esthétique de l’horlogerie. D’ailleurs,
toutes les marques de montres seront exposées avec leurs particularités
technologiques et innovantes qui les composent. Evidemment, il faut garder
un partenariat avec le privé, par exemple avec la Fondation de la haute
horlogerie, car il est source d’excellentes initiatives dans ce domaine.
De surcroît, en sus des collections déjà existantes, il est certain qu’il y
aurait, eu égard à la tradition généreuse qui perdure dans ce domaine, de
nouvelles pièces émanant du privé, qui pourront être vues par un plus grand
nombre de personnes.
En ce qui concerne les coûts financiers, il pourrait être envisagé
d’exploiter le musée Rath – qui est aujourd’hui sous-occupé – afin de faire
des économies en termes d’infrastructure.
En tout état de cause, si les dépenses seront importantes pour créer une
telle infrastructure, celles-ci seront rapidement compensées par les bénéfices
qui résulteront desdites expositions.
Cela étant dit, toutes les propositions émanant de la Ville de Genève ou
de toute autre commune ou service compétent seront accueillies
favorablement afin de pouvoir minimiser les coûts, pour autant que cela soit
un musée dédié à l’horlogerie.
Enfin, la création de ce musée serait également l’occasion de valoriser le
métier de l’horlogerie. En effet, de nombreuses entreprises font appel à des
professionnels de l’étranger, car il n’y a pas assez de main-d’œuvre suisse
dans ce domaine. Par ailleurs, dans cette même idée, il est essentiel que les
jeunes Genevois voulant exercer ce métier puissent bénéficier d’une
certification reconnue par une haute école, telle que la HES, et soient traités
comme de véritables étudiants. A ce sujet, il peut être envisagé de lancer un
partenariat de travail et d’apprentissage entre les étudiants et l’institution du
musée.
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En définitive, la création d’un musée dédié à l’horlogerie aurait un impact
économique, culturel et social extrêmement positif pour le canton de Genève.
En effet, il s’agit ici de la recherche de l’excellence dans les produits
manufacturés et de la culture du bel ouvrage à travers la transmission des
métiers de l’artisanat.
Pour toutes les raisons invoquées ci-dessus, nous vous remercions,
Mesdames et Messieurs les député-e-s, de réserver un accueil favorable à la
présente proposition de motion.
M 2978
de la République et canton de Genève
Signataires : Masha Alimi, Sébastien Desfayes, François Erard, Xavier
Magnin, Laurent Seydoux, Jean-Louis Fazio, Francisco Taboada, Jacques
Jeannerat, Jacques Blondin, Vincent Canonica, Daniel Sormanni, Djawed
Sangdel, Raphaël Dunand
Date de dépôt : 24 novembre 2023
Proposition de motion
La création d’un musée dédié à l’horlogerie
Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève
considérant :
– qu’au sens des articles 1 al. 2 LRT-2 et 11a Rculture, le canton et les
communes encouragent et favorisent la création et le développement de
lieux culturels ;
– qu’au sens de l’art. 5 LCulture, le canton conserve et valorise son
patrimoine matériel et immatériel ;
– qu’au sens de l’art. 3 LRT-2, il appartient au canton de maintenir et
développer des formations artistiques de base et professionnelles au sens
notamment de la loi sur la Haute école spécialisée de Suisse occidentale ;
– que le canton de Genève est la capitale mondiale de l’horlogerie et qu’il
appartient à sa ville d’organiser des évènements horlogers destinés aussi
bien aux professionnels de la branche qu’au quidam ;
– qu’à cet égard, plus de 20 000 pièces de collection sont enfouies dans les
entrepôts du MAH et sont donc non inaccessibles au public ;
– que, de cette façon, l’industrie horlogère et son savoir-faire pourront se
développer de manière pérenne,
ATAR ROTO PRESSE – 80 ex. – 12.23
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invite le Conseil d’Etat
à donner l’impulsion nécessaire en partenariat avec les acteurs privés et
publics concernés pour créer un musée spécifiquement dédié à l’horlogerie
moderne et attractif à Genève, notamment en intégrant les dernières
technologies numériques pour la muséographie.
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Depuis plus de quatre siècles, l’horlogerie suisse domine le marché de la
montre. Plus précisément, l’industrie horlogère nait au XVIe siècle à Genève
et la première corporation d’horlogers voit le jour en 1601, sous le nom de
Maîtrise des horlogers de Genève. Celle-ci fonde, en 1824, une école
d’horlogerie et a pour but de former de futurs professionnels dans le domaine
de la haute horlogerie grâce à la transmission du savoir-faire hérité de la
culture suisse.
Aujourd’hui, cette profession participe à la prospérité économique de la
Suisse.
En effet, ce pays produit un peu plus de 15 millions de montres par an et
occupe 50% du marché horloger mondial avec un chiffre d’affaires estimé à
plus de 50 milliards de francs. L’horlogerie suisse a même dépassé
récemment les 22 milliards d’exportation.
Concernant plus particulièrement le canton de Genève, le secteur horloger
représente 10 000 emplois. D’ailleurs, parmi les 700 entreprises horlogères
suisses, la majorité se situe à Genève.
Il résulte de ce constat que ce secteur présente une forte attractivité à
l’égard de la cité de Calvin.
Cependant, d’une part, les expositions horlogères sont souvent
temporaires et, d’autre part, ces manifestations culturelles ciblent
généralement un public issu du monde professionnel de l’horlogerie.
Pour s’en convaincre, celles-ci sont majoritairement organisées par des
privés en des lieux divers et exposent une seule marque de montres.
Or, il y a actuellement 20 000 pièces – ce qui représente une collection
parmi les plus importantes d’Europe – qui dorment dans les entrepôts du
MAH, à la suite du cambriolage de 2001-2002.
Dès lors, il est essentiel de favoriser la création et le développement d’un
musée dédié à l’horlogerie et accessible à un large public, de sorte à valoriser
et conserver, de manière pérenne, le savoir-faire de cette industrie.
A ce sujet, l’Unesco a inscrit, en 2020, les savoir-faire en mécanique
horlogère et mécanique d’art sur la liste représentative du patrimoine culturel
immatériel de l’humanité.
Par ailleurs, le but de la création de ce musée permanent est aussi de
pouvoir organiser régulièrement des évènements et expositions en son sein,
de sorte à encourager enfants et adultes à s’intéresser à l’horlogerie, voire se
M 2978
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passionner pour ce monde. A cet égard, il peut être envisagé de mettre en
place des petites expositions thématiques, de manière ponctuelle, pour
favoriser la venue des écoles, afin d’éduquer et former les plus jeunes, sur ce
sujet.
Il s’agit, en outre, d’éviter que seuls ceux portant une montre de luxe ou
disposant de suffisamment de moyens pour en acquérir une s’intéressent aux
évènements de l’horlogerie. La montre ne doit plus être perçue uniquement
comme un objet de luxe, et il appartient à la politique publique de faire
évoluer cette pensée.
En d’autres termes, ce projet aura l’avantage de présenter, de manière
pédagogique, le parcours historique et esthétique de l’horlogerie. D’ailleurs,
toutes les marques de montres seront exposées avec leurs particularités
technologiques et innovantes qui les composent. Evidemment, il faut garder
un partenariat avec le privé, par exemple avec la Fondation de la haute
horlogerie, car il est source d’excellentes initiatives dans ce domaine.
De surcroît, en sus des collections déjà existantes, il est certain qu’il y
aurait, eu égard à la tradition généreuse qui perdure dans ce domaine, de
nouvelles pièces émanant du privé, qui pourront être vues par un plus grand
nombre de personnes.
En ce qui concerne les coûts financiers, il pourrait être envisagé
d’exploiter le musée Rath – qui est aujourd’hui sous-occupé – afin de faire
des économies en termes d’infrastructure.
En tout état de cause, si les dépenses seront importantes pour créer une
telle infrastructure, celles-ci seront rapidement compensées par les bénéfices
qui résulteront desdites expositions.
Cela étant dit, toutes les propositions émanant de la Ville de Genève ou
de toute autre commune ou service compétent seront accueillies
favorablement afin de pouvoir minimiser les coûts, pour autant que cela soit
un musée dédié à l’horlogerie.
Enfin, la création de ce musée serait également l’occasion de valoriser le
métier de l’horlogerie. En effet, de nombreuses entreprises font appel à des
professionnels de l’étranger, car il n’y a pas assez de main-d’œuvre suisse
dans ce domaine. Par ailleurs, dans cette même idée, il est essentiel que les
jeunes Genevois voulant exercer ce métier puissent bénéficier d’une
certification reconnue par une haute école, telle que la HES, et soient traités
comme de véritables étudiants. A ce sujet, il peut être envisagé de lancer un
partenariat de travail et d’apprentissage entre les étudiants et l’institution du
musée.
5/5
M 2978
En définitive, la création d’un musée dédié à l’horlogerie aurait un impact
économique, culturel et social extrêmement positif pour le canton de Genève.
En effet, il s’agit ici de la recherche de l’excellence dans les produits
manufacturés et de la culture du bel ouvrage à travers la transmission des
métiers de l’artisanat.
Pour toutes les raisons invoquées ci-dessus, nous vous remercions,
Mesdames et Messieurs les député-e-s, de réserver un accueil favorable à la
présente proposition de motion.