Le document présente une proposition de motion déposée au Grand Conseil de la République et canton de Genève le 10 décembre 2025, signée par plusieurs membres, dont Sylvain Thévoz et Nicole Valiquer Grecuccio. Cette motion vise à renforcer l’éthique du négoce à Genève, en réponse à la forte croissance de l’industrie minière et aux enjeux liés à la traçabilité des minerais. Les considérations clés incluent : - La nécessité de cadres réglementaires internationaux pour garantir la traçabilité des minerais et la responsabilité des entreprises. - Le renforcement des capacités institutionnelles locales pour mieux gérer les ressources naturelles et protéger les populations vulnérables. - La diversification économique dans les régions minières pour réduire la dépendance aux minerais. - L'encouragement d'une économie circulaire pour limiter l'extraction primaire. Le document souligne également l'adoption de l'initiative populaire « Entreprises responsables » en novembre 2020, qui a été acceptée par 50,7% des votants, mais seulement par 8 cantons. Le Grand Conseil invite le Conseil d’Etat à : 1. Examiner les pratiques de négoce à Genève et à produire un rapport sur la provenance des matières premières. 2. Soutenir les initiatives visant à réglementer l'importation et le commerce de matières premières liées à des conflits armés et à des violations des droits humains. L'exposé des motifs met en lumière le rôle central de Genève dans le commerce mondial des matières premières, en citant plusieurs exemples de pratiques problématiques : - Cargill et la déforestation en Bolivie. - Louis Dreyfus et le travail forcé dans les plantations de canne à sucre en Inde. - L'importation d'or problématique depuis le Liberia par MKS Pamp. - La condamnation de Trafigura pour corruption en Angola, avec une amende de 3 millions de francs et 145 millions de dollars de créance compensatrice. - La condamnation de Glencore pour corruption en République du Congo, avec une amende de 152 millions de dollars. Le document conclut en soulignant l'importance d'une action politique à l'échelle cantonale pour obtenir plus de transparence et un contrôle démocratique sur les pratiques des entreprises de négoce, en lien avec les obligations de respect des droits humains et de traçabilité des matières premières.