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Importé le: 08/02/2026 15:00
Statut: Traité
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Résumé
### Résumé du Document Législatif
1. **Titre et Référence**
- **Titre** : Rapport de la commission des pétitions chargée d’étudier la pétition : De l’air et de l’espace plutôt que du gris et de la pollution à la route des Jeunes
- **Référence** : P 2211-A
- **Date de dépôt** : 22 mai 2025
2. **Objectif Principal**
- L'objectif principal de la pétition est de demander la requalification de la route des Jeunes pour réduire la pollution et améliorer la qualité de vie dans le secteur Praille-Acacias-Vernets (PAV) en favorisant des espaces verts, la mobilité douce et les transports publics.
3. **Modifications Législatives Proposées et Leur Portée**
- Requalification rapide de l'axe nord de la route des Jeunes et réflexion sur la suppression de l'axe sud autoroutier.
- Suppression du parking P+R Etoile.
- Réduction du trafic individuel motorisé sur la route des Jeunes tout en maintenant l'accès pour les entreprises et les riverains.
- Transformation de la route en un axe dédié aux transports publics et à la mobilité douce.
- Intégration de l'espace gagné dans la planification urbanistique pour améliorer les espaces publics.
- Végétalisation et désimperméabilisation du sol pour lutter contre les îlots de chaleur et favoriser la biodiversité.
4. **Discussions ou Avis Exprimés**
- **Rapport de majorité (Jacques Jeannerat)** : Soutient la requalification de la route et souligne la nécessité de réduire les nuisances sonores et atmosphériques. Mentionne que plusieurs projets de parkings souterrains sont prévus.
- **Rapport de première minorité (Lara Atassi)** : Questionne la logique de la pétition par rapport aux besoins des entreprises et à l'accès multimodal.
- **Rapport de seconde minorité (Jean-Pierre Tombola)** : Non mentionné dans le texte fourni, mais il est présent dans le document.
- Les débats ont révélé des préoccupations sur l'impact sur les entreprises et la nécessité d'une alternative pour le trafic.
5. **Implications Principales**
- La mise en œuvre des propositions pourrait entraîner une amélioration significative de la qualité de l'air et de la biodiversité dans un secteur très bétonné.
- La requalification de la route des Jeunes est perçue comme une opportunité urbanistique qui pourrait transformer le quartier en un espace plus agréable et durable.
- La pétition a suscité des débats sur la nécessité de concilier les besoins des entreprises avec les objectifs environnementaux et de qualité de vie.
Ce résumé présente les éléments clés du document législatif sans interprétation ou ajout d'informations.
Texte extrait
GRAND CONSEIL
de la République et canton de Genève
P 2211-A
Date de dépôt : 22 mai 2025
Rapport
de la commission des pétitions chargée d’étudier la pétition : De
l’air et de l’espace plutôt que du gris et de la pollution à la route
des Jeunes
Rapport de majorité de Jacques Jeannerat (page 4)
Rapport de première minorité de Lara Atassi (page 9)
Rapport de seconde minorité de Jean-Pierre Tombola (page 13)
ATAR ROTO PRESSE – 80 ex. – 06.25
P 2211-A
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Pétition
(2211-A)
De l’air et de l’espace plutôt que du gris et de la pollution à la route des
Jeunes
Le PAV est le lieu destiné à devenir le nouveau visage de Genève, et nous
le voulons naturel, aéré, végétal et agréable. Il s’agit d’une zone à caractère
urbain qui doit se développer « au quart d’heure », c’est-à-dire où logements,
emplois, services et loisirs se côtoient et se complètent, reliés par la mobilité
douce et les transports publics.
Au XXe siècle, la vision du secteur Praille-Acacias-Vernets (PAV) était
bien différente, et l’arrivée de l’autoroute aux Acacias comme son
prolongement semi-autoroutier jusqu’aux Vernets paraissaient pertinents. Cela
représentait néanmoins une source de pollution, occupant brutalement le
territoire : le large espace occupé est complètement bétonné, irrespirable et
infranchissable.
Aujourd’hui, la population souhaite la remise à l’air libre des rivières, la
création d’espaces verts et de déplacements apaisés, en limitant les nuisances.
La nécessaire réduction du trafic automobile et l’arrivée du Léman Express à
Lancy-Bachet permettant un report modal ôtent toute justification au maintien
d’une telle balafre autoroutière.
C’est pourquoi nous demandons :
– La requalification rapide de l’axe nord (Jonction – P+R Etoile) et l’entame
de réflexion sur la suppression prochaine de l’axe sud autoroutier (jusqu’au
Bachet)
– La suppression du P+R Etoile
– La réduction drastique du trafic individuel motorisé sur la route des Jeunes
tout en maintenant la desserte logistique, des entreprises et des riverains
– La requalification en axe fort dédié aux transports publics et à la mobilité
douce inclusive
– L’intégration de l’espace ainsi gagné dans la planification urbanistique du
quartier en particulier pour l’amélioration de l’offre en termes d’espaces
publics de qualité
– La planification globale de la zone incluant une forte végétalisation, une
contribution à l’infrastructure écologique et une démarche de
désimperméabilisation du sol
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– La réalisation du projet dans une perspective temporelle en cohérence avec
l’urgence climatique et la chute de la biodiversité
Pourquoi faut-il agir maintenant ?
L’espace ainsi regagné permettrait :
– Une végétalisation bienvenue et nécessaire dans la lutte contre les îlots de
chaleur
– Une forte réduction du trafic urbain et des nuisances (sonores et
atmosphérique)
– Une opportunité urbanistique améliorant grandement la qualité globale du
PAV
– Une amélioration notable pour la nature et la biodiversité dans un secteur
très bétonné
N.B. 268 signatures 1
ATE Genève
Mme Caroline Marti
Présidente
M. Matthieu Jotterand
Vice-président
Rue des Gares 9
1201 Genève
1
Pour information, la pétition est en outre munie de 497 signatures électroniques.
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RAPPORT DE LA MAJORITÉ
Rapport de Jacques Jeannerat
La pétition P 2211 a été traitée par la commission des pétitions lors de ses
séances des 18 août, 14 octobre et 4 novembre 2024, sous la présidence de
M. Alexis Barbey.
Le président a été assisté de M. Raphaël Audria, secrétaire scientifique. Les
procès-verbaux ont été parfaitement tenus par M. Christophe Vuilleumier.
Qu’ils en soient remerciés.
Audition des pétitionnaires, M. Matthieu Jotterand, vice-président, et
Mme Sabine Latour, membre du comité de l’ATE
M. Jotterand explique que la pétition invite à une requalification rapide de
la route des Jeunes sur son tronçon nord. Il ajoute qu’elle propose également
que le parking de l’Etoile soit supprimé et que le tronçon sud soit limité pour
le trafic individuel motorisé tout en restant ouvert aux industries. Il précise que
cette route est l’arrivée de l’autoroute A1, que la voie centrale se dirige jusqu’à
la Jonction, et qu’elle comporte au total sept voies de circulation. Il mentionne
que ces sept voies se trouvent dans le quartier du PAV, soit la Genève de
demain, un quartier qui est traversé par cette balafre. Il pense qu’il est
nécessaire de garder une certaine qualité de vie tant pour les travailleurs que
pour les habitants.
Il observe que plusieurs projets de parkings souterrains sont prévus dans ce
périmètre, raison pour laquelle le P+R Etoile doit disparaître si l’on veut
pouvoir requalifier cet espace. Il rappelle en outre qu’un projet de 1200 places
est prévu au Bachet-de-Pesay en lien avec la patinoire du Trèfle-Blanc.
Il estime que végétaliser ce périmètre est nécessaire tout comme une
réduction des nuisances sonores et atmosphériques – un projet qui représente
en outre une opportunité urbanistique. Il signale par ailleurs que la Drize doit
être mise à ciel ouvert et que développer la végétation serait pertinent.
Selon Mme Latour, l’ATE est consciente qu’il est nécessaire de maintenir
l’accès pour les professionnels et elle précise qu’il est simplement question de
réduire le trafic individuel.
Une députée du Centre se déclare étonnée, puisque le PDQ du PAV a été
adopté en 2014, un PDQ qui garantit un accès multimodal qui se développe
autour du parking de l’Etoile et de la route des Jeunes. Elle rappelle qu’il est
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également prévu de conserver une zone industrielle à La Praille, et elle se
demande quelle est la logique de cette pétition. Elle se demande quelle est
l’alternative en fin de compte pour ces entreprises.
Mme Latour déclare que l’alternative est décrite par la pétition qui propose
de passer de sept à quatre voies avec une partie réservée à la mobilité douce.
Un député PLR demande si les entreprises de ce périmètre soutiennent cette
pétition qui vise à préserver leurs activités, en rappelant que c’est
l’approvisionnement en biens alimentaires de Genève qui repose sur ce secteur.
M. Jotterand répond que cette pétition n’est pas proposée pour les
entreprises, mais qu’elle a pour but de ne pas empirer leur situation.
Le député PLR déclare que les entreprises n’ont donc pas été concertées.
M. Jotterand répond que ce n’est effectivement pas le cas.
Un député LJS pense que ce projet manque d’audace puisque l’idée de
sortir les voitures de la ville est aussi ringarde que la politique du tout voiture.
Il admet l’idée de ne pas vouloir d’autoroute qui entre en ville, mais il se
demande pourquoi ne pas prévoir de P+R à Perly et de prévoir cette route pour
les TPG, ce qui est interdit en l’occurrence.
M. Jotterand répond que le viaduc est une route nationale, un statut qui
empêche un tel projet, en effet, bien qu’il y ait des dérogations possibles. Il
déclare que l’ATE demande justement le déclassement de ce viaduc. Et il
ajoute que la pétition propose justement le report du P+R à Trèfle-Blanc.
Mme Latour mentionne que des idées sont proposées pour ce viaduc,
notamment la création d’une voie verte.
Le président demande qui seront les sacrifiés de ce projet. Il doute que les
utilisateurs de cette route soient uniquement des personnes qui se rendent dans
ce secteur.
M. Jotterand répond que cela permettrait surtout de créer un axe cyclable
pour permettre à des gens de se rendre au travail à vélo.
Audition de M. Pierre Maudet, conseiller d’Etat, et M. Antoine Gillot,
ingénieur chargé du suivi du PAV – OCT
M. Gillot fait remarquer que la pétition 2211 demande une requalification
de la route des Jeunes en faveur de la mobilité douce et active. Il explique que
des études ont été lancées dans ce sens en 2020 puisque la route des Jeunes
longe le quartier des Acacias qui fait l’objet du projet du PAV, et qu’il sera
nécessaire de connecter le futur quartier. Il précise que de nouveaux carrefours
seront donc intégrés dans l’axe du Bachet-de-Pesay au pont de Saint-Georges,
et il remarque qu’un concept est venu définir de grands principes
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d’aménagement traitant de tous les aspects. Il ajoute qu’il s’agit d’une visioncadre qui pourra se coordonner de manière cohérente et progressive. Il signale,
cela étant, que deux périmètres opérationnels sont en cours de réflexion, le
premier relevant du carrefour Jolivet pour lequel un début des travaux est
envisagé pour l’été 2025, le tronçon suivant étant mis en œuvre en 2029.
Il remarque que l’idée est de considérer que le PAV sera une extension du
centre-ville, une nouvelle réalité nécessitant de repousser les entrées de ville.
Il ajoute que la vitesse commerciale des TPG doit par ailleurs être respectée
sur l’ensemble de l’axe, et qu’un axe fort cyclable est prévu. Il indique que des
développements pour les piétons sont en outre prévus avec des aménagements
larges et des traversées piétonnes, la place étant récupérée sur le gabarit routier.
Il observe que le secteur sud vers la centrale logistique de La Praille
représente le premier périmètre en cours d’étude, et il remarque que les
réflexions portent non seulement sur les routes, mais aussi sur l’aménagement
de cette zone. Il répète que la place de la voiture sera largement réduite
notamment sur le secteur sud, le viaduc étant, pour sa part, destiné à terme à
un autre usage que strictement aux voitures. Il déclare que le nombre de voies
de circulation sera donc réduit avec une arborisation, une piste cyclable à
double sens et un projet de découvrement de l’Aire le long des Ports-Francs. Il
précise que l’usage du viaduc doit encore être défini avec éventuellement le
maintien de la circulation pour le transport de marchandises, mais il remarque
que c’est une vision à long terme. Il ajoute qu’à court terme, la vitesse sera
réduite à 60 km/h de manière à acter le fait que l’on est en ville et non sur une
infrastructure autoroutière.
Il évoque ensuite le parking de l’Etoile qui conservera son statut de P+R
jusqu’en 2030, date à laquelle entrera en fonction le P+R de Trèfle Blanc, soit
1000 places. Il ajoute qu’à partir de 2030, le parking de l’Etoile servira donc
aux besoins locaux du quartier et qu’à terme, soit entre 2038 et 2040, cet édifice
sera attribué à d’autres usages qui ne sont pas encore déterminés.
M. Maudet estime que la pétition converge donc avec les objectifs du
canton et il remarque que ce dernier développe en l’occurrence une vision très
forte pour cet axe et sa requalification. Il rappelle que, dans vingt ans, on ne
reconnaîtra plus la route des Jeunes telle qu’elle existe aujourd’hui. Il observe
dès lors que, peu ou prou, cette route sera requalifiée, mais peut-être pas dans
les délais souhaités par les pétitionnaires.
Le conseiller d’Etat insiste sur le fait que le périmètre de la route des Jeunes
restera connecté, quoi qu’il en soit, à l’arrivée de marchandises qui ravitaillent
le canton. Il ajoute qu’il n’y a pas de schizophrénie dans ces différents projets
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puisqu’il est évident que les bouchons et les blocages sont néfastes pour
l’ensemble de la population et qu’il convient de les résorber.
Un député PLR remarque que ce quartier possède et possèdera de
nombreux lieux publics, comme le stade, qui impliquent une fréquentation
importante et il se demande si supprimer le trafic sur ce viaduc est cohérent.
M. Maudet répond que ce périmètre est central et il rappelle à cet égard la
LMCE et sa hiérarchisation des axes. Il rappelle également que le public qui
se rend au stade en empruntant les TPG est particulièrement important, la gare
du Bachet, quant à elle, étant bien plus fréquentée que ce qui avait été envisagé.
Il ajoute que le nombre de véhicules par famille est en baisse à Genève et il
déclare que le pari du Conseil d’Etat est d’accompagner la diminution du
nombre de véhicules individuels et notamment de véhicules thermiques. Il
observe que, si le viaduc perdra son usage actuel, il conservera toutefois une
partie du trafic transportant le fret. Il signale à cet égard qu’il est envisagé de
basculer une partie du transport de marchandises sur le chemin de fer. Il
rappelle par ailleurs que ce secteur est l’un des mieux desservis par les
transports publics à Genève.
Le même député remarque que ce viaduc est souvent bloqué par des
bouchons compte tenu du nombre de véhicules qui l’empruntent.
M. Maudet acquiesce en déclarant que ce sont les véhicules qui proviennent
de l’extérieur de Genève qui engendrent ces étranglements. Il remarque que
l’idée est donc d’augmenter la capacité de la plateforme en France voisine ainsi
que le contournement de Genève, et de développer une nouvelle liaison
ferroviaire puisque le Léman Express ne dessert pas Genève Sud et est en outre
congestionné.
Un député UDC déclare que la pétition évoque la possibilité d’améliorer la
qualité de l’air, et il se demande s’il serait envisageable de commencer dès à
présent la végétalisation afin de gagner du temps sur la croissance des arbres.
M. Gillot répond qu’en 2030, lorsque les deux premiers projets auront été
réalisés, une végétalisation importante aura été plantée. Il précise, cela étant,
que les marges de manœuvre sont limitées pour le moment compte tenu des
gabarits actuels. Il ajoute qu’il est par ailleurs important de conserver une
cohérence pour l’ensemble de la requalification de ce tronçon.
Discussions
Un député PLR propose le dépôt de cette pétition sur le bureau du Grand
Conseil compte tenu de l’audition du département. Il observe que le canton a
largement anticipé la situation.
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Une députée Verte déclare que son groupe est favorable au renvoi de cette
pétition au Conseil d’Etat compte tenu des délais qui semblent importants. Elle
ajoute que rien n’est arrêté pour le viaduc et elle pense qu’il est nécessaire de
faire avancer ces projets.
Un député socialiste déclare que le Conseil d’Etat a exposé ses intentions,
mais il mentionne que rien n’est encore concrétisé. Il estime, puisque la
pétition est convergente avec les projets du canton, qu’il est possible de
renvoyer cette pétition au Conseil d’Etat.
La députée du Centre déclare qu’il est aussi possible de déposer cette
pétition sur le bureau. Elle ajoute que cette pétition demande la suppression du
parking de l’Etoile, mais elle rappelle que des solutions alternatives doivent
d’abord être mises en place. Elle doute, cela étant, qu’il soit possible
d’améliorer la nature et la biodiversité dans ce quartier qui est très bétonné.
Le député LJS indique être en faveur du dépôt de cette pétition sur le bureau
du Grand Conseil. Il déclare que la présentation qui a été faite par le
département était très explicite.
Le MCG partage cet avis.
Votes
Le président met au vote le renvoi au Conseil d’Etat :
Oui :
5 (3 S, 2 Ve)
Non :
10 (1 LJS, 2 MCG, 1 LC, 4 PLR, 2 UDC)
Abstentions :
–
Le renvoi de la P 2211 au Conseil d’Etat est refusé.
Le président passe au vote du dépôt de la P 2211 sur le bureau du Grand
Conseil :
Oui :
10 (1 LJS, 2 MCG, 1 LC, 4 PLR, 2 UDC)
Non :
4 (3 S, 1 Ve)
Abstentions :
1 (1 Ve)
Le dépôt de la P 2211 sur le bureau du Grand Conseil est accepté à la
majorité.
Catégorie de traitement préavisée : II (30 minutes)
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Date de dépôt : 3 juin 2025
RAPPORT DE LA PREMIÈRE MINORITÉ
Rapport de Lara Atassi
Le PAV est le secteur en développement de Genève où nous nous efforçons
d’apporter un urbanisme moderne, qui permette de répondre tant aux besoins
de logement qu’aux exigences climatiques.
Mais, dans ce grand secteur, persiste une aberration urbanistique : le
complexe routier de la voie centrale – route des Jeunes – prolongement
autoroutier A1a. Un mastodonte de béton et d’asphalte, géant routier à 7 voies
qui persisterait à l’intérieur de la moyenne ceinture, presque 10 ans après
l’adoption de la LMCE, et qui engendre un effet d’appel pour les véhicules
motorisés privés alors que nous tentons d’apaiser nos rues dans tous les
quartiers, et notamment ceux du centre-ville. Bref, une incohérence
inexplicable que nous tardons à rectifier.
Or, une requalification de cet axe, en plus d’apporter une cohérence
infrastructurelle, permettrait de répondre à de nombreuses problématiques qui
sont récurrentes dans notre ville, mais qui se posent de façon encore plus aiguë
dans le PAV d’aujourd’hui. Et cela avec de nombreux co-avantages.
Le secteur couvert par la route des jeunes est extrêmement bétonné, avec
des voies imposantes qui coupent littéralement le quartier en deux, et qui
restent infranchissables pour tous les autres modes de transport. Une
requalification permettrait de réduire le nombre de voies destinées aux
transports individuels motorisés (TIM), et de libérer de l’espace pour :
– les mobilités actives, en créant une piste cyclable bidirectionnelle sécurisée
et séparée du trafic et des espaces piétons attractifs ;
– des voies propres pour les transports publics, dans un quartier où
11 000 logements sont prévus, et qui aura besoin d’une desserte efficace
pour déplacer ses habitantes et habitants ;
– les commerces locaux, qui pourront bénéficier de terrasses et promenades
qui rendraient à nouveau attractifs les rez-de-chaussée ;
– de l’arborisation et de la biodiversité en général.
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Mobilité active et transports publics
Dans un quartier qui comptera un grand nombre de logements, il faudra
offrir à sa population des moyens de transport efficaces et sécurisés.
Aujourd’hui, la route des Jeunes représente une véritable roulette russe pour
les cyclistes qui l’empruntent, devant se débrouiller sur des voies avec des
voitures lancées à vive allure juste à côté. Les transports publics sont quant à
eux limités par l’absence de voie propre, qui ralentit leur vitesse commerciale
et donc leur efficacité. Des efforts importants doivent être consentis pour
pouvoir stimuler un report modal dans le quartier, et la requalification de l’axe
routier autour de la route des Jeunes représente une opportunité importante
d’offrir des infrastructures de mobilité adéquate, en cohérence avec notre
vision et les souhaits de la population.
Réduction des transports individuels motorisés
Le long de cet imposant axe, où circulent environ 50 000 véhicules par jour,
les nuisances en termes de bruit et de pollution sont considérables. Celles-ci
ont des répercussions importantes sur la santé et la qualité de vie des habitantes
et des habitants du quartier. Ces effets seront de plus largement décuplés à
mesure de la densification du quartier.
Il est donc nécessaire de réduire massivement ces TIM, tant pour des
questions de santé publique que pour atteindre nos objectifs climatiques (pour
rappel, la mobilité terrestre est responsable de plus de 28% des émissions du
canton 2, dont la quasi-totalité est imputable aux véhicules privés).
P+R Etoile
Afin de réduire cette mobilité motorisée individuelle, il est nécessaire
d’offrir des alternatives efficaces et attrayantes. Ceci passe notamment par un
service de P+R en périphérie de la moyenne ceinture et au-delà, et donc par
l’abandon du P+R Etoile, qui attire les automobilistes trop en profondeur du
quartier. Avec un développement simultané des transports publics, ceux et
celles-ci seraient ainsi encouragés à un report modal en périphérie de la ville,
permettant ainsi un apaisement de notre centre-ville.
2
https://www.ge.ch/document/38792/annexe/file/410647
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Attractivité et vie de quartier
Avec sa prédominance routière, la vie de quartier est restée complètement
absente du secteur. Entre le bruit, la pollution et l’étroitesse des voies
piétonnes, la population évite le secteur (en dehors des centres commerciaux)
rendant ainsi impossible l’éclosion d’une économie locale et vivante. En
rendant aux habitantes et habitants de l’espace sur la voie publique, où
pourraient se développer des terrasses et espaces de détente, nous
encouragerions une vie locale riche, ainsi que la création de commerces de
proximité.
Végétalisation et désimperméabilisation
L’importance de l’axe qui comprend la route des Jeunes (pour rappel, un
total de 7 voies + une voie de stationnement) implique un bétonnage très lourd,
dans un quartier déjà peu végétalisé. Cela rend le quartier très vulnérable à
l’effet d’îlot de chaleur, avec des pointes pouvant aller jusqu’à 7°C
supplémentaires par rapport à la périphérie du canton. En utilisant l’espace
libéré sur les voies de circulation, nous pourrions apporter une arborisation
importante, qui créerait des espaces de fraîcheur et qui favoriserait la
biodiversité, avec un couloir terrestre complémentaire à ceux apportés par la
remise à l’air de la Drize et celle de l’Aire à venir.
Une temporalité cohérente avec nos objectifs
A travers ces différents axes, la requalification de la route des Jeunes, de la
voie centrale et de l’autoroute A1a permettrait une amélioration importante de
la qualité de vie des habitants du PAV, tout en prenant soin de notre
environnement et de notre biodiversité.
Alors que la première étape de travaux du PAV arrive à terme, nous ne
pouvons repousser cette réalisation. Le Conseil d’Etat étudie actuellement la
requalification de l’axe, mais le temps n’est pas aux études qui impliquent des
réalisations dans 10 ou 15 ans. Nous devons dès à présent arrêter un plan pour
débuter sa réalisation, afin que le quartier soit prêt à accueillir ses habitantes et
habitants, et qu’ils et elles puissent vivre dans un cadre sain qui promeuve une
vie de quartier riche et responsable.
Il y a également urgence si nous souhaitons atteindre nos objectifs
climatiques. Les pas à venir sont encore très importants, et seule une politique
volontariste et ambitieuse nous permettrait d’atteindre notre objectif de
réduction de 50% de notre empreinte carbone d’ici à 2030. Pour ce faire, des
sources majeures d’émissions comme la mobilité motorisée, notamment à la
route des Jeunes, doivent être prises en charge et minimisées dès maintenant.
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En soutenant cette pétition, nous avons l’opportunité de transformer la
route des Jeunes en un modèle de mobilité durable et de qualité de vie. C’est
pourquoi la minorité défend le renvoi de cette pétition au Conseil d’Etat, afin
d’appuyer une requalification rapide de l’axe autour de la route des Jeunes et
la réalisation au plus vite des aménagements nécessaires.
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Date de dépôt : 25 novembre 2024
RAPPORT DE LA SECONDE MINORITÉ
Rapport de Jean-Pierre Tombola
L’association Transport et environnement (ATE) a déposé cette pétition
P 2211 et invite à une requalification rapide de la route des Jeunes sur son
tronçon nord. La pétition propose également que le parking de l’Etoile soit
supprimé et que le tronçon sud soit limité pour le trafic individuel motorisé
tout en restant ouvert aux déplacements professionnels pour desservir la zone
industrielle.
Lors des auditions, les pétitionnaires ont relevé que ce qui pose des
questionnements est l’arrivée de l’autoroute A1 et que la voie centrale de la
route des Jeunes se dirige jusqu’à la Jonction, avec sept voies de circulation
infranchissables. Le nombre de voies est immense en plein quartier d’avenir
pour Genève, le quartier du PAV. Pour rappel, le PAV prévoit la mise à ciel
ouvert de la Drize, ce qui va améliorer la qualité de vie des habitants. La
pétition de l’ATE est cohérente avec la vision du PAV dont le développement
offre une opportunité urbanistique permettant de questionner à juste titre la
pertinence du parking de l’Etoile et le maintien des sept voix sur la route des
Jeunes en 2024.
Oser parler de la disparition du parking de l’Etoile et de la requalification
et du redimensionnement de la route des Jeunes par la diminution du nombre
de voies de 7 à 4 n’est pas un tabou.
Cette pétition attire l’attention sur la nécessité d’anticiper la réflexion et en
vue d’entreprendre des mesures visant à préserver la qualité de vie des
habitants de ce canton en mettant un accent particulier sur les aménagements
nécessaires pour encourager le transfert modal (transports publics, mobilité
douce, pistes cyclables, zones mixtes), lutter contre les îlots de chaleur et offrir
plus d’espaces publics et de verdure à la population.
Il s’avère, en effet, que plusieurs projets de parkings souterrains sont prévus
dans ce périmètre, raison pour laquelle le P+R Etoile doit disparaître si l’on
veut pouvoir requalifier cet espace. Il a été rappelé en outre qu’un projet de
1200 places est prévu au Bachet-de-Pesay en lien avec la patinoire du TrèfleBlanc.
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Cette pétition a le mérite de rappeler que toutes les mesures d’anticipation
des conséquences du réchauffement climatique, ainsi que des mesures
permettant de diminuer les nuisances sonores et la pollution atmosphérique
liées au trafic routier doivent être prises dès maintenant.
Par cette pétition, l’ATE demande la requalification de la route des Jeunes,
la réduction de 7 voies à 4 voies avec une partie réservée à la mobilité douce.
Il convient de rappeler que cette route est infranchissable par les piétons et
cyclistes dans sa partie menant vers la Jonction faute d’aménagements.
L’ATE est consciente qu’il est nécessaire de maintenir l’accès pour les
professionnels dans la partie sud de la route des Jeunes utilisée par les
entreprises, mais il est nécessaire de réduire le trafic individuel motorisé.
En effet, il est prévu dans ce secteur un immense parking souterrain que
Pictet est en train de construire alors que celui des Noirettes est vide. En cas
de fermeture, il y aura assez de capacité d’absorber les places du P+R de
l’Etoile. Outre les déplacements individuels motorisés, de nombreuses
personnes souhaitent également se déplacer autrement et se rendre au travail
en utilisant d’autres moyens de transport moins polluants. Il convient de leur
offrir les possibilités de le faire.
Mesdames et Messieurs les députés, lorsqu’on évoque la question de la
pollution de l’air, des nuisances sonores et de leurs conséquences sur la santé,
tous les groupes politiques représentés dans notre parlement s’accordent à dire
qu’il faut faire quelque chose. L’accroissement constant du trafic individuel
motorisé et l’urbanisation galopante créent des nuisances sonores qui
préoccupent la population et sont devenues un enjeu de santé publique à ne pas
négliger. La population désire habiter des quartiers sans nuisances sonores,
sans pollutions de l’air, bref, les habitants désirent habiter des quartiers calmes,
et il convient d’en tenir compte dès à présent.
Cette pétition de l’ATE s’inscrit dans l’esprit de prévention et
d’anticipation des mesures visant l’amélioration de la qualité de vie des
habitants de ce canton.
Mesdames et Messieurs les députés, pour toutes ces raisons, la deuxième
minorité votera le renvoi de cette pétition au Conseil d’Etat et vous invite à
faire de même.
de la République et canton de Genève
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Date de dépôt : 22 mai 2025
Rapport
de la commission des pétitions chargée d’étudier la pétition : De
l’air et de l’espace plutôt que du gris et de la pollution à la route
des Jeunes
Rapport de majorité de Jacques Jeannerat (page 4)
Rapport de première minorité de Lara Atassi (page 9)
Rapport de seconde minorité de Jean-Pierre Tombola (page 13)
ATAR ROTO PRESSE – 80 ex. – 06.25
P 2211-A
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Pétition
(2211-A)
De l’air et de l’espace plutôt que du gris et de la pollution à la route des
Jeunes
Le PAV est le lieu destiné à devenir le nouveau visage de Genève, et nous
le voulons naturel, aéré, végétal et agréable. Il s’agit d’une zone à caractère
urbain qui doit se développer « au quart d’heure », c’est-à-dire où logements,
emplois, services et loisirs se côtoient et se complètent, reliés par la mobilité
douce et les transports publics.
Au XXe siècle, la vision du secteur Praille-Acacias-Vernets (PAV) était
bien différente, et l’arrivée de l’autoroute aux Acacias comme son
prolongement semi-autoroutier jusqu’aux Vernets paraissaient pertinents. Cela
représentait néanmoins une source de pollution, occupant brutalement le
territoire : le large espace occupé est complètement bétonné, irrespirable et
infranchissable.
Aujourd’hui, la population souhaite la remise à l’air libre des rivières, la
création d’espaces verts et de déplacements apaisés, en limitant les nuisances.
La nécessaire réduction du trafic automobile et l’arrivée du Léman Express à
Lancy-Bachet permettant un report modal ôtent toute justification au maintien
d’une telle balafre autoroutière.
C’est pourquoi nous demandons :
– La requalification rapide de l’axe nord (Jonction – P+R Etoile) et l’entame
de réflexion sur la suppression prochaine de l’axe sud autoroutier (jusqu’au
Bachet)
– La suppression du P+R Etoile
– La réduction drastique du trafic individuel motorisé sur la route des Jeunes
tout en maintenant la desserte logistique, des entreprises et des riverains
– La requalification en axe fort dédié aux transports publics et à la mobilité
douce inclusive
– L’intégration de l’espace ainsi gagné dans la planification urbanistique du
quartier en particulier pour l’amélioration de l’offre en termes d’espaces
publics de qualité
– La planification globale de la zone incluant une forte végétalisation, une
contribution à l’infrastructure écologique et une démarche de
désimperméabilisation du sol
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– La réalisation du projet dans une perspective temporelle en cohérence avec
l’urgence climatique et la chute de la biodiversité
Pourquoi faut-il agir maintenant ?
L’espace ainsi regagné permettrait :
– Une végétalisation bienvenue et nécessaire dans la lutte contre les îlots de
chaleur
– Une forte réduction du trafic urbain et des nuisances (sonores et
atmosphérique)
– Une opportunité urbanistique améliorant grandement la qualité globale du
PAV
– Une amélioration notable pour la nature et la biodiversité dans un secteur
très bétonné
N.B. 268 signatures 1
ATE Genève
Mme Caroline Marti
Présidente
M. Matthieu Jotterand
Vice-président
Rue des Gares 9
1201 Genève
1
Pour information, la pétition est en outre munie de 497 signatures électroniques.
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RAPPORT DE LA MAJORITÉ
Rapport de Jacques Jeannerat
La pétition P 2211 a été traitée par la commission des pétitions lors de ses
séances des 18 août, 14 octobre et 4 novembre 2024, sous la présidence de
M. Alexis Barbey.
Le président a été assisté de M. Raphaël Audria, secrétaire scientifique. Les
procès-verbaux ont été parfaitement tenus par M. Christophe Vuilleumier.
Qu’ils en soient remerciés.
Audition des pétitionnaires, M. Matthieu Jotterand, vice-président, et
Mme Sabine Latour, membre du comité de l’ATE
M. Jotterand explique que la pétition invite à une requalification rapide de
la route des Jeunes sur son tronçon nord. Il ajoute qu’elle propose également
que le parking de l’Etoile soit supprimé et que le tronçon sud soit limité pour
le trafic individuel motorisé tout en restant ouvert aux industries. Il précise que
cette route est l’arrivée de l’autoroute A1, que la voie centrale se dirige jusqu’à
la Jonction, et qu’elle comporte au total sept voies de circulation. Il mentionne
que ces sept voies se trouvent dans le quartier du PAV, soit la Genève de
demain, un quartier qui est traversé par cette balafre. Il pense qu’il est
nécessaire de garder une certaine qualité de vie tant pour les travailleurs que
pour les habitants.
Il observe que plusieurs projets de parkings souterrains sont prévus dans ce
périmètre, raison pour laquelle le P+R Etoile doit disparaître si l’on veut
pouvoir requalifier cet espace. Il rappelle en outre qu’un projet de 1200 places
est prévu au Bachet-de-Pesay en lien avec la patinoire du Trèfle-Blanc.
Il estime que végétaliser ce périmètre est nécessaire tout comme une
réduction des nuisances sonores et atmosphériques – un projet qui représente
en outre une opportunité urbanistique. Il signale par ailleurs que la Drize doit
être mise à ciel ouvert et que développer la végétation serait pertinent.
Selon Mme Latour, l’ATE est consciente qu’il est nécessaire de maintenir
l’accès pour les professionnels et elle précise qu’il est simplement question de
réduire le trafic individuel.
Une députée du Centre se déclare étonnée, puisque le PDQ du PAV a été
adopté en 2014, un PDQ qui garantit un accès multimodal qui se développe
autour du parking de l’Etoile et de la route des Jeunes. Elle rappelle qu’il est
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également prévu de conserver une zone industrielle à La Praille, et elle se
demande quelle est la logique de cette pétition. Elle se demande quelle est
l’alternative en fin de compte pour ces entreprises.
Mme Latour déclare que l’alternative est décrite par la pétition qui propose
de passer de sept à quatre voies avec une partie réservée à la mobilité douce.
Un député PLR demande si les entreprises de ce périmètre soutiennent cette
pétition qui vise à préserver leurs activités, en rappelant que c’est
l’approvisionnement en biens alimentaires de Genève qui repose sur ce secteur.
M. Jotterand répond que cette pétition n’est pas proposée pour les
entreprises, mais qu’elle a pour but de ne pas empirer leur situation.
Le député PLR déclare que les entreprises n’ont donc pas été concertées.
M. Jotterand répond que ce n’est effectivement pas le cas.
Un député LJS pense que ce projet manque d’audace puisque l’idée de
sortir les voitures de la ville est aussi ringarde que la politique du tout voiture.
Il admet l’idée de ne pas vouloir d’autoroute qui entre en ville, mais il se
demande pourquoi ne pas prévoir de P+R à Perly et de prévoir cette route pour
les TPG, ce qui est interdit en l’occurrence.
M. Jotterand répond que le viaduc est une route nationale, un statut qui
empêche un tel projet, en effet, bien qu’il y ait des dérogations possibles. Il
déclare que l’ATE demande justement le déclassement de ce viaduc. Et il
ajoute que la pétition propose justement le report du P+R à Trèfle-Blanc.
Mme Latour mentionne que des idées sont proposées pour ce viaduc,
notamment la création d’une voie verte.
Le président demande qui seront les sacrifiés de ce projet. Il doute que les
utilisateurs de cette route soient uniquement des personnes qui se rendent dans
ce secteur.
M. Jotterand répond que cela permettrait surtout de créer un axe cyclable
pour permettre à des gens de se rendre au travail à vélo.
Audition de M. Pierre Maudet, conseiller d’Etat, et M. Antoine Gillot,
ingénieur chargé du suivi du PAV – OCT
M. Gillot fait remarquer que la pétition 2211 demande une requalification
de la route des Jeunes en faveur de la mobilité douce et active. Il explique que
des études ont été lancées dans ce sens en 2020 puisque la route des Jeunes
longe le quartier des Acacias qui fait l’objet du projet du PAV, et qu’il sera
nécessaire de connecter le futur quartier. Il précise que de nouveaux carrefours
seront donc intégrés dans l’axe du Bachet-de-Pesay au pont de Saint-Georges,
et il remarque qu’un concept est venu définir de grands principes
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d’aménagement traitant de tous les aspects. Il ajoute qu’il s’agit d’une visioncadre qui pourra se coordonner de manière cohérente et progressive. Il signale,
cela étant, que deux périmètres opérationnels sont en cours de réflexion, le
premier relevant du carrefour Jolivet pour lequel un début des travaux est
envisagé pour l’été 2025, le tronçon suivant étant mis en œuvre en 2029.
Il remarque que l’idée est de considérer que le PAV sera une extension du
centre-ville, une nouvelle réalité nécessitant de repousser les entrées de ville.
Il ajoute que la vitesse commerciale des TPG doit par ailleurs être respectée
sur l’ensemble de l’axe, et qu’un axe fort cyclable est prévu. Il indique que des
développements pour les piétons sont en outre prévus avec des aménagements
larges et des traversées piétonnes, la place étant récupérée sur le gabarit routier.
Il observe que le secteur sud vers la centrale logistique de La Praille
représente le premier périmètre en cours d’étude, et il remarque que les
réflexions portent non seulement sur les routes, mais aussi sur l’aménagement
de cette zone. Il répète que la place de la voiture sera largement réduite
notamment sur le secteur sud, le viaduc étant, pour sa part, destiné à terme à
un autre usage que strictement aux voitures. Il déclare que le nombre de voies
de circulation sera donc réduit avec une arborisation, une piste cyclable à
double sens et un projet de découvrement de l’Aire le long des Ports-Francs. Il
précise que l’usage du viaduc doit encore être défini avec éventuellement le
maintien de la circulation pour le transport de marchandises, mais il remarque
que c’est une vision à long terme. Il ajoute qu’à court terme, la vitesse sera
réduite à 60 km/h de manière à acter le fait que l’on est en ville et non sur une
infrastructure autoroutière.
Il évoque ensuite le parking de l’Etoile qui conservera son statut de P+R
jusqu’en 2030, date à laquelle entrera en fonction le P+R de Trèfle Blanc, soit
1000 places. Il ajoute qu’à partir de 2030, le parking de l’Etoile servira donc
aux besoins locaux du quartier et qu’à terme, soit entre 2038 et 2040, cet édifice
sera attribué à d’autres usages qui ne sont pas encore déterminés.
M. Maudet estime que la pétition converge donc avec les objectifs du
canton et il remarque que ce dernier développe en l’occurrence une vision très
forte pour cet axe et sa requalification. Il rappelle que, dans vingt ans, on ne
reconnaîtra plus la route des Jeunes telle qu’elle existe aujourd’hui. Il observe
dès lors que, peu ou prou, cette route sera requalifiée, mais peut-être pas dans
les délais souhaités par les pétitionnaires.
Le conseiller d’Etat insiste sur le fait que le périmètre de la route des Jeunes
restera connecté, quoi qu’il en soit, à l’arrivée de marchandises qui ravitaillent
le canton. Il ajoute qu’il n’y a pas de schizophrénie dans ces différents projets
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puisqu’il est évident que les bouchons et les blocages sont néfastes pour
l’ensemble de la population et qu’il convient de les résorber.
Un député PLR remarque que ce quartier possède et possèdera de
nombreux lieux publics, comme le stade, qui impliquent une fréquentation
importante et il se demande si supprimer le trafic sur ce viaduc est cohérent.
M. Maudet répond que ce périmètre est central et il rappelle à cet égard la
LMCE et sa hiérarchisation des axes. Il rappelle également que le public qui
se rend au stade en empruntant les TPG est particulièrement important, la gare
du Bachet, quant à elle, étant bien plus fréquentée que ce qui avait été envisagé.
Il ajoute que le nombre de véhicules par famille est en baisse à Genève et il
déclare que le pari du Conseil d’Etat est d’accompagner la diminution du
nombre de véhicules individuels et notamment de véhicules thermiques. Il
observe que, si le viaduc perdra son usage actuel, il conservera toutefois une
partie du trafic transportant le fret. Il signale à cet égard qu’il est envisagé de
basculer une partie du transport de marchandises sur le chemin de fer. Il
rappelle par ailleurs que ce secteur est l’un des mieux desservis par les
transports publics à Genève.
Le même député remarque que ce viaduc est souvent bloqué par des
bouchons compte tenu du nombre de véhicules qui l’empruntent.
M. Maudet acquiesce en déclarant que ce sont les véhicules qui proviennent
de l’extérieur de Genève qui engendrent ces étranglements. Il remarque que
l’idée est donc d’augmenter la capacité de la plateforme en France voisine ainsi
que le contournement de Genève, et de développer une nouvelle liaison
ferroviaire puisque le Léman Express ne dessert pas Genève Sud et est en outre
congestionné.
Un député UDC déclare que la pétition évoque la possibilité d’améliorer la
qualité de l’air, et il se demande s’il serait envisageable de commencer dès à
présent la végétalisation afin de gagner du temps sur la croissance des arbres.
M. Gillot répond qu’en 2030, lorsque les deux premiers projets auront été
réalisés, une végétalisation importante aura été plantée. Il précise, cela étant,
que les marges de manœuvre sont limitées pour le moment compte tenu des
gabarits actuels. Il ajoute qu’il est par ailleurs important de conserver une
cohérence pour l’ensemble de la requalification de ce tronçon.
Discussions
Un député PLR propose le dépôt de cette pétition sur le bureau du Grand
Conseil compte tenu de l’audition du département. Il observe que le canton a
largement anticipé la situation.
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Une députée Verte déclare que son groupe est favorable au renvoi de cette
pétition au Conseil d’Etat compte tenu des délais qui semblent importants. Elle
ajoute que rien n’est arrêté pour le viaduc et elle pense qu’il est nécessaire de
faire avancer ces projets.
Un député socialiste déclare que le Conseil d’Etat a exposé ses intentions,
mais il mentionne que rien n’est encore concrétisé. Il estime, puisque la
pétition est convergente avec les projets du canton, qu’il est possible de
renvoyer cette pétition au Conseil d’Etat.
La députée du Centre déclare qu’il est aussi possible de déposer cette
pétition sur le bureau. Elle ajoute que cette pétition demande la suppression du
parking de l’Etoile, mais elle rappelle que des solutions alternatives doivent
d’abord être mises en place. Elle doute, cela étant, qu’il soit possible
d’améliorer la nature et la biodiversité dans ce quartier qui est très bétonné.
Le député LJS indique être en faveur du dépôt de cette pétition sur le bureau
du Grand Conseil. Il déclare que la présentation qui a été faite par le
département était très explicite.
Le MCG partage cet avis.
Votes
Le président met au vote le renvoi au Conseil d’Etat :
Oui :
5 (3 S, 2 Ve)
Non :
10 (1 LJS, 2 MCG, 1 LC, 4 PLR, 2 UDC)
Abstentions :
–
Le renvoi de la P 2211 au Conseil d’Etat est refusé.
Le président passe au vote du dépôt de la P 2211 sur le bureau du Grand
Conseil :
Oui :
10 (1 LJS, 2 MCG, 1 LC, 4 PLR, 2 UDC)
Non :
4 (3 S, 1 Ve)
Abstentions :
1 (1 Ve)
Le dépôt de la P 2211 sur le bureau du Grand Conseil est accepté à la
majorité.
Catégorie de traitement préavisée : II (30 minutes)
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Date de dépôt : 3 juin 2025
RAPPORT DE LA PREMIÈRE MINORITÉ
Rapport de Lara Atassi
Le PAV est le secteur en développement de Genève où nous nous efforçons
d’apporter un urbanisme moderne, qui permette de répondre tant aux besoins
de logement qu’aux exigences climatiques.
Mais, dans ce grand secteur, persiste une aberration urbanistique : le
complexe routier de la voie centrale – route des Jeunes – prolongement
autoroutier A1a. Un mastodonte de béton et d’asphalte, géant routier à 7 voies
qui persisterait à l’intérieur de la moyenne ceinture, presque 10 ans après
l’adoption de la LMCE, et qui engendre un effet d’appel pour les véhicules
motorisés privés alors que nous tentons d’apaiser nos rues dans tous les
quartiers, et notamment ceux du centre-ville. Bref, une incohérence
inexplicable que nous tardons à rectifier.
Or, une requalification de cet axe, en plus d’apporter une cohérence
infrastructurelle, permettrait de répondre à de nombreuses problématiques qui
sont récurrentes dans notre ville, mais qui se posent de façon encore plus aiguë
dans le PAV d’aujourd’hui. Et cela avec de nombreux co-avantages.
Le secteur couvert par la route des jeunes est extrêmement bétonné, avec
des voies imposantes qui coupent littéralement le quartier en deux, et qui
restent infranchissables pour tous les autres modes de transport. Une
requalification permettrait de réduire le nombre de voies destinées aux
transports individuels motorisés (TIM), et de libérer de l’espace pour :
– les mobilités actives, en créant une piste cyclable bidirectionnelle sécurisée
et séparée du trafic et des espaces piétons attractifs ;
– des voies propres pour les transports publics, dans un quartier où
11 000 logements sont prévus, et qui aura besoin d’une desserte efficace
pour déplacer ses habitantes et habitants ;
– les commerces locaux, qui pourront bénéficier de terrasses et promenades
qui rendraient à nouveau attractifs les rez-de-chaussée ;
– de l’arborisation et de la biodiversité en général.
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Mobilité active et transports publics
Dans un quartier qui comptera un grand nombre de logements, il faudra
offrir à sa population des moyens de transport efficaces et sécurisés.
Aujourd’hui, la route des Jeunes représente une véritable roulette russe pour
les cyclistes qui l’empruntent, devant se débrouiller sur des voies avec des
voitures lancées à vive allure juste à côté. Les transports publics sont quant à
eux limités par l’absence de voie propre, qui ralentit leur vitesse commerciale
et donc leur efficacité. Des efforts importants doivent être consentis pour
pouvoir stimuler un report modal dans le quartier, et la requalification de l’axe
routier autour de la route des Jeunes représente une opportunité importante
d’offrir des infrastructures de mobilité adéquate, en cohérence avec notre
vision et les souhaits de la population.
Réduction des transports individuels motorisés
Le long de cet imposant axe, où circulent environ 50 000 véhicules par jour,
les nuisances en termes de bruit et de pollution sont considérables. Celles-ci
ont des répercussions importantes sur la santé et la qualité de vie des habitantes
et des habitants du quartier. Ces effets seront de plus largement décuplés à
mesure de la densification du quartier.
Il est donc nécessaire de réduire massivement ces TIM, tant pour des
questions de santé publique que pour atteindre nos objectifs climatiques (pour
rappel, la mobilité terrestre est responsable de plus de 28% des émissions du
canton 2, dont la quasi-totalité est imputable aux véhicules privés).
P+R Etoile
Afin de réduire cette mobilité motorisée individuelle, il est nécessaire
d’offrir des alternatives efficaces et attrayantes. Ceci passe notamment par un
service de P+R en périphérie de la moyenne ceinture et au-delà, et donc par
l’abandon du P+R Etoile, qui attire les automobilistes trop en profondeur du
quartier. Avec un développement simultané des transports publics, ceux et
celles-ci seraient ainsi encouragés à un report modal en périphérie de la ville,
permettant ainsi un apaisement de notre centre-ville.
2
https://www.ge.ch/document/38792/annexe/file/410647
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Attractivité et vie de quartier
Avec sa prédominance routière, la vie de quartier est restée complètement
absente du secteur. Entre le bruit, la pollution et l’étroitesse des voies
piétonnes, la population évite le secteur (en dehors des centres commerciaux)
rendant ainsi impossible l’éclosion d’une économie locale et vivante. En
rendant aux habitantes et habitants de l’espace sur la voie publique, où
pourraient se développer des terrasses et espaces de détente, nous
encouragerions une vie locale riche, ainsi que la création de commerces de
proximité.
Végétalisation et désimperméabilisation
L’importance de l’axe qui comprend la route des Jeunes (pour rappel, un
total de 7 voies + une voie de stationnement) implique un bétonnage très lourd,
dans un quartier déjà peu végétalisé. Cela rend le quartier très vulnérable à
l’effet d’îlot de chaleur, avec des pointes pouvant aller jusqu’à 7°C
supplémentaires par rapport à la périphérie du canton. En utilisant l’espace
libéré sur les voies de circulation, nous pourrions apporter une arborisation
importante, qui créerait des espaces de fraîcheur et qui favoriserait la
biodiversité, avec un couloir terrestre complémentaire à ceux apportés par la
remise à l’air de la Drize et celle de l’Aire à venir.
Une temporalité cohérente avec nos objectifs
A travers ces différents axes, la requalification de la route des Jeunes, de la
voie centrale et de l’autoroute A1a permettrait une amélioration importante de
la qualité de vie des habitants du PAV, tout en prenant soin de notre
environnement et de notre biodiversité.
Alors que la première étape de travaux du PAV arrive à terme, nous ne
pouvons repousser cette réalisation. Le Conseil d’Etat étudie actuellement la
requalification de l’axe, mais le temps n’est pas aux études qui impliquent des
réalisations dans 10 ou 15 ans. Nous devons dès à présent arrêter un plan pour
débuter sa réalisation, afin que le quartier soit prêt à accueillir ses habitantes et
habitants, et qu’ils et elles puissent vivre dans un cadre sain qui promeuve une
vie de quartier riche et responsable.
Il y a également urgence si nous souhaitons atteindre nos objectifs
climatiques. Les pas à venir sont encore très importants, et seule une politique
volontariste et ambitieuse nous permettrait d’atteindre notre objectif de
réduction de 50% de notre empreinte carbone d’ici à 2030. Pour ce faire, des
sources majeures d’émissions comme la mobilité motorisée, notamment à la
route des Jeunes, doivent être prises en charge et minimisées dès maintenant.
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En soutenant cette pétition, nous avons l’opportunité de transformer la
route des Jeunes en un modèle de mobilité durable et de qualité de vie. C’est
pourquoi la minorité défend le renvoi de cette pétition au Conseil d’Etat, afin
d’appuyer une requalification rapide de l’axe autour de la route des Jeunes et
la réalisation au plus vite des aménagements nécessaires.
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Date de dépôt : 25 novembre 2024
RAPPORT DE LA SECONDE MINORITÉ
Rapport de Jean-Pierre Tombola
L’association Transport et environnement (ATE) a déposé cette pétition
P 2211 et invite à une requalification rapide de la route des Jeunes sur son
tronçon nord. La pétition propose également que le parking de l’Etoile soit
supprimé et que le tronçon sud soit limité pour le trafic individuel motorisé
tout en restant ouvert aux déplacements professionnels pour desservir la zone
industrielle.
Lors des auditions, les pétitionnaires ont relevé que ce qui pose des
questionnements est l’arrivée de l’autoroute A1 et que la voie centrale de la
route des Jeunes se dirige jusqu’à la Jonction, avec sept voies de circulation
infranchissables. Le nombre de voies est immense en plein quartier d’avenir
pour Genève, le quartier du PAV. Pour rappel, le PAV prévoit la mise à ciel
ouvert de la Drize, ce qui va améliorer la qualité de vie des habitants. La
pétition de l’ATE est cohérente avec la vision du PAV dont le développement
offre une opportunité urbanistique permettant de questionner à juste titre la
pertinence du parking de l’Etoile et le maintien des sept voix sur la route des
Jeunes en 2024.
Oser parler de la disparition du parking de l’Etoile et de la requalification
et du redimensionnement de la route des Jeunes par la diminution du nombre
de voies de 7 à 4 n’est pas un tabou.
Cette pétition attire l’attention sur la nécessité d’anticiper la réflexion et en
vue d’entreprendre des mesures visant à préserver la qualité de vie des
habitants de ce canton en mettant un accent particulier sur les aménagements
nécessaires pour encourager le transfert modal (transports publics, mobilité
douce, pistes cyclables, zones mixtes), lutter contre les îlots de chaleur et offrir
plus d’espaces publics et de verdure à la population.
Il s’avère, en effet, que plusieurs projets de parkings souterrains sont prévus
dans ce périmètre, raison pour laquelle le P+R Etoile doit disparaître si l’on
veut pouvoir requalifier cet espace. Il a été rappelé en outre qu’un projet de
1200 places est prévu au Bachet-de-Pesay en lien avec la patinoire du TrèfleBlanc.
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Cette pétition a le mérite de rappeler que toutes les mesures d’anticipation
des conséquences du réchauffement climatique, ainsi que des mesures
permettant de diminuer les nuisances sonores et la pollution atmosphérique
liées au trafic routier doivent être prises dès maintenant.
Par cette pétition, l’ATE demande la requalification de la route des Jeunes,
la réduction de 7 voies à 4 voies avec une partie réservée à la mobilité douce.
Il convient de rappeler que cette route est infranchissable par les piétons et
cyclistes dans sa partie menant vers la Jonction faute d’aménagements.
L’ATE est consciente qu’il est nécessaire de maintenir l’accès pour les
professionnels dans la partie sud de la route des Jeunes utilisée par les
entreprises, mais il est nécessaire de réduire le trafic individuel motorisé.
En effet, il est prévu dans ce secteur un immense parking souterrain que
Pictet est en train de construire alors que celui des Noirettes est vide. En cas
de fermeture, il y aura assez de capacité d’absorber les places du P+R de
l’Etoile. Outre les déplacements individuels motorisés, de nombreuses
personnes souhaitent également se déplacer autrement et se rendre au travail
en utilisant d’autres moyens de transport moins polluants. Il convient de leur
offrir les possibilités de le faire.
Mesdames et Messieurs les députés, lorsqu’on évoque la question de la
pollution de l’air, des nuisances sonores et de leurs conséquences sur la santé,
tous les groupes politiques représentés dans notre parlement s’accordent à dire
qu’il faut faire quelque chose. L’accroissement constant du trafic individuel
motorisé et l’urbanisation galopante créent des nuisances sonores qui
préoccupent la population et sont devenues un enjeu de santé publique à ne pas
négliger. La population désire habiter des quartiers sans nuisances sonores,
sans pollutions de l’air, bref, les habitants désirent habiter des quartiers calmes,
et il convient d’en tenir compte dès à présent.
Cette pétition de l’ATE s’inscrit dans l’esprit de prévention et
d’anticipation des mesures visant l’amélioration de la qualité de vie des
habitants de ce canton.
Mesdames et Messieurs les députés, pour toutes ces raisons, la deuxième
minorité votera le renvoi de cette pétition au Conseil d’Etat et vous invite à
faire de même.