Le document présente une proposition de motion déposée au GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève le 25 novembre 2024, signée par plusieurs membres, dont Ana Roch et Dilara Bayrak. Cette motion vise à élaborer une législation pour protéger les jeunes en âge de scolarité des effets néfastes des réseaux sociaux. Les considérations incluent une enquête de l'Office fédéral de la statistique (OFS) de 2022, qui révèle une dégradation préoccupante de la santé psychique, avec une augmentation de la détresse psychologique moyenne ou élevée passant de 15% à 18% entre 2017 et 2022, et atteignant 22% chez les 15-24 ans. De plus, des données de l'OMS de septembre 2024 indiquent une forte augmentation de l'utilisation problématique des médias sociaux chez les adolescents, caractérisée par des symptômes d'addiction tels que la perte d'estime de soi et une diminution de la concentration. La motion invite le Conseil d’État à : - Élaborer une loi pour protéger les mineurs des effets des réseaux sociaux. - Mettre en place des mesures spécifiques pour renforcer la prévention et l'accès aux soins en santé psychique. - Évaluer les moyens disponibles pour les adapter à l'ampleur du problème. - Étudier la possibilité de restreindre l'accès aux smartphones des élèves pendant le temps scolaire. - Soumettre un rapport détaillé sur les actions entreprises et leur efficacité dans un délai raisonnable. Le document souligne également que les directions d'écoles font face à des conflits entre élèves, souvent exacerbés par les réseaux sociaux, et mentionne que plusieurs pays ont commencé à légiférer sur l'accès des mineurs aux réseaux sociaux. Un programme de prévention, associé à une régulation de l'accès, est jugé indispensable pour garantir le bien-être des jeunes.